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Himmler, le Reichsführer-SS

 
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 12:14 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

1ère PARTIE : L’ASCENSION
 

    Heinrich Himmler, en tant qu’architecte de la « Solution Finale », porte une responsabilité écrasante dans la liquidation des opposants en Allemagne et dans la mise en place graduelle du processus d’extermination massive dans les pays occupés. Inextricablement lié à l’histoire du national-socialisme, promoteur d’un ordre païen reposant sur la pureté raciale et parangon d’une moralité particulière, il n’a cessé, jusqu’à aujourd’hui, de susciter incompréhension, dégoût et haine.
    Né d’un père professeur (Wilhelm gymnasium de Munich), Heinrich Himmler voit le jour le 7 octobre 1900. Il grandit dans un milieu aisé, ordonné, monarchiste et catholique. Son père transmet ses connaissances à ses trois fils. Heinrich est sujet à de fréquentes maladies infectieuses. Il intègre l’école catholique de la Salvatorplatz (1906). Il parvient à rattraper son retard (maladie infantile - infection pulmonaire) avec l’aide d’une personne. À l’Amalienschule, il est bon élève, puis il entre au Wilhelm gymnasium. Malaimé, souffreteux, frêle, il est déjà assidu et ambitieux. En 1914, la guerre qui éclate le fascine. C’est son quotidien, en plus des études et des jeux d’enfants. Courant 1915, il suit une préparation militaire.
    Gebhard (son frère) est appelé à la territoriale, il y débute sa préparation militaire (octobre 1917). Heinrich en est jaloux. Le 23 décembre, Himmler devient ordonnance au 11e Regiment d’Infanterie grâce aux efforts de son père. Il débute son instruction, mais à l’issue de cette période il ne rejoint pas le front. À la place, il doit former de nouvelles recrues. En octobre 1918, sa compagnie ne pas au feu à cause des troubles politiques. À l’Armistice, on l’oblige à quitter l’armée (18 octobre 1918), il ne se remettra jamais d’avoir manqué ce rendez-vous historique : son rêve de devenir officier de carrière est brisé. Sa rancœur est énorme.

I / Débuts chaotiques

    Durant les troubles d’après-guerre, Himmler agit quelques temps au sein du parti populaire bavarois, avant d’intégrer le corps francs de Landshut (avril 1919) en Bavière, où vie la famille depuis 1913. Une nouvelle fois, la confrontation armée lui échappe. Il décroche son baccalauréat en juillet 1919. Du fait que peu de place sont disponibles dans la nouvelle Reichswehr, que son rêve de carrière militaire s’est effondré, il s’oriente vers l’agronomie. Dans cette branche, on trouve de nombreux officiers déclassés, ainsi que des fils de propriétaires fonciers. Même si ce choix est censé, cette expérience n’est pas une réussite car des problèmes de santé l’obligent à garder le lit durant trois semaines et sera suivi d’un arrêt maladie à cause d’une hypertrophie du cœur (septembre à octobre). Durant ce repos forcé, il lit énormément, notamment des livres politiques. Il apparaît qu’à cette époque il s’intéresse aussi aux écrits antisémites et contre les francs-maçons. Après sa convalescence, il s’inscrit à la faculté de Munich (18 octobre 1919). Il adhère à une association d’anciens combattants et sert dans une unité de réserve de la Reichswehr à Munich, le centre de la contre-révolution en Allemagne. À cette époque, le jeune Himmler a des difficultés pour établir des contacts avec autrui. Timide, indécis, il manque de psychologie dans ses relations personnelles ce qui a un effet de frustration. Cela occasionne des colères ou des marques de sympathies outrancières. Il peut certaines fois dissimuler cette immaturité en se contrôlant.
    Obsédé par la défaite et la Révolution, il se décrit comme un soldat sur la brèche. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, sa vision est axée sur la manière de surmonter la défaite. Ses sentiments et ses perceptions sont plus radical : le sang-froid, le calme, la dureté et le réalisme sont très influent dans sa personnalité, la contrepartie c’est l’absence de passion et d’émotion. Cela permet de mieux appréhender l’enthousiasme de Himmler pour la voix militaire. Il effectue un stage dans une exploitation agricole (1920), Himmler croit que la vie au grand air lui apportera un certain calme, même si cette vie est dure. C’est à ce moment, période heureuse pour lui, que ses « mythes fondateurs » se font jour : cultes des héros nordiques et germaniques ; peur de l’Est slave ; pureté raciale. Ses mots d’ordre se résument par : guerre, combat. Convaincu de la déchéance de l’ouest, il est persuadé que le réveil allemand se fera à l’est. 1922 est l’année où la question juive devient plus importante pour lui, avec le Capital et le pouvoir de l’argent. En parallèle, son image de la femme s’affirme : il voue une certaine vénération à leur encontre à conditions qu’elles soient pures et nobles. À cause de son sentiment d’infériorité au niveau des rapports humains, surtout avec les femmes, il s’estime malchanceux, empotés et indécis, ce qui entraîne un plus grand intérêt pour la politique. Il est opposé à la gauche, il est l’ennemi du capitalisme, c’est un sympathisant de la droite nationaliste. Au début de l’été 1922, il s’engage dans la droite radicale suite à l’assassinat du Ministre des affaires étrangères Walther Rathenau (d’origine juive). Cela entraîne une division dans l’opinion publique, les nationalistes et les radicaux (en Bavière) s’opposent à la République de Weimar. Himmler veut terminer ses études par une spécialisation en science politique (pour obtenir un doctorat) mais l’inflation l’oblige à arrêter. Ce nouvel échec radicalise sa position. Il obtient quand même son diplôme d’ingénieur agronome.


Le jeune Himmler (à gauche) dans son uniforme de l'Armée impériale en 1918
 

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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 12:14 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 12:26 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

