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Douglas MacArthur

 
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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 17:45 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant



Avec sa fameuse pipe et ses éternelles lunettes de soleil, le général MacArthur est devenu une légende de la guerre du Pacifique. Mais qui se souvient qu’il aura aussi été un fougueux combattant contre les Mexicains, un officier courageux lors de la Grande Guerre, un maréchal de l’Armée philippine, un possible candidat à la Maison-Blanche, le maître du Japon ou encore le vainqueur de la guerre Corée ? Flamboyant, faraud, capricieux, hautain, volubile, égoïste, paranoïaque, colérique, facétieux, mégalomane, vaniteux, « Mac » a connu un parcours épique digne de celui d’un personnage de roman.
    Le 26 janvier 1880, Douglas MacArthur voit le jour dans l’Arkansas (Little Rock Barracks). Son père (Lieutenant-Général) est un héros de la guerre de Sécession. Descendant d’une famille écossaise (clan MacArtair et Campbell) où « les traditions de la famille se confondent avec les légendes héroïques du Roi Arthur et la table ronde… »

I/ Bercé au son du clairon

    Élevé dans le grand ouest américain dans une atmosphère militaire, il vit dans plusieurs états (Nouveau Mexique - Kansas - Texas). Âgé de seize ans, il entre à l’académie militaire de San Antonio, très sportif (tennis - football américain - base-ball), il joue chaque match comme si sa vie était en jeux, seule victoire est importante. Comme sur le terrain, le cadet MacArthur est déterminé et brillant à l’école. Il obtient un score de 97.33 points sur 100... Son avenir est tracé, ce sera West Point (école d’officiers de l’Army) qu’il intègre le 13 juin 1889. En 1893, il sort de la « Long Grey Line » (surnom des cadets de West Point à cause de la couleur de leur uniforme) comme major de promotion (2424 points sur 2470 un vrai record - battu seulement à deux reprises 25 ans plus tard).
    Affecté dans le Pacifique, il rejoint les Philippines où son père est le nouveau gouverneur. En 1904, il est promu First Lieutenant. Il intègre le Génie (persuadé de promotion plus rapide qu’au sein des autres branches de l’Army). MacArthur ne cache pas ses ambitions. Il commence sa carrière dans des îles encore insoumises, les hommes de Moro tendent des embuscades. Une malaria, attrapée lors d’une inspection à Bataan, stoppe son apprentissage. Suite à sa convalescence (San Francisco), il est nommé chef du Génie de la division Pacifique, avant d’aller à Tokyo comme aide de camp de son père (attaché militaire de l’ambassade américaine).
    Le conflit entre les Russes et les Japonais fait rage, Douglas MacArthur est fasciné par la culture japonaise et le système féodal qui régit l’Empire. Il visite tout l’Extrême Orient. Plusieurs affectations vont suivre (Wisconsin - Kansas - Michigan - Texas - Panama). Il étudie, ensuite, à l’Engineer School of Application (1906-1907) avant d’être promu capitaine (1911).
    Avec les « Blue jackets » (surnom de l’U.S. Navy du à la couleur de leur tenue de parade) et les soldats de la 1st Marine Brigade, il occupe Veracruz (ville portuaire), car les Américains veulent couper les approvisionnements aux rebelles mexicains. Combattant à de nombreuses reprises, il tue quatre rebelles. MacArthur est proposé pour la Médaille d’Honneur du Congrès ! Le 11 décembre 1915, il devient major, avant d’être le premier officier chargé des relations publiques de l’Armée américaine (1915).

II/ La Grande Guerre

    MacArthur devient chef d’état-major de la 42e Infantry Division (surnommé la Rainbow Division) grâce à des amitiés. Il prend par à la formation et à l’entraînement de l’unité. En 1917, Washington déclare la guerre à Berlin, à l’arrivée de la division en France, Douglas est colonel. Engagé dans le secteur de Lunéville, il participe au coup de main organisé par les Français (26 février 1918). Le général Bazelaire lui décerne la Croix de Guerre, c’est le premier membre de l’Americain Expeditionary Force (Corps Expéditionnaire Américain déployé en France en 1917-1918) à la recevoir. Il sera aussi récipiendaire de sa première Silver Star. D’autres décorations vont suivre : la Distinguished Service Cross (9 mars) ; nomination au grade de Brigadier Général (26 juin). C’est le plus jeune général de l’Army.
    Pour avoir participé à l’arrêt de l’offensive allemande en Champagne, on lui décerne sa deuxième Silver Star ; il obtient la troisième pour son action lors de la contre-attaque de juillet. Le 31 juillet, il commande la 84th Infantry Brigade. C’est avec celle-ci qu’il obtient sa quatrième Silver Star et une nouvelle citation française (Légion d’Honneur). Rien ne peut arrêter ce surdoué, sauf lui-même : Mac a le don d’agacer grand nombre de ces camarades ; on lui reproche ses tenues originales (rarement réglementaire) et surtout son manque de modestie. Le général Pershing (commandant en chef de l’Americain Expeditionary Force) intervient : « Qu’on en finisse avec ses stupidités. MacArthur est le plus grand meneur d’hommes que nous ayons. » MacArthur est le soldat le plus décoré (une douzaine de blessures, treize médailles et citations) lorsque le Kaiser jette l’éponge.



