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La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle

 
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:22 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant

SPLENDEUR ET MISERE D’UNE DIVISION D’ELITE

    Cette grande unité, qui se veut être le fleuron de la S.A. armée, est destinée à devenir l’égal de la division d’élite « GrobDeutschland », soit une super-division blindée. Ce ne sera jamais réellement le cas. En dépit de ses nombreux faits d’armes, elle demeure mal connue, probablement du fait de l’ambiguïté liée à sa création.

I / À l’origine : une vocation aéroportée

    Regroupant des soldats politiques, cette unité est l’aboutissement du vieux rêve des chefs S.A. assassinés durant la « Nuit des longs couteaux » (1934). Röhm voulait créer une armée pour remplacer la Reichswehr, mais c’est la S.S. qui deviendra une armée politique. La S.A. ne se remettra jamais de cette fameuse nuit.
    C’est une grande division S.S. qui rend hommage au plus célèbre des martyrs de la S.A. : la  18. S.S.-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division Horst Wessel (1944), elle est composée d’anciens membres de la S.A. Viktor Lutze (successeur de Röhm) veut toujours créer un régiment de la S.A. armé qui participerait au combat tout comme les unités de la Heer ou de la Waffen-SS. À la fin de l’année 1935, le NSDAP se réconcilie avec la S.A., le rêve redevient possible avec la constitution d’une Wachstandarte (régiment de garde). Hitler renomme l’unité S.A. Standarte Feldherrnhalle (1936) pour commémorer le coup d’état nazi avorté du 23 septembre 1923. Les hommes de l’unité ont l’honneur de porter une bande de bras au nom de la formation. Elle est disciplinée et ordonnée tout le contraire des S.A. querelleur et anarchique. Erich Reinmann (S.A. Brigadeführer), bras droit de Lutze, prend le commandement de la formation. Au début l’unité comprend six bataillons, et après l’Anchluss une septième viendra gonfler ses rangs. L’unité s’entraîne avec la Luftwaffe, c’est Göring qui en est le commandant honoraire.
    Cet entraînement lui permet de se transformer en régiment aéroporté en cas de conflit. En juin 1938, elle est placée en état d’alerte (crise tchécoslovaque), mais elle n’interviendra pas tout comme au printemps 1939 lors de la seconde alerte lors de l’occupation des provinces tchèques de Bohême et de Moravie. Après ces périodes de tensions, l’unité va s’entraîner durant 36 mois. Puis le régiment est dissous (mars 1939) et reprend son rôle de garde d’honneur mais elle reste une unité d’active. Toujours affiliée à la Luftwaffe, les nouvelles recrues de la garde suivent une préparation dans les rangs de la Luftwaffe. Mais lors de la déclaration de guerre en septembre 1939, une grande partie de l’unité se retrouve au front dans le cadre de la 7. Flieger-Division, puis un bataillon (environ) est mis à disposition de la Heer à compter du 17 septembre.
   