II / Un activiste à l’ombre de Weimar

    C’est en 1923 que la politique devient sont métier : il rejoint les rangs du NSDAP (fin de l’été). Il intègre le groupe armé Reichsflagge commandé par son idole politique : Ersnt Röhm, créateur de la S.A. Le gouvernement du Reich proclame l’état d’urgence avec la radicalisation de la droite. Hitler (allié de Ludendorff) veut mettre en place une dictature à Munich. Faisant irruption dans le Bürgerbraükeller, il dissout le gouvernement bavarois. Mais, ces appuis conservateurs s’éloignent, et le putsch échoue à la Feldherrnhalle, célèbre loggia de l’Odeonsplatz. Himmler est porte étendard au sein de la Reichskriegsflagge lors de ce putsch. Le putsch échoue : son horizon politique s’effondre. En marge de l’entourage d’Hitler, il commence, pourtant, à jouer les orateurs pour le NSDAP. Tant au niveau personnel ou professionnel, ses échecs rendent plus intense son irritabilité, son arrogance et sa tendance à avoir raison.
    1923-1924, il recherche une idéologie qui lui convienne. S’éloignant du catholicisme, il prête un certain intérêt à l’occultisme, le spiritisme et à la vie après la mort. Finalement après quelques hésitations, il s’active à plein temps au parti nazi. Strasser (leader nazi de Basse-Bavière) devient son mentor. Après la remise en liberté d’Hitler, Himmler est chargé de transférer les nationaux-socialistes de Basse-Bavière sous la bannière du Mouvement de liberté national-socialiste au sein du NSDAP. Il connaît des difficultés pour mener à bien sa tâche. Très présent sur le terrain, il devient l’orateur le plus actif de la province. Il s’intéresse à la franc-maçonnerie, et débute une réflexion sur l’idée d’une caste guerrière. Malgré qu’il ne soit pas un supporter d’Hitler (reste fidèle à Strasser), il devient le spécialiste des questions agricoles au Parti.

III / À la tête de la propagande du NSDAP

    La SS est créée au printemps 1925. Il commande l’escouade SS de Basse Bavière (1926), puis devient directeur de la propagande du NSDAP et représentant de Strasser auprès de la centrale du Parti. Il y fait la connaissance de Philip Bouhler (jouera un rôle important dans la mise en place du programme d’euthanasie des malades mentaux et handicapés). Avec la nomination de Strasser comme directeur de l’organisation du Reich (janvier 1928), Himmler dispose d’une marge de manœuvre plus grande. Il organise les interventions des orateurs du parti, les demandes ne pouvant être toutes satisfaites à cause du faible nombre d’orateur talentueux. À cause de son statut d’orateur, il est souvent en déplacement. Son obsession d’un contrôle total fait germer en lui la création d’un système d’information et de renseignements. Les idées anticapitalistes de Strasser lui font déclarer : « dans le livre d’histoire, des périodes de capitalisme et de socialisme s’enchaînent. Le capitalisme est système économique artificiel, le socialisme est naturel » (discours d’Himmler du 13 octobre 1926). Des arguments nationaux et antisémites sont présents dans ses discours. Il déclare : « Les juifs se sont appropriés le capitalisme et savent parfaitement faire jouer l’internationalisme contre les peuples dans la lutte pour le pouvoir. L’internationalisme met en avant l’idée d’un peuple unique et a pour objectif l’asservissement des travailleurs du monde entier. Pour échapper à ce destin, il n’y a qu’une issue : tous les travailleurs du peuple allemand doivent s’unir conformément à des principes nationaux pour parvenir à mettre en place un régime d’Etat socialiste. Le but en est l’avènement d’un parti allemand puissant, national, socialiste » (discours d’Himmler d’avril 1927). À l’inverse de ses discours, sa rigidité bureaucratique occasionne l’incompréhension  de la part des autorités dans le Mecklembourg, où il supervise la campagne ce qui à pour conséquence des conflits. La lourde défaite aux élections législatives du Reichstag (février 1928) est la cause d’une mauvaise organisation. Himmler se tourne donc vers les masses rurales dans l’espoir d’y trouver un nouvel électorat plus favorable. Himmler est assez intelligent pour ne pas se mettre les hauts dirigeants du parti, et parvient à se maintenir grâce à sa capacité d’adaptation aux structures des cercles dirigeants. Il est de l’état-major d’Hitler, même si celui-ci ne le considère que comme un petit fonctionnaire, ils ne se rencontrent que rarement. Obsédé par les rêves d’implantation vers l’est, il intègre l’association des Artamanen (1927 - communauté de travailleurs agricoles). En 1928, il en est le responsable pour la Bavière. Puis, il s’éloigne de cet engagement agricole pour se tourner vers Walther Darré.

IV / La lente ascension d’Heinrich Himmler

    En septembre 1927, il est nommé Reichsführer-SS après s’être fait remarquer (organisation des orateurs du    Parti - déploiement de ses escouades). Il est le subordonné d’Erhard Heiden. Le 3 juillet 1928, il se marie avec Margaret Baden-Siegroth, de cette union naîtra leur fille Gudrun (8 juillet 1929). Heinrich prend la place de Heiden en janvier 1929. Il a pour mission l’organisation des assises du NSDAP à Nuremberg ; il accomplit sa tâche correctement mais il n’a plus le temps de s’occuper de la propagande. Goebbels entre en scène, Himmler est son assistant. Goebbels écrit : « Ce soir, encore, une réunion avec mon nouveau secrétaire Himmler. Nous nous entendons très vite. Il n’est pas d’une intelligence exceptionnelle, mais il est travailleur et vaillant ». Ces fonctions de Reichsführer sont si prenantes, qu’il doit délaisser ses fonctions d’adjoint à la propagande.

 

Himmler porte étendatd lors du putsch nde la Feldherrnhalle (1923)
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 12:38 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