Le jeune MacArthur en tenue de cadet de West Point
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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 17:45 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 17:48 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

Il retourne au pays en avril 1919, après avoir participé à l’occupation de l’Allemagne. Beaucoup d’officiers retournent à la vie civile à cause de la diminution des effectifs au sein de l’Armée américaine. MacArthur est nommé Superintendant de West Point (le plus jeune depuis 1917), parvenant à conserver son grade grâce à l’appui du général Peyton (nouveau chef d’état-major). Il est à l’origine d’un bouleversement de l’enseignement afin de l’adapter aux nouvelles réalités de la guerre. Il modernise les cours, promeut le sport, et s’appui sur le dernier conflit pour l’apprentissage tactique.
    Il se marie avec Henrietta Louise Cromwell (14 février 1922) dont il divorcera sept ans plus tard.

III/ L’entre-deux-guerres

    De retour aux Philippines, il devient le chef du district militaire de Manille (1922) stoppant la mutinerie d’unités locales. Dans l’attente non dissimulée d’une nouvelle promotion, il apprend que le secrétaire à la Défense le trouve trop jeune, il s’indigne : « Trop jeune ? Alors que Gengis Khan commandait son clan à treize ans et la plus grande armée à 48, alors que Napoléon commandait l’Armée d’Italie à 28 ans et Mustapha Kémal celle de son pays à 38... » On lui donnera le surnom de « César américain » à cause d’une ambition dévorante et d’une personnalité complexe.
    Enfin devenu major-général, il revient aux USA pour diriger la région militaire du 4th Corps à Atlanta, puis du 3rd Corps à Baltimore. À ce titre, il est de ceux qui condamnent le général Mitchell en cour martiale, pour insubordination (Mitchell est général, pilote et pionner de l’aviation militaire. Affirmant pouvoir couler des navires de guerre avec des avions, il se met à dos la Navy, sa carrière fut brisée, il décède en 1936 avant le début du conflit qui validera ses idées). En 1928, Mac est chargé de formé l’équipe des Etats-Unis pour les Jeux d’Amsterdam vu qu’il est à la tête du comité olympique. Puis il prend en charge le ministère de la Défense des Philippines ; Manuel Quezón, politicien promis a un grand avenir et connaissance de son père, devient son ami.
    En novembre 1930, MacArthur devient chef d’état-major de l’Armée américaine, appuyé par le président républicain Herbert Hoover. C’est une nouvelle fois le plus jeune à  occuper ce poste, il a 50 ans. A titre temporaire, il obtient sa quatrième étoile.
    La Grande Dépression qui suit le crack de Wall Street (1929) marque fortement MacArthur qui développe un anticommunisme viscéral. En 1932, la situation (désarroi social - crise économique) a encore empiré, l’agitation populaire gronde. 17 000 vétérans de la Grande Guerre marchent sur Washington pour obtenir leur dû (n’ayant perçu qu’une solde dérisoire pendant la guerre, en 1924 ils avaient obtenu un capital garanti de 1500 dollars qui devait être versé en 1945. Du fait des difficultés financières et leur situation précaire, ils ont décidé de s’adresser aux politiques pour qu’une partie de ce bonus leur soit versé par anticipation, le gouvernement ne les entend pas). Accompagné de leurs familles, ils mettent la pression sur le Congrès, en s’installant dans plusieurs endroits de la ville sous des tentes. En juillet, un vétéran est tué par un policier. La situation dégénère. Hoover ordonne de raser les campements à l’armée et la police, persuadé que des communistes ont infiltrés le groupe. Mais cette intervention doit se faire sans violence et sans arme. MacArthur, interprétant ces ordres à sa manière, autorise l’utilisation des gaz lacrymogènes et distribue aux troupes baïonnettes, fusils, mitrailleuses et grenades. Eisenhower (commandant) est responsable de la logistique, alors que Patton doit engager ses cavaliers contre les protestataires (les Bonus Marchers).
    Dans la nuit du 28 juillet, les troupes (un bataillon de fantassins - un régiment de cavalerie - une compagnie de chars - des centaines de policiers) se déploient et donne l’assaut peu avant l’aube. Les campements sont incendiés et tout est fini en quelques heures. Les protestataires, écœurés, rentrent chez eux alors que trois corps sont évacués discrètement. Les blessés sont amenés manu-militari dans les hôpitaux. MacArthur est satisfait, alors que Hoover comprend très vite que cette action ternie un peu plus son image. De fait, il perdra les élections. Roosevelt est le nouveau président. Le président confirme MacArthur à son poste, ainsi qu’à son rang de général. Cela n’est guère étonnant, ce sont de lointain cousin.
    En 1935, l’armée américaine n’est plus que la 16e force mondiale (140 000 hommes dont 13 000 officiers), avec des budgets ridicules. Le monde s’enfonce pourtant dans le nationalisme. MacArthur organise un nouveau plan de mobilisation. Il réorganise l’U.S. Army. Après deux voyages sur le vieux continent, il déclare : « La prochaine guerre sera une guerre de mouvement. »
    Des critiques évoquent son manque de prévision (troubles en Espagne et en Chine), mais comme d’habitude il ne tient pas compte des avis des hommes politiques, des autres généraux et encore moins de ses subordonnées. Il est jugé exaspérant, médiocre et théâtral. D’autres disent de lui que son génie militaire éclipse ses défauts. À cause de son manque de modération, de ses propos fantaisistes et de son franc-parler, il est la cible du monde politique. Roosevelt, lui-même, lui dit : « Douglas, je pense que vous êtes notre meilleur général, mais que vous seriez notre plus mauvais politicien. »