II / De la Luftwaffe à la Heer

    Au camp de Jüterbog (près de Postdam), la Standarte est formée par la 93. Infanterie-Division, avant que ses soldats n’intègrent le 271. Infanterie-Regiment commandé par le major Günther Raben. Les hommes de la Standarte sont regroupés dans le 3e Bataillon. À la mi-juin 1940, le bataillon est lancé à l’assaut des fortifications de la ligne Maginot (sud de Saarbrücken). Raben décède à la tête de ses hommes, le S.A. Führer Herbert Böhme (récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de Fer) le remplace. Pour que l’unité garde l’identité de la S.A., les pertes subies par le bataillon ne seront remplacées que par des soldats issus de la S.A. Standarte Feldherrnhalle  (203. Ersatz-Bataillon - créé en août 1939). L’unité va rester l’arme au pied jusqu’au printemps 1941, avant d’être transféré sur les frontières orientales du Gouvernement Général pour prendre  part à l’opération Barbarossa.  La 93. Infanterie-Division (division mère de l’unité) est utilisée comme réserve opérationnelle avant d’être affectée au groupe d’armées « Nord ».
    À la mi-juillet, près du lac Peïpous, elle entre en action, puis au début du mois d’août, le 3e Bataillon est affecté, ainsi que d’autres bataillons régimentaires, à la colonne principale de la Kampfgruppe « General Friedrich ». La Kampfgruppe doit protéger le flanc de la Wehrmacht qui avance dans le secteur du lac Peïpous.
    Ayant rejoint sa division, le bataillon progresse au nord de Peïpous et dépasse la ville estonienne de Narva (frontière russe) pour participer à l’encerclement des unités ennemies boquées dans le chaudron d’Oranienbaum. Il reste dans la région jusqu’à la fin de l’année. Certains soldats s’illustrent durant cette campagne : le lieutenant Walter Evers (commandant de la 11e compagnie) décroche la Croix de chevalier, et le lieutenant Rudolf Barthel (commandant de la 10e compagnie) est décoré de la Croix allemande en or.
    La formation participe à l’anéantissement de la 2e Armée soviétique dans les marais du Volkhov (près de Leningrad) en début d’année. Le S.A. Sturmführer Wilhelm Maier est cité au tableau d’honneur de la Wehrmacht. Le 9 août 1942, le Feld-Bataillon est transformé en régiment grâce à ses exploits au combat. Composé uniquement de volontaire de la S.A. (seule unité de la Heer dans ce cas), les nouvelles recrues prêtent serment à une bannière du Parti au lieu du drapeau du régiment. La division se dirige vers le sud dans le secteur de Lovat (nord-est d’Orel) où elle lutte vaillamment durant l’automne, puis à Velikei Louky jusqu’à fin 1942. Puis elle s’installe près de Loknya.
 


Viktor Lutze : il décède dans un accident de voiture le 2 mai 1943 soit un mois avant l'intronisation de la Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:22 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:26 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant

    Après le désastre de Stalingrad, elle quitte la 93. Infanterie-Division afin de constituer une division sur la base organique de la 60. Infanterie-Division (mot.). Lutze, qui veut que la S.A. participe activement sur le front, voit ses efforts récompensés. Le 17 février 1943, les anciens de l’Infanterie-Regiment Feldherrnhalle prennent le train pour le sud de la France pour participer à cette refonte.
   