    À la mi-novembre 1930, il entre au Reichstag. Puis, il est pris dans une crise qui oppose la S.A. et la direction du parti, Stennes (ponte de la S.A.) veut que des responsables de son organisation soient placés en tête de liste dans des circonscriptions favorables. Cela débouche sur des échauffourées au siège du NSDAP (Berlin) après une provocation de la SS. Suite à cela, Hitler regroupe sous son commandement S.A. et SS.
    Hitler écoute de plus en plus la SS qui a prouvé sa loyauté et sa discipline en protégeant le parti contre la fronde S.A. Suite à ce putsch avorté, Hitler trouve la fameuse devise de la SS : « Ton honneur s’appelle fidélité ». Néanmoins, Himmler reste subordonné à la hiérarchie S.A. durant quelques mois. Le 30 novembre 1930, Hitler place à la tête de la S.A Ernst Röhm (retour d’exil). Ernst Röhm n’est pas  concerné par les querelles au sein du Parti. Himmler retrouve son vieil ami qui revient de Bolivie. Mais très vite des bruits circulent sur l’homosexualité de Röhm ainsi que sur les mœurs de certains membres de son entourage. Himmler avait-il des soupçons ? On ne sait pas, mais cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et alimente sa vision qui présente la SS comme un pôle de vertu face à la frondeuse et désordonnée S.A. Même si Röhm essaie de normaliser les relations entre la S.A. et la SS, cette dernière croît trop vite et la rivalité s’aggrave entre les deux organisations.
    En juin 1931, Himmler dévoile les missions et les objectifs des SS, il développe sa vision d’une confrontation finale entre « le peuple de la race nordique » et le « Bolchévisme ». « Que triomphe le Bolchévisme, et ce sera l’extinction de la race nordique, du dernier sang nordique, ce sera l’annihilation, la fin du monde ! ». Pour Himmler, la SS doit jouer un rôle important dans ce combat : « La SS doit devenir une troupe qui rassemble le meilleur  matériel humain que l’on puisse encore trouver en Allemagne, la SS doit préserver la communauté du sang, toute dégénérescence doit être impossible ». La pureté devient la clé de voûte de son organisation. À l’été 1931, Himmler réalise sont souhait en créant un service de renseignement SS indépendant. Reinhard Heydrich est le chef de ce service. Himmler s’inquiète de la croissance de la S.A. (88 000 membres en janvier ; 260 000 en décembre), alors qu’à la même époque la SS ne compte qu’un peu plus de 10 000 hommes. Dans l’optique de distinguer la SS de la S.A., le Reichsführer exige que les futures épouses des SS soient aussi soumises à des examens raciaux. Se rapprochant de Walter Darré (à la tête du département racial) et avec qui il partage la même vision du monde, il créera l’Ahnenerbe (juillet 1935), une société pour la recherche et l’enseignement sur l’héritage ancestral (recherche sur l’archéologie, l’anthropologie raciale, l’histoire culturelle de la race aryenne).
    En 1933, Himmler est entouré de cadre ayant pour un grand nombre combattu durant la Grande Guerre. De retour à la vie civile après avoir servi dans les corps francs, ils sont relégués socialement alors que le pays connait une grave crise économique. L’avènement des nazis est une bénédiction pour ses hommes. Ils seront très fidèle à Himmler, leur sauveur. Karl Wolff (aide de camp d’Himmler) raconte l’impression laissée par sa première rencontre avec Himmler : « Au début, Himmler, blême et portant pince-nez, faisait une impression décevante. La rigidité militaire lui faisait défaut, ainsi que l’assurance nécessaire face à son auditoire… mais quand on s’entretenait seul avec lui après les présentations, ses yeux, que le scintillement des verres de lunettes rendait irritants, perdaient leur froideur, et pouvaient paraître soudain très chaleureux et même joyeux ».

V / Himmler au centre d’un processus de terreur

    Avec le temps, il développe de réelles qualités d’organisateur. Cela est dû sans doute à la structure très hiérarchisée au sein de laquelle il évolue. Pour asseoir sa position au sein du parti, il comprend qu’il doit se démarquer de la S.A. et jouer la fidélité absolue au parti. Sous son patronat, l’activisme nazi augmente avec la vague de terreur déclenchée en Prusse (Königsberg). Débutant au lendemain des élections remporté par les nazis avec 37,4 % des voix (1er août 1932), elle repose sur des attentats à la bombe qui ont pour cible les ennemis politiques des nazis. Elle s’étend à toute la Prusse-Orientale. Même si le rôle d’Himmler n’est pas clair dans ces actions, il est fort probable qu’il y joue un rôle important dans l’ombre. Pour lui éliminer les opposants n’est pas un soucis surtout que l’atmosphère est à la guerre civile.
    En novembre 1932, le NSDAP est dans l’obligation d’entrer dans la coalition (aux côtés de von Papen) car son ascension stagne. Strasser, devenu indésirable, quitte la totalité de ses fonctions. Himmler s’en sort sans dommages. Son rôle est déterminant dans les tractations entre conservateurs et nazis (janvier 1933). Hitler devient chancelier d’un gouvernement de coalition (30 janvier). En six mois, les nazis contrôlent l’ensemble de l’appareil d’Etat. La terreur visant les opposants est de plus en plus importante. Himmler est l’élément central de ce processus. Il reprend en main l’appareil policier, la S.A. et la SS intègrent la police auxiliaire. On interne les suspect sans intervention des magistrats, de nombreux camps d’internement sont créés. Entre Himmler et Göring, une lutte se fait jour pour le contrôle de la police : Göring dirige la police de la Prusse, alors que depuis le 1er avril 1933 Himmler est à la tête de la police politique bavaroise. Au sommet de l’appareil de pouvoir important, Himmler peut faire intervenir la SS dans le cadre de ses nouvelles fonctions. C’est un contrepoids face aux volontés des S.A. et à leurs commissaires spéciaux. Une des premières mesures d’Himmler, c’est le transfert du contrôle du camp de Dachau (ouvert par la police de Bavière) aux SS.


Himmler et sa fille Gudrun
 

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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 12:51 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

     C’est Theodor Eicke, rejeté par la société, qui est choisi par Himmler pour diriger Dachau. Himmler le nommera, plus tard, inspecteur des camps de concentration. En 1933, Himmler commence la mise sur pied des formations SS armées, avec tout d’abord la création de la garde personnelle d’Hitler (près 800 hommes). Cette formation va s’avérer d’une grande utilité lors de la future confrontation avec la S.A.  En parallèle, il prend le contrôle de la police dans de nombreuses places (Hambourg - Lübeck - l’état du Mecklembourg - l’état de Wurtemberg - l’état de Bade) car il s’est attiré les bonnes grâces des dirigeants du parti en leurs distribuant des grades dans la SS. Les gouvernements du Lippe et du Schaumburg-Lippe ne céderont, mais qu’après avoir résisté, qu’en juin 1934 pour le contrôle de la police politique.

VI / La nuit des longs couteaux

    Himmler gagne son bras de fer avec Göring pour le contrôle de la police de Prusse. Göring est toujours officiellement au commande de la Gestapo. Himmler est parvenu à ce résultat grâce à d’habile manœuvre : sa politique d’infiltration a été judicieuse, rien n’a filtrer de ses intentions, ses adversaires l’ont sous-estimé. Pourtant, il connaît quelques soucis lors de la crise de la SS (1933-1934) à cause d’un développement trop rapide. Mais un événement va lui permettre d’occuper une place centrale dans l’appareil d’Etat : la manœuvre qui va décapiter la tête de la S.A. Connu dans l’Histoire sous le nom de « Nuits des logs couteaux », elle se déroule dans une ambiance particulière : malgré la prise du pouvoir par les nazis depuis un an, la crise économique est toujours présente. La déception est vive dans les milieux agricoles et industriels. Alors, la S.A. demande de manière plus forte sa part dans le gouvernement nazi (Röhm est ministre du Reich depuis le 1er décembre 1933). Mais la S.A. se rend coupable d’agression  sur la population, et cela commence à humilier l’organisation. La S.A. remet en cause la Reichswehr dans la défense du pays et veut créer une milice armée. Tout les écarts des S.A. sont signalés. Le NSDAP lance une campagne de propagande contre les « fauteurs de troubles et les nuisibles ». Von Papen (vice-chancelier) monte au créneau de manière très virulente. Alors Hitler prend la décision de se retourner contre Röhm. Le 30 juin 1934, Röhm et d’autres responsables sont arrêtés puis exécutés. Sans l’avouer, Himmler et ses services jouent un rôle dans cette action. Le Reichsführer prouve une nouvelle fois sa loyauté absolue à Hitler. Débarrassé de la S.A., Himmler voit ses pouvoirs grandir. Hitler lui permet l’autonomie de la SS par rapport à la S.A., le S.D. devient le seul service de renseignement du mouvement nazi. La SS-Verfügungstruppe (SS-VT : SS en armes) est constituée la même année.
    Dans le but de consolider son empire SS, il crée une formation idéologique. Pour Himmler, chaque SS qu’il appartienne à l’Allgemeine-SS, aux Verfügungstruppen, aux Totenkopfverbände ou aux S.D. n’est qu’une partie d’un tout, d’une communauté solidaire, d’un ordre idéaliste, avec l’enseignement d’une idéologie et de vertus propres. Cela va être sa tâche essentielle jusqu’à la fin.