MacArthur et son plus grand adversaire : Nimitz



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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 17:52 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

Son besoin de faire parler de lui, ses relations avec les journalistes, son souhait d’une montée en puissance de l’armée, son rejet du pacifisme et de l’isolationnisme qui règne à Washington, à cause de tous cela il doit quitter son poste (3 octobre 1935). De retour aux Philippines, il met en défense les îles sous protectorat américain. Il prend le commandement de la nouvelle armée crée à la suite de la semi-indépendance du pays. Le 24 août 1936, son ami le président Quezón le nomme maréchal. MacArthur exige, avant de se mettre au travail, deux choses : le même salaire que celui du président ainsi qu’un logement identique ! De plus il dessine, lui-même, son uniforme de parade.
    Le 30 avril 1937, il épouse Jean Marie Faircloth, avec laquelle il aura un fils : Arthur MacArthur IV ! Au côté du maréchal, on trouve le discret et travailleur Eisenhower. C’est à cette époque que Mac construit son image : casquette de toile, feuilles de chênes en or, pipe de maïs et lunettes de soleil. Il instaure la conscription et ouvre une école d’officiers, mais il manque cruellement de moyens et d’armements modernes. Le 31 décembre 1937, il quitte définitivement l’armée américaine avec l’approbation de Roosevelt. Il reste tout de même au commande de l’armée philippine, mais il perd l’aide d’Eisenhower qui retourne aux Etats-Unis (1939). Sa carrière semble prendre fin.

IV/ La déferlante japonaise

    Avec la menace japonaise, il réintègre l’Army en tant que lieutenant-général (27 juillet 1941). Et sur proposition de Roosevelt, il prend le commandement des troupes américaines en Extrême-Orient (QG à Manille). On comprend que MacArthur est l’homme qui connaît le mieux ce théâtre d’opération, et lui, il est conscient que les troupes dont il dispose ne sont pas suffisantes pour tenir toutes les îles contre la puissance japonaise.
    Au début du conflit dans le Pacifique (décembre 1941), 12 000 scouts philippins et 19 000 soldats américains doivent défendre 7 000 îles et îlots. Il lève 100 000 autochtones, plein de bonne volonté, mais ils manquent d’équipements. Mac demande des renforts et il reçoit 8 500 hommes. Il réclame aussi des avions : 272 bombardiers B-17 lui sont accordés mais seulement 35 arrivent aux Philippines. Le plan de Mac est simple : tenir la péninsule de Bataan ou au moins l’île de Corregidor (contrôle de la baie de Manille) jusqu’à la victoire de la flotte américaine sur son adversaire.
    Il ne peut repousser les débarquements, et pour éviter la destruction de la capitale, il l’a déclare ville ouverte. Il l’abandonne. Il replie ses troupes dans la péninsule de Bataan, où il compte résister durant une année. Il établi son poste de commandement à Corregidor. Il y reste trois mois et demi, ne se rendant sur le front qu’une seule fois. Cela lui vaut le surnom attribué par ses hommes : « Doug du Bunker » (« Dugout Dougi ») MacArthur ne prend aucun risque pour sa vie, alors que ses troupes sont pilonnées par les Japonais et que les pertes sont importantes. En vue de la chute prochaine des positions, il souhaite tenter une percée pour poursuivre une guérilla  dans la jungle, il déclare à la presse son intention « de vaincre ou de mourir ». Ses hommes résistent aux vagues successive de l’ennemi qui submergent le Pacifique. Il devient un héros national populaire et il est intouchable, mais la réalité est plus terne.
    MacArthur devient commandant en chef des forces alliées dans le Pacifique Sud (mars 1942 - nomination de Roosevelt), le président lui ordonne de quitter Corregidor pour se rendre en Australie. Il va hésiter durant 10 jours, il embarque sur le Motor Torpédo Boat PT-41 (avec sa famille, son infirmière et une dizaine d’officiers) du lieutenant John Bulkeley. Évitant les patrouilles japonaises, ils atteignent Mindanao. Ils embarquent trois jours après à bord d’un B-17 pour l’Australie, et rejoignent Adélaïde par le train. Vers le 20 mars, Mac déclare : « I came out of Bataan of I shall return » (« je suis parti de Bataan mais je reviendrai »). Cette déclaration parachève sa légende, et sa seule obsession est les Philippines, cela va jouer un grand rôle dans le débat stratégique américain.