III / Le régiment devient division

    Les vétérans du régiment arrivent à Nîmes fin  mars 1943 pour constituer la nouvelle formation, renforcée par des mobilisés et des officiers de l’armée. Fin mai, elle est dénommée Panzer-Grenadier-Division Feldherrnhalle. Le processus s’achève au début de l’été. Elle dépend de l’Inspectorat des troupes blindées commandé par le Generaloberst Heinz Guderian. Comme l’unité devient dès le départ une Panzer-Grenadier-Division, cela prouve la volonté d’honorer la bonne conduite au feu de ses soldats ainsi que de promouvoir la S.A. Comme la GrobDeutschland, elle dispose d’un Füsilier-Regiment commandé par l’Oberst von Hagen, et un Grenadier-Regiment. Les deux régiments motorisés sont commandés par l’Oberst Herbert Böhme. Le Panzer-Artillerie-Regiment (12 obusiers automoteurs Wespe) est sous les ordres de l’Oberst Walter Kaegler. Le Panzer-Bataillon dispose quant à lui de canons d’assaut Sturmgeschütze 40 Ausf.F et G réparti dans trois batteries à 14 StuGe chacune. Il est commandé par l’Hauptmant Erich Oberwöhrmann. La naissance officielle de la division est le 20 juin, le Général Otto Kohlermann, homme très capable et récipiendaire de la Croix de chevalier  de   la Croix   de  Fer,   prend  la  direction de  la  division. Le 7  juillet, la  division  dénombre  14 155  soldats, 9 021 fusils, 902 pistolets-mitrailleurs et 3 737 armes de poing.
    La réserve est dénommée Ersatz-Brigade Feldherrnhalle, mais comme la S.A.-Standarte Feldherrnhalle ne peut pas fournir toutes les recrues pour que l’unité devienne une division, l’Armée est mise à contribution. Ce qui entraîne un affaiblissement des soldats venant de la S.A., sauf pour certaines unités (exemple : la Grenadier-Regiment (mot.) Feldherrnhalle).
    Le 1er août, la division se dirige vers le secteur de Nice-Cap Ferret pour protéger la ligne du Var. Après la capitulation de l’Italie (le 8 septembre), la division désarme les unités italiennes qui se trouvent dans le secteur de Monaco-Menton-Vintimille. Puis, elle contrôle les voies de communications ce qui permet aux divisions allemandes de marcher sur l’Italie. La division participe à la mise en place d’un système défensif dans le Var et les Basses-Alpes (octobre).
    À la fin du mois, elle rejoint le secteur d’Arras-Doullens, elle dépend maintenant de la 15e Armee du Generaloberst Hans von Salmuth. Elle doit défendre le littoral contre une tentative de débarquement. Son bataillon blindé devient un régiment (décembre). Avant son départ pour le front, le Panzer-Regiment Feldherrnhalle dispose de 17 Panzer IV ; 42 StuGe et 3 chars de commandement. C’est Guderian, lui-même, qui termine l’entraînement de la Panzer-Grenadier-Division. À l’issue, elle se rend dans le secteur d’Orel-Smolensk-Briansk (début décembre) qui a été repris par les Russes. Ce secteur est dangereux du fait de la proximité de l’Armée rouge et du danger des partisans. Les communistes ont ouvert une brèche de cinq kilomètres de large dans la défense allemande (novembre), mais un dégel précoce a gêné l’avancée des chars soviétiques et permit une contre-attaque allemande, efficace.
    Il est certain que les Russes vont lancer une offensive et que l’objectif sera Vitebsk. Malgré la situation précaire au front, la division n’est pas engagée immédiatement, elle reste sur les arrières du groupe d’armées. La 3.Panzer-Armee est chargée du secteur : le 9e Corps est chargé du nord de Vitebsk ; le 53e Corps se trouve dans les faubourgs de la ville ; le 6e Corps couvre le flanc sud.
    À leur arrivée, les soldats de l’unité trouvent un sol gelé et ils s’attendent à une offensive imminente de l’Armée rouge. Dans l’optique de cette attaque, le commandant du groupe d’armées « Centre » mobilise ses réserves. Avant que la division n’atteigne sa position, les Russes (12 divisions soutenues par 6 brigades blindées) percent le front sud de Vitebsk (à la jonction du 6e et 53e Corps). La division se dirige vers Vitebsk, transformée en forteresse  par décision du Führer. Les Russes surprennent l’état-major allemand en contournant la ville pour déferler sur les arrières des forces allemandes, le destin du 53e Corps est scellé. Malgré une forte résistance, les Soviétiques atteignent une partie de l’autoroute Leningrad-Kiev.
   
IV / La bataille de Vitebsk

    C’est ici que la formation connaît son baptême du feu (23 décembre 1943). Une Kampfgruppe (unités de reconnaissance motorisées - artillerie portée - canons d’assaut) est formé rapidement pour renforcer les secteurs menacés. Puis, la division est incorporée au sein du 6e Corps. À cause de l’absence de reconnaissance aérienne du au mauvais temps, la division contre-attaque à l’aveugle. Les éléments mécanisés se ruent sur les positions russes, la pénétration est prometteuse mais la nature du terrain ne permet pas d’exploiter ces succès. La nature du terrain entraîne l’immobilisation de nombreux engins qui font des cibles parfaites pour les canons antichars et l’artillerie de campagne soviétique. L’unique solution est de retraiter. Mais, la division a permis de détourner la marée soviétique dans le secteur.
 