VII / Le putsch de Vienne et l’instauration du terrorisme d’Etat

    Même si l’avenir se présente bien, la SS connaît un revers : l’échec du Putsch de Vienne. Engelbert Dollfuss (chancelier autrichien)  interdit le NSDAP dans son pays. Pour se venger, les nazis imaginent de capturer les hommes du gouvernement autrichien et leur substituer un nouveau cabinet à leur solde. L’opération tourne mal : un commando tue le chancelier autrichien. Sept membres sont arrêtés et exécutés. Ce flop a des répercussions entre les deux organisations durant un an, les SS reprochent aux S.A. autrichiens de ne pas les avoir aidés.
    En 1935, Himmler a la main mise sur toute la police allemande. Il renforce la Gestapo pour le combat politique. Son objectif est la lutte de pouvoir autour du système concentrationnaire. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice reprochent à Himmler les brutalités et les injustices constatées dans les camps concentrationnaires, il s’en défend. Le 12 décembre 1935, il instaure la promotion des naissances (Lebensborn). La Gestapo lutte contre les communistes la même année. Himmler lance une vague d’arrestation dans tout le pays pour justifier ce danger. 14 000 anciens fonctionnaires communistes sont arrêtés en 1935, ce qui permet à Hitler d’augmenter son emprise. Puis en 1936, le Reichsführer s’attaque aux Juifs, aux francs-maçons et aux prêtres.
    Le 17 juin 1936, Hitler  nomme Himmler « Reichsführer-SS et chef de la police allemande au ministère de l’intérieur du Reich ». Ses services épient l’activité des organisations juives. Le premier boycott contre les Juifs apparaît le 1er avril 1933, les tensions vont crescendo jusqu’au pogrom (agression meurtrière contre une race) d’une nuit de novembre 1938 : La nuit de cristal. En 1935, le clergé est aussi la cible des nazis, le prétexte est la violation de la législation sur les devises et le comportement  homosexuel supposé des hommes d’églises. Le champ d’action de la jeunesse catholique est réduit, avant d’être annihilé. Les témoins de Jéhovah subiront le même sort.
    Himmler, passionné par l’histoire de la chasse aux sorcières du XVe au XVIIe siècle en Allemagne, organise une mission devant retrouver les archives dans le Reich sur le martyr des sorcières dans le but de mener une campagne de propagande contre l’Eglise, coupable de cette tuerie. Cette mission est encore d’actualité en 1944.

 

Himmler er son chef d'état-major à Wewelsburg
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 13:16 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

     Le 13 juin 1938, la police criminelle débute une campagne contre les inadaptés sociaux et les personnes « refusant de travailler » (vagabonds - mendiants - tziganes). Une lutte contre la délinquance fait tomber le taux de criminalité. Le Centre de recherche sur l’hygiène raciale étudie les tziganes, ils sont classés en tziganes « purs » et tziganes « métis ». Tous les tziganes sont enregistrés et incarcérés avant d’être déportés vers Dachau pour des centaines d’entre eux.
    Les homosexuels sont aussi la cible de la police et de la Gestapo. En 1940, 40 000 homosexuels sont dénombrés. Le chef de la police veut aussi arrêter les artistes et les acteurs pour « fornication contre nature ». En réalité, les homosexuels sont seulement isolés et non poursuivis pénalement. Cela est peut être du au fait qu’Hitler n’ai pas apprécié l’accusation d’Himmler à l’encontre de Werner von Fritsch (chef de l’armée de terre) ?

VIII / Vers un développement de la SS en arme

    La SS se développe rapidement depuis 1936. La LSSAH est grossie de trois régiments (SS-Standarten) : Deutschland, Germania, Der Führer. Les Totenkopfverbände (gardiens de camps) voient leur effectif augmenter. Hitler proclame, sur proposition d’Himmler, que ces unités ne dépendent ni de l’armée, ni de la police. Les forces d’intervention SS n’ont plus que des fonctions de politiques intérieures, mais la Wehrmacht peut en temps de guerre faire appel à la SS en arme. Les effectifs des SS-VT dépassent les 14 000 hommes (décembre 1938), alors que ceux de la Totenkopfverbände s’élèvent à plus de 9 000 hommes. Hitler ordonne la constitution d’une division en mai 1939, maintenant le caractère militaire des SS-VT est établi.
    En 1939, le Reichsführer prend le contrôle du domaine économique  des camps de concentration (avril), avec la création d’une direction centrale de l’administration et de l’économie, avec une direction du budget et de la construction.

IX / A la veille de la guerre

    Donc à la veille de la guerre, Himmler est à la tête d’un corps de protection de l’Etat avec le rassemblement de la police et de la SS. Cet organisme est imprégné dans sa construction des préjugés de son créateur. Ses phobies sont aussi présentes, par exemple son homophobie le pousse à proclamer que les homosexuels doivent être une priorité pour la police de sécurité ? Grâce à l’écran formé par ses SS (échappant aux instances étatiques), Himmler donne libre cours à ses visions chimériques du monde, qui malgré leurs certaines divergences sont plus liées qu’il n’y paraît.


Résumé provenant d’un article d’Alexandre Thers de la revue Ligne de Front.
Source de lecture : "Himmler" aux éditions Héloïse d'Ormesson, Paris - 2010

 

Himmler remmettant un cadeau à Adolf Hitler
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 21:40 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

bonne biographie de ce que fut l un des principal organisateur de crime de masse  de la 2eme guerre mondiale !
 

ci dessus  goering  chef de la luftwaffe, le maréchal keitel chef de whermarcht , l amiral doenitz chef de la marine , le reichfuhrer himmler  chef de la ss et hitler commandant de ce monde la, devant .
himmler avec la ss va ainsi créer une forme d état dans l état et se battra pour avoir la priorité par rapport aux autres armes .