V/ La reconquête

    Nommé commandant interallié de la zone Sud-ouest du Pacifique, son terrain d’action est l’Australie, la Nouvelle-Guinée, les Philippines, les Bismarck, les Salomon occidentales et les Indes néerlandaises. Le soutien du Premier ministre John Curtin est nécessaire pour que les Australiens (dont les troupes sont dispersées en Afrique, à Singapour ou en Indonésie) acceptent d’être commandés par un général imposé par les U.S.A.
    Tout d’abord et avant de penser à la moindre offensive, il veut empêcher l’invasion de l’Australie. L’amiral Chester Nimitz (commandant du Pacifique Ocean Area - son grand rival) a, quant à lui, une mission plus offensive. Mais grâce à ses relations à Washington, MacArthur essaie de court-circuiter en permanence son puissant « adversaire ».
    Mac débute un intense travail pour qu’on lui octroie plus de soldats et de matériels possible, parce que notre homme déclare que le front Pacifique est le plus important. Sous  la pression de la presse et l’opinion publique, Roosevelt lui assigne trois divisions supplémentaires et des avions. Mac persuade les Australiens que la meilleure défense c’est l’attaque et qu’il faut tenir Port-Moresby, alors que les Australiens voulaient établir une ligne défensive devant Brisbane. L’avancée japonaise est arrêtée en Nouvelle-Guinée, avec la participation des troupes australiennes. L’ennemi est battu sur son terrain de prédilection : la jungle.



Nimitz, qui est certainement l'un des meilleurs stratèges de la guerre, ne pourra rien face au prestige de MacArthur. Roosevelt donnera raison à Mac.
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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 17:57 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