Des éléments motorisés de la division dans un village russe (décembre 1943)
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:29 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant

    Comme les autres divisions du 6e Corps, la Feldherrnhalle se positionne sur la défensive et subit de nombreux assauts très sanglants. Ils vont durer jusqu’en janvier 1944. La Feldherrnhalle tente, mais en vain, de stopper l’offensive soviétique. L’Oberst Böhme reçoit l’ordre de s’emparer d’une colline au sud de Vitebsk. Sous les ordres de l’Oberleutnant Oberwöhrmann, un groupe (8 chars - six canons d’assaut - des grenadiers) attaque par la gauche, les blindés mettent en déroute les soviétiques et atteignent leur objectif. Mais l’artillerie russe, cachée dans les bois tous proche, bombarde copieusement les groupes d’assaut. Les blindés, voulant sauver leurs camarades fantassins, se heurtent à une redoutable défense antichar. Après une période confuse et de nombreux accrochages dévastateurs pour chaque camp, les Russes battent en retraite, et les Allemands gardent la position. Le butin est impressionnant : 7 chars lourds, 26 pièces d’artillerie et un grand nombre d’armes légères.
    Pour cette action, Oberwöhrmann est décoré de la Croix de chevalier de la Croix de fer. Suite à ces terribles combats, l’unité déplore des pertes très lourdes, même dans le corps des officiers (l’Oberst Böhme meurt le 27 décembre 1943, ainsi que 4 chefs de bataillon dont Evers). La Wehrmacht parvient à rétablir la situation, la bataille du sud-ouest de Vitebsk est jugée comme une victoire. La conduite au feu de la division lui permet d’être appréciée ; l’emploi de son artillerie, de ses chars et de son infanterie fait l’objet de rapports élogieux. Rapidement les soldats retournent sur le front, les Russes attaquent et se déchaînent sur le groupe d’armée Nord. De nombreux trains emmènent les hommes à la pointe nord du front (24 mars 1944). Vu la proximité des Soviétiques, les partisans sont plus virulent ; ils attaquent au mortier un train transportant des hommes de la Feldherrnhalle, alors que la II./ Panzer-Artillerie-Regiment installe ses matériels. Cette attaque provoque la mort de plusieurs soldats ainsi que le chef de la batterie d’état-major : l’Oberleutnant Henke.

V / La bataille de Narva

    La division arrive sur la frontière russe en Estonie. Le général Model, commandant le groupe d’armées Nord, a permis à son groupe de s’établir sur la ligne Panther (ligne qui va du golfe de Finlande jusqu’à la forteresse de Pskov) après avoir battu en retraite depuis le 9 janvier 1944. Comme le blocus de Leningrad est terminé, la ligne de feu derrière les lacs est raccourcie ce qui permet d’avoir de nombreuses troupes à disposition pour renforcer les autres secteurs menacés. L’Armee-Abteilung « Narwa » est chargée de la défense de la ligne Panther. Les Soviétiques lancent une terrible offensive dans ce secteur pour pénétrer en Estonie. Les défenses allemandes sont submergées, et les Russes atteignent Vaivara sur les arrières de  Narva. La Panzer-Grenadier-Division Feldherrnhalle (attachée à l’Armee-Abteilung « Narwa ») se lance à la rencontre de l’ennemie au sud-ouest de la ville.
    L’avancée ennemie est stoppée dans le secteur grâce à l’action de l’unité et à la résistance des troupes SS. Mais ce coup d’arrêt n’est que provisoire. Le dégel empêche l’avancée des blindées soviétiques dans le secteur de la Feldherrnhalle. Mais l’unité est la cible de l’aviation et l’artillerie russe. Les raids et incursions des Frontoviki, à partir de leur tête de pont de Narva, produisent de nombreux combats au corps à corps. L’artillerie russe provoque de nombreuses pertes dans la I./ Panzer-Artillerie-Regiment. Les Allemands veulent détruire la tête de pont soviétique qui s’étend de chaque côté de Vaivara (ouest de Narva). Le Panzergruppe Strachwitz est chargée de neutraliser la tête de pont divisé en deux secteurs : Ostsack et Westsack. Le Generalmajor Hyazinth von Strachwitz (commandant la Grossdeutschland) prend le commandement du Panzergruppe. Les Russes sont délogés sans problème du Westsack, mais pour l’Ostsack c’est une autre histoire. La division et le 502 Panzer-Abteilung forment le fer de lance de von Strachwitz. L’Oberst Friedrich von Steinkeller, sorti dernièrement des cours de commandement divisionnaire, mène sa première opération à la tête de la division. L’opération se passe dans des conditions météorologique dantesque : pluies, terres gorgées d’eau, inondations des zones de combats, et le peu de routes praticables compliquent la manœuvre.
    Le 19 avril à 4h35, l’assaut débute : les grenadiers de la Feldherrnhalle avancent sur les positions de l’Ostsack, alors que les blindés d’Oberwöhrmann attendent d’entrer en action à l’arrière. L’infanterie dégage et maintient une route pour que les Panzer puissent avancer. Ceux sont les seuls unités d’infanterie du Panzergruppe Strachwitz à obtenir un succès ; les autres se font étriller devant les positions russes. Le vétéran, l’Oberleutnant Herbert Berger (10/ Grenadier-Regiment (mot.) Feldherrnhalle), déjà présent lorsque l’unité n’était qu’un bataillon, est décoré de la Croix de chevalier de la Croix de fer.
    Les blindés de Strachwitz avancent sur la voie dégagée par les grenadiers. Repoussant l’infanterie russe, l’artillerie reste un obstacle infranchissable : elle prend les Panzer sous son feu, les Panzer battent en retraite. Les équipages, qui n’ont pas été mis hors de combat, sabordent leurs blindés. Malgré plusieurs tentatives, la situation ne peut être rétablie, les opérations sont suspendues le 24 avril 1944. L’unité n’a pu repousser l’ennemi sur la rive orientale de Narva malgré d’énormes pertes en hommes et matériels. L’offensive d’hiver soviétique est terminée, la tête de pont est réduite à Krüvasoo. La Feldherrnhalle a combattu à : Mämmikon - Parjase - Porkoje - Suresuru. Fin avril, la division est complétée. La I/Panzer-Artillerie-Regiment et la I/Grenadier-Regiment (mot.) est mise au repos à Arys et Elbing, elles sont rejointes par les recrues issues de l’Ersatz-Brigade Feldherrnhalle ainsi que par des canons automoteurs et des Panzer tous neuf.