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MessagePosté le: Ven 30 Mar - 11:29 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

mais ce n'est que la première partie la seconde est en préparation
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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 13:13 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

2ème  PARTIE : LA CHUTE
 

    Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, qui voit Himmler entrer dans le domaine des opérations militaire avec le déploiement de ses unités SS armées, va lui permettre d’étendre considérablement son pouvoir.
 

I / Himmler, l’exterminateur
   
    Le SD et la Gestapo participe activement aux préparatifs de guerre. Avec l’élargissement de sa zone d’influence, il peut s’en prendre aux ennemis de l’état en Allemagne et dans les territoires occupés. Après l’Anchluss (mars 1938), Himmler crée des groupes d’interventions (Einsatzgruppen) chargés d’éliminer physiquement les juifs et les slaves. Le SD dirigé par Heydrich, mais au point le scénario de la pseudo-violation de la frontière polonaise avec comme résultat le début du conflit. La nuit précédant l’attaque de la Wehrmacht, des commandos du SD attaquent un émetteur (Gleiwitz), un poste de douane et la maison du garde forestier. Un autre commando SS participe aux combats de Dantzig.
     La Leibstandarte, les régiments Germania et Deutschland sont de la campagne de Pologne. Theodor Eicke opèrent à la tête des régiments de garde des camps, en terrorisant la population civile sur l’arrière de l’Armée. En septembre, ces trois régiments sont endivisionnés. Himmler joue un rôle central dans cette guerre d’extermination. La police et les Einsatzgruppen doivent assassiner certaines catégories de la population polonaise (intelligentsia polonaise - le clergé - la noblesse polonaise - les Juifs). Himmler crée des unités d’autodéfense de Volksdeutsche (communauté d’Allemands en pays étrangers) de Pologne. Ce nettoyage racial est illustré par la campagne de terreur qui sévit dans le Gau de Dantzig-Prusse occidentale, où on exécute un certain nombre d’asociaux (prostituées - tziganes - pensionnaires d’asiles psychiatriques) en plus des catégories citées plus haut…
    En décembre 1939, une nouvelle méthode d’assassinat est employée : les victimes sont asphyxiées avec le monoxyde de carbone dans une pièce étanche. Début 1940, le procédé connaît une amélioration : des chambres à gaz sont montées à bord des camions. Ces massacres sont exécutés avec l’accord de la Wehrmacht. Au même moment, Himmler doit prendre position sur la nécessité de ces actions car des voix discordantes s’élèvent.
    Himmler essaie de devancer le ministre de l’agriculture (Walter Darré) : objectif s’emparer de la politique de germanisation avant la fin de la guerre. Grâce à sa victoire et à l’appui du Führer, Himmler est nommé commissaire au peuplement pour toute l’Allemagne. Maintenant avec tous ces instruments entre ses mains, Himmler peut soumettre les territoires conquis à l’ « Ordre nouveau ». Ses subordonnés de Haut rang s’appuie sur ses directives pour ce qui est des Juifs polonais.
 

II / Des décisions impopulaires

    Après l’adoption du plan de déportation dans le district de Lublin par Himmler, les colons allemands commenceront à s’implanter après l’expulsions des Polonais et des Juifs. L’objectif est que dans 50 à 80 ans, la colonie atteigne 20 millions de personnes. Mais pour cela 3 400 000 Polonais et 560 000 Juifs doivent être déportés, mais seulement 308 000 Polonais seront déportés (début 1941) car l’installation des colons retardent les déportations. Himmler désire une émigration massive vers la Palestine et le continent américain couplé à une émigration de tous les Juifs (province de l’Est - ancien Reich - Protectorat) vers la réserve du Gouvernement Général de Pologne. Herman Göring et Hans Franck s’y opposent.
    La politique de germanisation, reposant sur l’extraction de famille type « nordique » au sein du peuplement polonais, n’est pas à la hauteur des espoirs d’Himmler. Les projets d’examens raciaux individuels sont confrontés à une forte résistance des hauts fonctionnaires en charge de l’administration des territoires. Le Reichsführer est déçu par le taux de « germanité », c’est un échec. Début 1940, l’état major de la Wehrmacht s’oppose à Himmler à cause des massacres perpétrés par les SS en Pologne ainsi qu’à l’ordre dit de procréation (octobre 1939). Pour les massacres, Himmler calme le jeu mais assure que le problème de la minorité polonaise doit être éradiquer très vite dans les territoires conquis. Pour l’ordre de procréation, c’est plus délicat, alors lors d’un discours, Himmler explique sa théorie : « Au mépris, peut-être, de lois et de coutumes civiques d’ordinaire nécessaires, les femmes et les jeunes filles allemandes de bon sang pourraient avoir la mission sacrée, en dehors des liens du mariage, non sur un coup de tête, mais avec le plus grand sérieux au nom de la famille, de devenir les mères des enfants de soldats qui partent en  campagne, dont le seul destin sait s’ils reviendront ou tomberont pour l’Allemagne ».

 

Himmler et Heidrich
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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 13:26 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

    Pour Himmler, une famille se perpétue et le sang ne doit pas se perdre. Pour la Wehrmacht, cet ordre est une invitation pour un rapprochement des épouses et des hommes du front. Pour contrer cela, Himmler interdit par un décret que les membres de la police et de la SS aient des relations sexuelles avec les épouses des soldats qui se trouvent au front. Ce décret sur la procréation n’est que le reflet de sa vie personnelle : il a une liaison avec sa secrétaire (Hedwig Potthast - 1936/1937) avec laquelle il aura deux enfants : un fils naît en 1942 et une fille naît en 1944. Par respect pour sa femme, il refuse d’envisager le divorce.