     Le 1er novembre 1942, la piste de Kokoda est prise. C’est un tournant. L’Australie est hors danger. L’avancée nippone est stoppée.
    MacArthur est odieux avec les soldats australiens malgré la victoire et les combats dantesques menés par ceux-ci. Il limoge le général australien Allen qu’il juge trop lent, alors que celui-ci vient de vaincre à Kokoda avec seulement quelques milliers d’hommes ! MacArthur relève aussi le commandant de la 32e division américaine qui a montré des insuffisances durant les combats de Bona-Guna. Il le remplace par le général Robert Eichelberger.
    Le 29 novembre 1942, MacArthur ordonne à celui-ci : « Bob, soit vous prenez Buna, soit vous ne revenez pas vivant. Et cela s’applique également à votre chef d’état-major… ». Comme toujours, il se met en valeur au détriment de ses subordonnés. Il met en avant ses réussites, même les engagements mineurs sont passés comme de grandes victoires stratégiques. Il minimise ses erreurs et envoie des photos truquées à la presse le montrant sur les champs de batailles sur lesquels il n’a jamais mis les pieds !
    En 1943, l’attaque sur Lac poursuit l’offensive sur la Nouvelle-Guinée. Lentement et péniblement les Japonais reculent. Une année entière sera nécessaire pour mettre un terme à cette campagne excessivement difficile. Tous les moyens aériens, maritimes et terrestres sont mobilisés pour vaincre les défenseurs qui succombent quasiment tous.
    Le 25 novembre 1943, débute l’invasion de la Nouvelle-Bretagne (neutralisation de la base de Rabaul), les combats s’achèvent fin janvier 1944 dans la jungle. Durant l’année 1943, partant de Guadalcanal, les Américains reprennent les Salomon, de la Nouvelle-Géorgie jusqu’à Bougainville. Grâce à une stratégie d’attaque d’île en île (stratégie baptisée « sauts de puce »). Bougainville est conquise avec le plan « Elkton » établi par MacArthur. Rabaul est totalement encerclée. Fin 1943, le Comité des Chefs d’état-major (Joint Chiefs of Staff) ne s’est toujours pas décidé sur les suites à donner aux opérations dans le Pacifique, malgré la position défensive pris par les Japonais en tout lieu. Comme le front européen reste prioritaire, il faut économiser les forces et opter pour une stratégie qui va se dérouler sur deux fronts. Les Américains décident de lancer deux actions offensives : Nimitz (sa flotte et ses Marines) s’avancent par les îles du Pacifique central, alors que MacArthur et ses fantassins doivent terminer la reconquête de la Nouvelle-Guinée avant d’entreprendre celle des Philippines. Seul les bâtiments les plus vieux sont affectés à ce théâtre d’opérations. N’ayant à disposition aucun porte-avions, Mac lance ses fameux « sauts de puce » avec l’aide de l’aviation à terre (rayon d’action : 300 km maximum). Organisant une dizaine de débarquements le long des côtes de Nouvelle-Guinée, il prend à revers les défenses ennemies ce qui entraîne la chute des positions les unes après les autres. Il avance au rythme des constructions d’aérodromes. Au vue de ces actes spectaculaires, tel que sa visite en première ligne lors de l’attaque contre les îles de l’Amirauté (mars), il continue de soigner son image. Cette stratégie du « sauts de puce » est lente (480 km en 20 mois) et couteuse (24 000 hommes perdus), mais moins importantes que lors d’autres assauts (Tarawa - Guam).
    Avec deux mois d’avance, l’archipel de l’Amirauté est reprise, grâce à cela MacArthur fait accepter un plan audacieux : attaquer directement Hollandia, base principale nippone, à plus de 600 km des pointes alliées. Reckless (nom de l’opération) est très bien planifiée grâce au déchiffrage des messages ennemis dont le code est cassé depuis longtemps. La totalité des appareils japonais sont détruits (au sol ou en vol) et deux divisions débarquent le 22 avril 1944. Rapidement des pistes sont construites ; Biak tombe le 27 mai, Morotai  le 17 septembre, avec des pertes minimes. Évidemment, MacArthur organise un voyage avec la presse, il se montre en train de visiter ses soldats durant les combats au mépris de sa propre sécurité, misant sur sa chance légendaire… ainsi qu’un détachement de sécurité et d’une dizaines d’avions sillonnant les cieux pour écarter le moindre risque ! Malgré tout, il reste un stratège d’exception et un très grand général. Maintenant, son avance s’effectue plus rapidement (une dizaine de débarquements en une centaine de jours ; 9 500 soldats perdus). Les restes des 14e Armée nippone (30 000 soldats sur 140 000) sont isolés dans les montagnes de Nouvelle-Guinée, alors que 57 000 marins et 39 000 marins sont totalement coupés du monde à Rabaul. Cette campagne n’est officiellement achevée que le 31 décembre 1944, malgré des opérations aux Philippines.
    Au bout de deux ans de durs combats, MacArthur est parvenu à stopper la ruée japonaise, et même à les vaincre. Mais il ne contrôle que de faibles forces comparés aux autres front, ce qu’il ne supporte pas. Il veut changer cela, c’est pourquoi il organise une intense campagne de presse aux USA qui montre à la population un Douglas MAcArthur abandonné et devant lutter seul contre un ennemi aussi puissant que dangereux. La réaction est rapide : de précieuses unités, de nombreux avions ainsi que des navires partent pour l’Australie, alors que les combats se poursuivent en Afrique du Nord et que les Alliés envisagent un débarquement en Europe de l’ouest.

VI/ « I shall return »

    En février 1944, les Gilbert et les Marshall sont conquises, la barrière des Bismarck a cédé. À la conférence du Caire, les Alliés hésitent sur les choix stratégiques en Asie. En effet, une lutte d’influence entre l’Army de MacArthur et la Navy de Nimitz et King existe sur la suite des opérations. Le Comité des Chefs d’état-major est sous pression.


Mac avait dit "Je reviendrai !"


La meilleur arme de MacArthur : les reporters de guerre


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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 18:00 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