 

Batterie d'obusier Wespe de la division sur le front russe
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:32 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant

VI / Désastre sur la Berezina

    La division est encore à l’arrière du front au 1er juin 1944 : une partie de son artillerie régimentaire et du bataillon de chars est en cours de rééquipement en Allemagne. À ce jour la division compte 12 508 hommes et chacun des trois bataillons ne disposent que de deux mortiers de 120mm comme armement lourd, et ceux du Füsilier-Regiment n’en dénombre que trois et six automoteurs SiG 33. La Panzer-Aufklärungs-Abteilung compte 24 véhicules. Le 13 juin, 14 StuGe  rejoignent les 17 StuGe opérationnels de la formation ; la compagnie antichar atteint la taille d’un bataillon (26 tubes). Le 14 juin, les éléments sont de retour du Reich, et malgré leur retour, la division n’atteint pas ses effectifs théoriques.
    Le soir du 20 juin, les partisans russes débutent une opération sur les arrières allemands, et la division ne dispose plus que de 26 StuGe et 11 Panzer IV opérationnels. L’Armée rouge lance l’opération Bragation le 22 juin, jour anniversaire de l’invasion de l’Union soviétique par le Reich. Les 2 200 000 soldats russes se ruent sur les 440 000 Allemands sur un front de plus de 1 000 km. La division Feldherrnhalle dispose d’une puissance de feu correcte dans ce secteur. Elle se trouve en réserve d’armée, à l’arrière de la ligne de feu de la 4e Armée (sud-ouest de Moguilev). Elle doit combler la brèche ouverte par le 2e front de Biélorussie à l’est de la ville, mais l’effondrement est proche. Si la division avait pu se placer derrière la Berezina, cela aurait servi de point de rassemblement pour les troupes. Mais l’ordre reçu est de se ruer à une centaine de kilomètres à l’est de la Berezina, en direction du Dniepr. Après de nombreuses heures de rude combat, sur la voie ferrée menant à Chaussy, von Steinkeller ordonne la retraite. Les 18 Wespe du I/ Panzer-Artillerie-Regiment couvrent la retraite, effectuée en bon ordre, des soldats vers Chaussy. Le 23 juin, l’unité combat des blindés russes qui arrivent par le nord-ouest, puis elle a pour mission de défendre la ville forteresse jusqu’au dernier homme, aidé par la 12. Infanterie-Division. L’aviation soviétique fait des ravages sur les colonnes en retraite. Le 30 juin, la Feldherrnhalle n’a plus rien d’une division, elle est divisée en plusieurs Kampfgruppen qui retraitent vers la Berezina. La division Feldherrnhalle manque de vivres, de carburant et de munitions. Malgré ces difficultés, les hommes fatigués parviennent à regagner la rivière et trouvent un pont, ils laissent derrière eux les véhicules en pannes et les sabordent.