III / Maladresses et résistances

    Himmler dispose de l’institution (RSHA : Office Central de la Sécurité du Reich) pour étendre son réseau de répression et de terreur au sein de tout le Reich et dans l’Europe occupée. Lors de la réorganisation du SD et de la SIPO (février 1939), Himmler est confronté à un autre défi : une bombe, posé par Georg Elser, explose à la Bürgerbraükeller de Munich (9 novembre 1939 - 21h20) visant Hitler. Persuadés qu’il fait parti des services britanniques, Himmler l’exprime officiellement. Mais, lors de son passage à tabac, Elser dit qu’il est le seul protagoniste de l’attentat ce qui met Himmler sur la sellette, car en tant que premier policier du Reich, il n’a pas assurer la sécurité du Führer en orientant l’enquête dans une fausse direction.
    Contrairement aux Allemands désignés comme ennemis du régime, les Juifs sont plus surveillés et persécutés. Depuis le « Nuit de Cristal » (9 novembre), les Juifs sont soumis à des mesures de plus en plus nombreuses. Puis à compter de mai 1941, de nouveaux camps de concentration sont ouverts dans les faubourgs des villes par la Gestapo. Avec la guerre, les conditions de vie se dégradent et les meurtres augmentent. Himmler  est contre des sanctions envers ses hommes, car pour lui l’exécution des Juifs dépend du maintien de l’ordre, seuls certaines motivations (égoïstes - sadiques - sexuelles) entraînent des sanctions contre les SS et les policiers.
    Avec l’exploitation des détenus, la SS est en pleine expansion dans le domaine économique : des entreprises s’installent dans les camps de concentration. La SS met aussi la main sur toutes les usines de briques des territoires occupés. À partir de 1941, l’essor économique de la SS s’accroît.
    Bien que l’occupation de la Pologne permette à Himmler des gains importants, les autres pays occupés (Danemark - Norvège - Pays-Bas - Belgique - France) s’opposent à lui. Après la campagne de Pologne, la Wehrmacht refuse que les EinsatzKommandos soient de la campagne de Belgique et de France. Himmler ne peut que s’incliner. Son intention d’intervenir dans l’occupation du Danemark fait long feu. Hitler préfère une administration militaire aux Pays-Bas, au Luxembourg et dans deux départements français. Malgré une importante administration militaire, la SIPO-SD a une certaine influence en Belgique. En France, même si un petit commando est actif en 1940, c’est à partir de janvier 1941 que les militaires permettent au commando présent sur les lieux qu’il procède à des arrestations.

IV / Massacres et épurations

    En juin 1940, l’Armée française s’écroule, alors la question juive refait surface. Himmler est toujours dans l’optique d’un transfert en masse plutôt qu’une élimination physique. Himmler reprend son idée de réserve juive pour des millions d’Israélites d’Europe sous domination allemande. L’île de Madagascar est prévue pour les rassembler, mais le non-aboutissement d’une paix séparée avec la Grande Bretagne fait avorter le projet (fin 1940). Himmler attend donc la chute de l’Union Soviétique pour trouver une « solution finale ».
     Himmler va jouer un rôle important dans la guerre d’anéantissement idéologique lors de l’invasion de l’Union Soviétique. Himmler est excité par ses vastes territoires. Lors de la prise en main de la sécurité policière et politique de l’Est, il empiète sur les attributions d’Alfred Rosenberg (responsable de la gestion centrale des questions de l’Est européen). Grâce à cela, Himmler veut faire oublier les divers échecs qu’il accumule depuis 1938 et l’affaire de von Fritsch. Cette histoire ayant créée des problèmes relationnels entre Himmler et l’armée, Himmler fait patte de velours avec l’armée dans le but de déployer ses unités de Sipo-SD en URSS. La Wehrmacht se désolidarise des actions du SD qui agisse indépendamment. Les commandos spéciaux d’Himmler tuent les fonctionnaires communistes.
    Avec la guerre contre la Yougoslavie et la Grèce, il retrouve une certaine suprématie et négocie avec l’armée afin de s’occuper des « émigrés », des saboteurs et des terroristes, des communistes et des Juifs. Dans chacun des pays, un Einsatzgruppen est envoyé. La chance va encore lui sourire : Martin Bormann devient directeur de la chancellerie suite au voyage de Rudolf Hess en Angleterre (10 mai 141) ce qui consolide la position d’Himmler auprès du Führer (Bormann est un proche d’Himmler).


BAPTEME SELON LE RITE SS
 

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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 13:38 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

    Les commandants territoriaux SS (HSSPF) supervise les unités SS et la police dans les territoires de l’Est. Quatre Einsatzgruppen vont massacrés les juifs sans être inquiétés car les crimes sur des civils ne sont pas poursuivis par la justice militaire conformément à l’ordre d’Hitler. Les calculs du Reichsführer estiment à 30 millions les cibles potentielles. Himmler engage de nombreuses troupes en plus des Einsatzgruppen. Après un passage à Rastenburg (quartier général du Führer - le 25 juin 1944), il annonce à ses chefs SS et de la police que les Juifs seront assimilés aux partisans. Les chefs de l’arrière du groupe d’armée « Centre » reçoivent l’ordre d’abattre en tant que pillard tous les Juifs de 17 à 45 ans. Himmler accélère donc le processus de destructions des Israélites. Fin juin 1941, la police et les Einsatzgruppen font pression sur  la population pour qu’elle exécute des pogroms. Les fusillades massives débutent.

V / Les débuts difficiles des Waffen-SS

    Les SS-Verfügungstruppen deviennent officiellement les Waffen-SS (2 mars 1940). Gottlob Berger est chargé du recrutement. Himmler étend le recrutement à des volontaires « germanique », et le 30 janvier il assiste à la prestation de serment d’une unité de Norvégiens. Pour ne pas blesser les pays alliés de l’Axe, il évite de trop gros recrutement au sein des communautés allemandes. Dans ce but, Il refuse la création d’un parti autoproclamé allemand en Roumanie, mais il intervient dans la politique intérieure du pays en soutenant la Garde de Fer qui est opposé au général Antonescu. Mais c’est une erreur d’Himmler, car Antonescu à la faveur d’Hitler, il perd son amitié avec von Ribbentrop (ministre des Affaires étrangères).
    Les débuts des Waffen-SS ne sont pas un succès. Himmler se rend Stettin pour gonfler le moral des 200 SS. Il leur demande d’exécuter les individus des multiples ethnies de Russie. Sont mises sur pieds des légions de Norvégiens, Néerlandais, Suédois, Danois et Flamands en 1941.  Comme ils ne sont pas considérés comme de véritable SS, ils ne portent pas les runes sur leurs pattes de col, mais arborent des écussons de nationalité sur leur manche. Le contact entre eux et les cadres allemands est dur. Ces nouvelles recrues subissent des discriminations et les promesses faites lors de leur enrôlement ne sont pas tenues. Gottlob Berger, conscient que de tel traitement risque de réduire considérablement le recrutement de volontaire, avertit les chefs pour qu’un changement soit opéré (février 1942). Même si Himmler en prend acte, les mauvais traitements perdureront encore quelques temps.

VI / Lublin épicentre de la terreur


    Après les premières victoires, Hitler donne les lignes directrices de la politique d’occupation à l’Est. Alfred Rosenberg (commissaires du Reich pour les territoires occupés) et son administration se voit confier la gestion de ses territoires (1941). Himmler garde la partie policière mais pas la partie politique. Pour compenser cet échec, il fait de Lublin, avec son dévoué Odilo Globocnik, une plaque tournante de son organisation en préparant l’installation des Volksdeutsche et en construisant des  camps. Himmler, comprenant l’impossibilité d’anéantir la population slave trop nombreuse, se recentre sur la communauté juive moins nombreuse.
    Depuis septembre 1941, la population juive allemande est de plus en plus persécutée et elle arbore un signe distinctif la désignant comme « ennemie de l’intérieur ». Avec cette politique antijuive, Himmler espère rattraper son échec et s’attirer les bonnes grâces d’Hitler. Himmler engage la brigade de cavalerie SS pour des missions de pacification sur l’arrière du groupe d’armée « Centre » (marais du Pripet) dans le cadre de ce durcissement. La Brigade, selon le désir de son chef, doit tuer les hommes qui s’y trouvent et chasser les juives du marais.