Encore une fois, les plans font l’objet de tergiversation et de longues négociations. Comme Mac l’a promis, il veut reconquérir les Philippines alors que la Navy préconise de s’emparer de Mindanao et Saipan seulement, afin d’attaquer Formose (Taïwan) pour s’en servir de base d’attaque pour le Japon. Une nouvelle fois, Mac se sert de ses relations et essaie de mettre les journalistes de son côté en affirmant l’obligation morale pour les USA de reprendre les Philippines. Le 26 juillet 1944 à Pearl Harbour, il est convoqué par Marshall pour en discuter. Mac se retrouve devant Roosevelt. Douglas déclare : « les Etats-Unis vont me haïr se je ne respecte pas ma parole. » Il menace le président (à mots couverts) qui est sur le point de débuter une campagne électorale : « mais le pays ne pourrait ne pas oublier que vous avez laissé 17 millions de chrétiens sujets américains sous le joug des conquérants jusqu’à la signature du traité de paix. » Mac veut tenir sa promesse et il veut que la Navy avance seul vers le Japon. À cause de la présence de partisans de Mac au Congrès, et de la popularité dont jouit le général au pays, Roosevelt ne veut pas mécontenter celui-ci, surtout que les élections présidentielles approchent. Roosevelt accorde la conquête des Philippines (de toute manière utile et peut être moins risqué que Formose) pour éviter la possible candidature de Mac à la Maison-Blanche ainsi que ses déclarations fracassantes.
    Prenant connaissance du renforcement des défenses aux Philippines, la décision est prise d’avancer les opérations et d’obliger Nimitz à prêter ses précieux navires. La flotte de l’amiral Halsey est utilisée pour anéantir les forces aériennes nippones, alors que les axes de ravitaillements maritimes sont coupés par l’aviation et les sous-marins. Ce carnage saigne à blanc le reste de la marine marchande japonaise. Ce succès entraîne les Américains à négliger les opérations secondaires sur Mindanao et à s’élancer au cœur de l’archipel (Leyte). MacArthur se dit prêt pour l’opération à la mi-octobre. Il recommande une attaque sur Luçon deux mois après, puis bondir sur Kyushu ! Nimitz, sous la pression de certains amiraux en accord avec MacArthur, se résigne ainsi que King à collaborer avec MacArthur, contraints et forcés.
    À l’aide des renseignements, généraux et amiraux s’entendent. Le 1er septembre, Marshall fait accepter les propositions de MacArthur et rejette la demande de King de permettre à Nimitz de mener son action contre Formose. Les objectifs sont les suivants : Luçon le 20 décembre 1944 - Iwo Jima  et Okinawa début 1945. MacArthur a gagné, la Navy s’est inclinée !
    Le 20 octobre 1944, les Américains débarquent sur les plages de Leyte, la reconquête des Philippines débute. C’est le jour de gloire de Mac. Il dispose de 650 bateaux, 165 000 hommes (6th Army du général Krueger) et 2 500 avions ! De plus la flotte de l’amiral Halsey (100 bâtiments, un millier d’appareils embarqués) est en soutien pour intervenir en cas de réaction ennemie. C’est la première fois que MacArthur dispose d’une telle force navale. Soignant son retour avec la présence de nombreux photographe, il gagne la plage en marchant dans l’eau, entouré de son état-major, et devant un micro, il s’écrit : « Peuple des Philippines : je suis de retour. » Il enchaîne avec un discours digne d’un prophète : « L’heure de votre rédemption a sonné. Ralliez-vous à moi ! Levez-vous et frappez ! La main de Dieu vous montre le chemin. Suivez-la jusqu’au divin Graal de la victoire des Justes. » La légende est définitivement en marche. Il obtient sa cinquième étoile, véritable consécration dans l’Armée américaine et qui nomme très peu de généraux à ce grade (18 décembre 1944 - Seuls Marshall, Eisenhower, Bradley, l’amiral Nimitz ont atteint ce grade - pas de grade de maréchal dans l’U.S. Army). Le 25, Leyte est conquise ouvrant la route des Indes néerlandaises et ses précieuses matières premières. La flotte japonaise est moribonde.
    Alors que King veut attaquer Formose, MacArthur parvient une nouvelle fois à persuader Roosevelt et Nimitz : « La réoccupation de tout l’archipel des Philippines est une obligation nationale et une nécessité politique ! »
    Puis, ses troupes prennent pied sur Mindanao, avant d’attaquer Luçon afin de reprendre Manille. Yamashina (général japonais) dispose de la 14e armée (262 000 hommes) pour défendre un vaste périmètre et manque de ravitaillement. Il ne sait pas où MacArthur va attaquer. MacArthur est à la tête de la plus grande armée du Pacifique : la 6th Army de Krueger (200 000 hommes sans compter les réserves). L’amiral Kinkaid dispose de 850 navires, Halsey avec ses Task Forces maîtrise les mers et le ciel pour contrer toute intrusion ennemie. Bien que le débarquement dans la baie de Lingayen se déroule sans encombre, la progression est plus rude, sans oublier les lourdes pertes subies par la marines à causes des Kamikazes. Comme à Leyte, MacArthur foulera l’île quelques heures après le débarquement, content de la réussite d’une opération amphibie combinée délicate. Manille est reconquise après trois semaines de combats de rues (février 1945). Chaque maison est transformée en fortin, chaque rue est minée et barrée, c’est les premiers grands combats de rues des Américains dans le Pacifique. Le 3 mars, la ville est débarrassée du dernier envahisseur. La garnison ennemie a été  détruite, 1 000 Américains sont tués et 5 500 sont blessés. À cela s’ajoute 100 000 civils tués. MacArthur établit un gouvernement provisoire le 28 février 1945, il déclare devant une assemblée de notables philippins : « Mon pays a tenu parole. » Bataan tombe aussi, et Corregidor est reconquise grâce à un assaut aéroporté combiné à un débarquement. Le 2 mars, le général préside la montée des couleurs, le colonel Jones (chef des parachutistes) déclare : « Mon général, voici la forteresse de Corregidor. »


MacArthur - Roosevelt - Nimitz


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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 18:05 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