    Le 2 juillet, les pionniers font sauter le pont sous les yeux des rescapés de la Panzer-Grenadier-Division Feldherrnhalle, réunit sur la rive occidentale. Mais les hommes ne sont pas encore sauvés : ils sont encerclés, ainsi que des dizaines de milliers d’Allemands, lorsque les deux pinces de l’offensive russe font leur jonction à Minsk. Si de nombreuses unités préparent une percée à l’ouest pour rompre l’encerclement, von Steinkeller concentre, quant à lui, ses efforts vers le sud. Les soldats, très fatigués, poursuivis par les partisans, jouent leur dernière carte. Le 9 juillet, le groupe de von Steinkeller (comprenant le commandement du Panzer-Artillerie-Regiment) est encerclé puis capturé par les Russes. Le groupe conduit par le chef des opérations divisionnaire est aussi capturé, son meneur trouve la mort. L’Oberleutnant Bellin et ses hommes ne parviennent pas à percer l’encerclement et sont massacrés. Très peu d’hommes sortent de ce piège et atteignent Ebenrode (Prusse-Orientale).
    Le Panzer-Grenadier-Division Feldherrnhalle n’a plus à sa disposition que quelques centaines de grenadiers, six chars, seize véhicules blindés et une douzaine de véhicules chargés de blessés. Regroupés au camp d’entraînement de Warthelager (Poméranie), les survivants reconstituent l’unité qui sera englobées dans la 13. Panzer-Division, renommée plus tard 2. Panzer-Division Feldherrnhalle avant d’être réorganisée en Panzer-Korps. La formation se trouve en Tchécoslovaquie lors de la capitulation alors que l’une de ses unités (la 106. Panzer-Brigade Feldherrnhalle) combat sur le front de l’ouest et termine le conflit dans le bassin de la Ruhr.

Résumé d’un article d’Alexandre Thiers paru dans la revue Ligne de Front

 

Poste avancé d'une mitrailleuse MG-42
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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 15:45 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant


Panzer IV de la division qui passe derrière une batterie de campagne

COMPOSITION DE LA PANZER-GRENADIER-DIVSION FELDHERRNHALLE (20 juin 1943)

Etat-major divisionnaire
    Þ Détachement cartographique

Régiment de fusiliers et Regiment de grenadiers (même composition)
    Þ État-major
    Þ Fanfare régimentaire
    Þ Compagnie d’état-major
    Þ Peloton de transmissions
    Þ Peloton du génie (6 lance-flammes et 3 mitrailleuses légères)
    Þ 3 bataillons
            ® état-major
            ® 4 compagnies motorisées de fusiliers (4 mitrailleuses lourdes - 18 mitrailleuses légères - 3 fusils antichars - 2 mortiers de 80 mm)
            ® 1 compagnie de canons lourds d’infanterie autoportés (6 siG de 150 mm)

Bataillon blindé de reconnaissance
    Þ État-major (15 mitrailleuses légères)
    Þ Peloton lourd (6 véhicules de reconnaissance lourds Sd.Kfz. 234/3 à canon de 75mm - 6 mitrailleuses légères)
    Þ 1 compagnie d’automitrailleuses légères (18 canons de 20mm - 24 mitrailleuses légères)
    Þ 1 compagnie de reconnaissance sur semi-chenillés (16 canons de 20mm - 25 mitrailleuses légères)
    Þ 2 compagnies  lourdes  de  reconnaissance (2 mortiers de 80 mm - 4  mitrailleuses  lourdes  -  56 mitrailleuses légères - 3 canons de 75 mm)
    Þ 1 compagnie lourde sur semi-chenillé
    Þ 1 peloton de chasseurs de chars (3 mitrailleuses légères - 3 canons PaK 40 de 75 mm)
    Þ 1 section de canons légers d’infanterie (4 mitrailleuses légères - 2 canons de 75 mm)
    Þ 2 pelotons (4 mitrailleuses légères - 3 semi-chenillés Sd.Kfz. 251/9 avec canon de 75 mm)
    Þ 1 bataillon de reconnaissance (chars légers)