VII / Vers la « solution finale »

    Le 15 août 1941, Himmler, entouré de nombreuses personnes, dont son chef d’état major Karl Wolf et d’Erich von Dem Bach-Zelewski (HSSPF), assiste à Minsk à une exécution de Juifs. À l’issue, Himmler explique aux hommes du commando que leur travail est nécessaire à la guerre idéologique. Himmler et Globocnik établissent les débuts de l’exécution méthodique dès octobre 1941. Cela engendre  la  construction  d’un  premier camp  d’extermination à Belzec (Pologne) quelques semaines plus tard. Les chambres à gaz remplacent petit à petit la mise à mort par gaz d’échappement. À Auschwitz (agrandi depuis 1941), le Zyklon B  est employé. Les SS mettent aussi en place l’extermination par le travail : on tire parti des prisonniers jusqu’à l’épuisement avec un objectif de haute rentabilité. Ceux qui décèdent sont remplacés. À cause des conditions de vie déplorable et des brutalités, l’espérance de vie n’est que de quelques mois. Himmler est un acteur fondamental dans la planification du programme d’extermination des Juifs en Europe : la « solution finale » (année 1942). Comme les nazis font l’amalgame entre les Juifs et le bolchévisme, ils pensent mettre fin à la résistance communiste. On organise les déportations de la manière suivante : les Juifs de Lublin et de Galicie sont dirigés vers Belzec, ceux du Reich et de Slovaquie vers Lublin et Auschwitz (avril 1942).


UNITE HANSCHAR
 

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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 13:55 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

    À la même époque, les premières déportations de France débutent. Le 27 mai 1942, après l’attentat contre Reinhardt Heinrich (organisateur de l’Holocauste), la répression s’intensifie. Le soir même, le chef de la SS donne l’ordre d’incarcérer l’ensemble de l’intelligentsia d’opposition. Heydrich décède le 4 juin d’une septicémie suite à l’attentat. L’état d’urgence ayant été déclaré, des représailles  (destruction complète de Lidice) sont menés tout d’abord contre les Juifs de Prague : déportations vers le camp de Maidanek et vers d’autres camps. Mais cela est insuffisant pour Hitler et Himmler  qui intensifie encore plus la répression : l’heure est à la vengeance. Himmler reprend la direction du RSHA (office principal de la sécurité du Reich) et il met en place l’ « Action Reinhardt » : programme d’extermination de l’ensemble des Juifs du Gouvernement Général. Himmler ordonne que les Juifs venant d’Europe occidentale soient gazés à leurs arrivées à Auschwitz et que les déportations à partir de la France soient accélérées. Himmler se rend à Auschwitz pour assister à l’exécution des Juifs dans les chambres à gaz (17 et 18 juillet). Tous les Juifs du Gouvernement Général sont évacués pour que d’ici la fin de l’année leur présence ne soit plus limité qu’à 4 camps de rassemblement. Dans ce but, le 21 juillet 1942 débute le « nettoyage » du ghetto de Varsovie : déportation et extermination de la population au nouveau camp de Treblinka. Tous les Juifs sont visés saufs les hommes de 16 à 35 ans aptes au travail. Mais le 14 août 1942, la direction SS décide aussi de les tuer en les remplaçant par des travailleurs polonais. Rien ne freine Himmler dans sa politique de domination raciale.

VIII / L’échec du repeuplement


    Comme nous l’avons déjà vu, Himmler essaie de repeupler les territoires contrôlés par le Reich. Où en est-il ? La séparation des populations selon des critères raciaux est un échec, son rêve d’un empire racial restera une illusion, sauf pour le recrutement qui acceptera des volontaires provenant de groupes « ethniques » allemands. Son projet est de déplacer dans les territoires à coloniser une « réserve de colons » de plus de 10 millions d’Allemands et 200 mille d’outre-mer. Mais les colons sont bloqués dans des camps de transit ou des quartiers surpeuplés à cause des problèmes liés  à l’expulsion de centaines de milliers d’éléments indésirables. Sa politique de germanisation  ne s’arrête pas aux projets de colonisation, il fait enlever des enfants qui répondent à ses critères. Les enfants enlevés sont pris en charge par le Lebensborn : organisation favorisant les naissances d’enfants « aryens » hors des liens du mariage pour le compte de la SS.

IX / Les SS sur tous les fronts

    Du point de vu militaire, une nette évolution pour Himmler marque la seconde moitié de 1942. Sur autorisation d’Hitler, un corps d’armée SS ; incluant la LSSAH, la Das Reich et la Totenkopf ; voit le jour. Rapidement, ils vont se forger un mythe d’invincibilité, un autre corps verra le jour en 1943. Suite à l’opération Torch (débarquement anglo-américain en Afrique du Nord), le recrutement des volontaires est accélérer pour permettre la création de nouvelles unités. En parallèle, Himmler accentue la « lutte contre les bandes » dans toute l’Europe de l’Est.
    Son pouvoir s’accroit : il est nommé ministre de l’Intérieur du Reich. Il prend le contrôle du programme de fusées. Après l’invasion de la zone libre en France, il tente de placer sous son autorité le sud de la France et veut débarrasser cette zone de ces Juifs, de ses Italiens et de ses Espagnols antifascistes. Pour cela, il compte sur René Bousquet (secrétaire général de la police de Vichy)  pour diriger cette grande opération. Il veut le mettre à la tête de toutes les polices françaises. Pour débuter, Himmler frappe à Marseille (décembre 1942) où la résistance communiste a perpétré des attentats à la bombe. Himmler exige l’arrestation « d’une masse de criminels et leur transfert en camp de concentration ». Le HSSPF Karl Oberg, représentant Himmler, rechigne à exécuter cette opération. Donc lui et les autorités françaises trouvent un compromis pour bloquer cette opération. En janvier 1943, en visite à Varsovie, Himmler ordonne la liquidation du ghetto. Mais la population se soulève, les SS et les policiers allemands mettent quatre semaines pour mater l’insurrection. Himmler accélère le processus de la «  solution finale ».
    Ses pouvoirs augmentent encore en 1943. Le 19 juin, avec l’accord d’Hitler, Himmler retire des unités SS du front pour lutter  contre les partisans. Von Dem Bach-Zelewski est nommé plénipotentiaire extraordinaire pour la « lutte contre les bandes ». La stratégie des « zones mortes » est mise en place par les SS : cela consiste à vider les régions de leur population en gardant les hommes aptes au travail et qui seront envoyés vers le Reich. Après avoir déporté ou assassiné la population, détruit les habitations, tout individu se trouvant dans cette zone  sans y être autorisé est tiré à vue.
    Lors d’un discours à Poznań (4 octobre 1943), Himmler n’approuve pas l’idée d’accorder une certaine forme d’autonomie aux Russes pour diminuer la menace insurrectionnelle comme le désir la Wehrmacht. Himmler durci sa politique de répression. À l’été 1943, Himmler promulgue un décret indiquant que ce n’est pas « la mission de la police de s’interposer dans des affrontements entre compatriotes allemands et aviateurs terroristes anglais ou américains abattus ».