VII/ Next stop : Japan

    La promesse de MacArthur n’est qu’en partie tenue, il faut libérer le sud du pays, même sans l’aval de Washington, qui une nouvelle fois ferme les yeux pour ne pas contrarier le futur conquérant du Japon. De février à avril 1945, la 8th Army du général Eichelberger n’effectue pas moins de 38 débarquements dans l’archipel ! Cinq mois et 57 opérations plus tard, MacArthur s’empare des îles (de Samar à Jola) en se montrant souvent en première ligne. La dernière opération à lieu le 12 juillet lorsque les soldats mettent pied à terre dans la baie de Sarangani afin de reconquérir Mindanao (premier objectif des plans initiaux alliés). Pour libérer l’ancienne colonie, les Américains dénombrent 62 000 soldats perdus alors que du côté japonais le nombre de tués est de 450 000 soldats, plusieurs milliers d’avions détruits et la majeure partie de sa marine.
    Le 3 avril 1945, il est nommé commandant en chef des forces américaines dans tous le Pacifique. Son QG est à Manille, de là il dirige les forces de l’Armée de terre et de l’aviation, alors que Nimitz dirige toute la Navy. C’est de Manille que MacArthur planifie l’invasion du Japon tout en lançant des raids aériens dévastateurs, alors qu’Okinawa tombe et devient la future base de lancement pour l’attaque contre le Japon. Le 1er novembre 1945 doit débuter l’invasion de Kyushu (opération Olimpie), suivie de l’attaque sur Honshu et Tokyo, le 1er mars 1946.
    À la capitulation du Japon, MacArthur reçoit le commandement de toutes les forces alliées dans le Pacifique. Il fait figure de véritable vainqueur de l’Empire du Soleil levant, et cette nomination lui permet d’être le chef de cérémonie pour la signature de la reddition japonaise sur le cuirassé Missouri (2 septembre 1945). Il atterrit à Atsugi où 20 000 soldats japonais lui présentent les armes. Un arbitrage présidentiel a été nécessaire pour faire de MacArthur  le représentant allié à la place de Nimitz. Le discours du « César américain » est emprunt de retenu : « C’est mon espoir le plus sincère, et effectivement l’espoir de toute l’humanité, qu’à partir de cette occasion solennelle un monde meilleur émerge du sang et du carnage passé, un monde dédié à la dignité de l’homme et la réalisation de son le plus cher de liberté, de tolérance et de justice. Aujourd’hui les canons se sont tus. Une grande tragédie est terminée. Une grande victoire a été remportée. Les capacités de destructions du potentiel militaire obtenus grâce à la découverte scientifique ont atteint un point qui nous oblige à réviser nos conceptions traditionnelles de la guerre. Nous avons eu notre dernière chance. Si nous ne parvenons pas à concevoir un système plus vaste et plus équitable pour maintenir la paix, l’Armageddon est pour demain… à moins que l’esprit ne triomphe, tout sera perdu, même la chair ! »

VIII/ L’après-guerre

    Nommé commandant suprême des forces alliées au Japon, il a le pouvoir absolu sur le pays. Les instructions présidentielles sont : « à dater du moment de la capitulation, l’autorité qu’ont l’Empereur et le gouvernement japonais pour diriger l’Etat vous sera subordonnée et vous prendrez toutes les mesures que vous estimerez propres à rendre effectives les conditions de la capitulation. Étant donné que votre autorité est absolue, vous ne tolérerez pas que, du côté japonais, on puisse mettre en question sa portée. »
    Il relance l’économie nippone et bouleverse la société basée sur la féodalité. L’aura de l’Empereur n’est pas touchée, même si son pouvoir est diminué, pour ne pas trop déstabiliser le pays meurtri et qui a perdu ses repères. Mac évite une épuration sanglante en organisant le procès de Tokyo (condamnation de 40 criminels de guerre), mais il permet à plusieurs personnalités (dont des membres de la famille impériale) d’’échapper à de lourdes peines. Le Japon est aujourd’hui, encore, régit par la Constitution mit en place par Mac, la vie politique pluraliste est aussi relancée. Le 3 mai 1947, la Constitution entre en application : elle rabaisse le pouvoir de l’Empereur, elle interdit la guerre au Japon ne lui autorisant qu’une force défensive, les femmes sont affranchies, les droits de l’homme reconnus, la discrimination prohibée…
    Mac évite, grâce au soutien d’Harry Truman (33e président des Etats-Unis) l’intrusion de l’URSS dans le Pacifique. Il est reçu par l’Empereur Hiro-Hito qui demande que son peuple obéisse à Mac. Le redressement du Japon est son affaire personnelle. C’est l’apogée de sa carrière, il le doit à sa ténacité, ses relations, son intelligence mais aussi à une part de chance. Répondant à un ami journaliste à propos de sa carrière, il déclare : « Je pense que c’était la destiné. » (1950)
    Le 25 juin 1950, la Corée du Nord attaque sa sœur du sud. Les nouvelles d’une défaite de la Corée du Sud parviennent à Washington, Mac en rajoute : « l’affaire a pris l’ampleur d’une opération très sérieuse… mes prévisions : effondrement complet imminent. » Se rendant sur le front, il est conscient de la nécessité d’un envoi de renforts. Le Président autorise l’envoi de troupes américaines du Japon et d’Okinawa pour stopper l’avancée ennemie. Les Nations Unis soutiennent les USA (boycott du siège de l’Union Soviétique à cette époque), ainsi  de nombreux contingents sont formés et engagés.