Bataillon de chars
    Þ État-major
    Þ État-major de batterie (3 canons d’assaut StuG)
    Þ 3 batteries de Sturmgeschütze (14 StuGe)
    Þ 1 peloton de maintenance de chars

Régiment d’artillerie
    Þ 1 État-major régimentaire et une batterie d’État-major motorisée (2 mitrailleuses légères)
    Þ 1er Bataillon    ® 1 état-major de bataillon et 1 état-major de batterie motorisée (2 automitrailleuses légères)
            ® 3 batteries automotrices (4 obusiers automoteurs Wespe de 105mm - 2 mitrailleuses légères)
    Þ 2e Bataillon    ® 1 état-major de bataillon et 1 état-major de batterie motorisée (2 mitrailleuses légères)
            ® 3 batteries automotrices (4 obusiers automoteurs Wespe de 105mm - 2 mitrailleuses légères)
    Þ 3e Bataillon    ® 1 état-major de bataillon et une batterie d’état-major motorisée (2 mitrailleuses légères)
            ® 2 batteries motorisées (4 obusiers de 150 mm - 2 mitrailleuses légères)
            ® 1 batterie motorisée (4 canons de 100 mm - 2 mitrailleuses légères)

Bataillon de DCA
    Þ État-major et état-major de batterie motorisé (1 mitrailleuse légère)
    Þ 2 batteries de DCA lourdes motorisées (4 canons de 80 mm - 3 canons de 20 mm - 2 mitrailleuses légères)
    Þ 1 batterie de DCA légère motorisée (12 canons de 20 mm - 2 mitrailleuses légères)
    Þ 1 colonne d’approvisionnement motorisée (20 tonnes)

Bataillon du génie
    Þ État-major
    Þ 3 compagnies du génie motorisé (2 mitrailleuses lourdes - 18 mitrailleuses légères - 3  fusils  antichars - 2  mortiers  de 80mm - 6 lance-flammes)
   
Þ 1 colonne de pontonniers motorisée (3 mitrailleuses légères)
    Þ 1 colonne légère du génie motorisée (2 mitrailleuses légères
)

Bataillons de transmissions
    Þ État-major
    Þ 1 compagnie de téléphonistes motorisée (6 mitrailleuses légères)
    Þ 1 compagnie de radio motorisée (4 mitrailleuses légères)
    Þ 1 colonne de transmissions motorisée (1 mitrailleuse légère)

Troupes d’approvisionnement
    Þ 2 compagnies de transport (120 tonnes) (4 mitrailleuses légères)
    Þ 3 compagnies de transport (90 tonnes) (3 mitrailleuses légères)
    Þ 1 compagnie d’approvisionnement motorisée (6 mitrailleuses légères)

Maintenance
    Þ 2 compagnies de maintenance motorisées
    Þ 1 colonne de maintenance d’approvisionnement (75 tonnes)

Administration
    Þ Bureau d’administration motorisé
    Þ Compagnie de boulanger motorisée
    Þ Compagnie de bouchers motorisée

Unités médicales
    Þ 2 compagnies médicales motorisées
    Þ 3 pelotons d’ambulances

Autres
    Þ Section de police militaire motorisée
    Þ Bureau de Poste de campagne motorisé



Char appartenant à la 7. Panzer-Division qui comme la division Feldherrnhalle fait partie du groupe d'armée Centre - début juillet 1944
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le peuple vaincra


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MessagePosté le: Ven 6 Avr - 20:03 (2012)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle Répondre en citant




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:51 (2017)    Sujet du message: La Panzer-Division-Grenadier Feldherrnhalle

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