HIMMLER SALUANT DES COLONS ALLEMANDS

 

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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 14:06 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

    La même année, Himmler décide d’ouvrir les portes de la Waffen-SS aux musulmans bosniaques car la lutte contre les Juifs est un point commun entre le nazisme et les musulmans. En 1943, une première division est créée, puis deux autres suivront. Mais elles ne donneront pas satisfaction. Il acceptera aussi d’enrôler des Baltes et des Ukrainiens dans la SS mais il s’opposera à accueillir des volontaires russes.

X / L’effondrement

    Himmler hésite quant à la position à adopter après le débarquement. Sans grande conviction, il sonde les Alliés occidentaux. Même s’il n’a pas vu venir l’attentat du 20 juillet 1944 contre le Führer, alors qu’il est le « super policier », Himmler se voit confier des pouvoirs encore plus étendus. Le jour de l’attentat, Hitler nomme Himmler chef de l’armée de réserve, à la place du général Friedrich Fromm (convaincu de lâcheté devant l’ennemi). Même si Himmler avait déjà œuvré pour la formation des futures divisions de l’Armée de terre par une direction national-socialiste, cette nomination lui ouvre de nouvelles perspectives. Il peut désormais intervenir dans l’organisation de la Wehrmacht. Le premier changement qu’Himmler opère c’est de désigner les nouvelles divisions : les « Volksgrenadier-Divisionen ». Himmler est chargé d’organiser, de former et d’équiper le Volksturm (milice populaire créée par Hitler) à partir de septembre 1944. Puis, il débute la mise sur pied des Warhol (organisation de guérilla)  qui sera chargée d’opérations de sabotage sur les arrières de l’ennemi sur les territoires du Reich (octobre 1944). En même temps, il devient commandant en chef du Haut-Rhin.
    À compter de novembre 1944, Himmler favorise le recrutement au profit de la SS, il réussi même à enrôler des hommes prévus dans la Wehrmacht pour regarnir les pertes des divisions SS. Avec Goebbels, Bormann et Speer, Himmler détient la plus grande partie du pouvoir nazi. Après avoir refusé l’enrôlement des prisonniers de guerre russes, Himmler trouve un accord avec le général russe Vlassov au sujet de la création d’un « Comité pour la libération des peuples de Russie ». Mais jamais il ne les intégrera dans la Waffen-SS.
    Hitler freine les ambitions d'Himmler en lui retirant le programme des fusées A4 et l’ensemble de l’équipement de l’Armée. Malgré une situation militaire désastreuse, Himmler durcit son régime et tente de rentrer en contact avec les Alliés (mi 1944). Il veut échanger des Juifs contre des fournitures militaires, mais les Alliés ne répondent pas à ses appels. Persévérant dans cette direction, il entre en contact avec Jean-Marie Musy (ancien président de la confédération helvétique) et le comte Folke Bernadotte (vice-président de la Croix rouge suédoise). Dans la nuit du 20 au 21 avril, Himmler rencontre Norbert Masur (représentant du Congrès Juifs mondial).
    Himmler est à la tête du groupe d’Armée de la Vistule (fin janvier 1945). Mais devant l’ampleur de la tâche, son incapacité pour réussir à atteindre l’objectif et du fait qu’il ne tirera rien de cette nomination, il se défausse et est relevé de ses fonctions (21 mars 1945). Le divorce est réellement consommé entre Hitler et Himmler lorsque le Führer, déçu par le comportement de la LSSAH en Hongrie, interdit que cette unité porte leurs bandes de bras.


XI / La fuite

    Appuyé par certaines personnalités du Parti, Himmler envisage de se proclamer le successeur d’Hitler afin que l’Allemagne capitule. Mais il ne le fera que le 23 avril 1945. Son offre de capitulation partielle n’est pas acceptée par les Alliés, qui la rendent publique. Hitler, fou de rage, destitue Himmler de tous ces mandats. En réaction, Himmler donne l’ordre de tuer tous les Juifs de Dachau et Flosenbürg et d’évacuer les survivants dans les derniers territoires encore aux mains de la Wehrmacht. Lors de ces « marches de la mort », entre 240 000 et 360 000 personnes meurent.
    Après le suicide du Führer, Himmler tente de retrouver ses fonctions, mais Karl Dönitz n’accède pas à ses demandes. Sachant que s’il se rend il sera jugé pour crimes de guerre, alors il s’enfuie en se faisant passer pour un certain Unterofficier Heinrich Hitzinger. Impossible pour lui d’assumer ses actes. Sous cette identité, il quitte Flensburg le 11 mai 1945 (avec six proches) pour rejoindre le massif du Harz. Le 21 mai 1945, il est arrêté avec ses deux aides de camps (Werner Grothmann - Heinz Macher). Deux jours après son arrestation, il donne sa réelle identité aux Anglais. Il subit un examen corporel et un interrogatoire. Lorsqu’un médecin (le capitaine Wells) l’ausculte, celui-ci remarque un objet dans la bouche. Mais lorsque le médecin tente de l’extraire, Himmler le croque et s’effondre. L’objet était une capsule de cyanure. C’est la fin du parcours de l’une des personnes les plus destructrices du XXe siècle.


Résumé provenant d’un article d’Alexandre Thers de la revue Ligne de Front.


HIMMLER REMETTANT DES MEDAILLES A DES SOLDATS
 

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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 14:12 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant


DEFILE D'UNE UNITE DE VOLKSTURM
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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 14:14 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant


MORT DE L'EX-REICHSFÜHRER. SA SEPULTURE RESTERA ANONYME
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MessagePosté le: Dim 15 Avr - 19:37 (2012)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS Répondre en citant

 cette biographie est parfaite  et historiquement exact ,merci terminator  ! 
ci dessous  himmler et heydrich  (voir bio de heydrich) .


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:11 (2017)    Sujet du message: Himmler, le Reichsführer-SS

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