Fin avril 1945, le général est de retour à Corregidor


Mac signe la capitulation du Japon à bord du cuirassé Missouri

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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 18:08 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

Le Comité des Chefs d’état-major le recommande comme chef suprême des forces des Nations Unis. Mac demande au général Walker (commandant de la 8th Army), de stopper l’envahisseur. Avec l’arrivée de renfort, le port de Pusan est tenu de justesse. Mac tient la promesse faite au président Syngman Rhee qui était de défendre la Corée du Sud comme s’il s’agissait de la Californie. Il demande, par un appel radio, à Kim II Sung de respecter les lois internationales sur les prisonniers de guerre. Mac, de nouveau sur les sentiers de la guerre, utilise son arme préférée : la presse.
    Le 15 septembre 1950, il dirige une opération amphibie : les Marins débarquent près du port d’Inchon (flancs et arrières de l’ennemie) ce qui force les Nord Coréens à une retraite. Mac déclare : « la Navy et les Marines n’ont jamais autant brillé que ce matin. » Il visite le champ de bataille le 17. Le 28, Séoul est repris après de rude combat de rues. Le 29, Mac réinstalle le président Rhee dans la capitale. Malgré, les hésitations onusiennes, les Américains chassent les Nord Coréens et ne s’arrêtent juste avant la rivière Yalu (frontière chinoise). Pyongyang tombe le 19 octobre, le territoire des communistes se restreint, le vainqueur organise une conférence de presse dans la capitale ennemie.
    En plus de vaincre les Nord Coréens, il continue son action au Japon ! Au courant de l’évolution militaire, il va souvent au front avec son appareil (le Bataan), il veut anéantir la Corée du Nord. Mais pour cela, les unités se rapprochent de la frontière chinoise, et la Chine accueille les troupes coréennes qui retraitent. Zhou Enlai (représentant chinois) menace d’une intervention en cas de trop grand succès occidental. Mac fait pression sur Truman, qui hésite, pour une victoire totale malgré la menace chinoise. Autorisant ses troupes à avancer au plus loin, le Conseil de Sécurité de l’ONU lui permet d’unifier la Corée (4 octobre). Marshall (Secrétaire d’Etat à la Défense à Washington) l’autorise à continuer même s’il rencontre des unités chinoises ! La situation dégénère, la Chine réitère ses avertissements.
    Le 10 octobre 1950, Truman convoque MacArthur à Wake. Lors d’un entretien de deux heures, le maréchal philippin  dit que le danger chinois n’est pas réel et qu’il faut anéantir l’ennemi. Mac espère être vainqueur en diminuant l’ampleur de la menace, mais ce qu’il ignore c’est que 180000 soldats chinois commencent à franchir le fleuve Yalu (durant l’entretien). Mac continue d’envoyer ses hommes toujours plus  loin vers le nord-ouest pour prendre en tenaille  les restes des unités nord-coréennes. Le 3 novembre, Mac ordonne à la 24th Infantry Division d’avancer vers le Yalu rapidement, la division se fait étriller. Au même moment, la 1st Cavalry Division affronte cinq unités chinoises et les Marines sont submergés par trois divisions chinoises. Mac planifie l’offensive sur Yalu pour le 25 novembre, négligeant l’ampleur de l’attaque chinoise : Pékin avoue la présence de ses troupes sur le sol nord-coréen. Le 26, les chinois lance une contre attaque. La 8th Army évite la destruction grâce au sacrifice des Turcs, des Britanniques, des Sud coréens et de la 2th Infantry Division. Les combats hivernaux sont rudes et une retraite de 400 km ne peut être évitée. Séoul est reconquise par les communistes. Les occidentaux repoussaient vers le Sud, parviennent à éviter la catastrophe. Mac réagit avec force, les Américains et les Sud Coréens stabilisent le front autour du 38e parallèle. Mac demande la permission d’utiliser les frappes aériennes voire atomique sur la Mandchourie et les villes chinoises pour en finir avec la bataille de position. Mac veut entrainer les USA dans un conflit contre la Chine, alors que la paix mondiale n’a que cinq ans. Truman refuse la demande de Mac d’envoyer trente à cinquante bombes nucléaire sur le sol ennemi.
    Le 21 mars 1951, le Comité d’état-major averti MacArthur que « la Corée du Sud étant maintenant libérée, les Nations Unies sont prêtes à discuter les termes d’un arrangement. » Le général revanchard est excédé. Il fait des déclarations alarmistes à la presse, se lançant même dans une campagne contre la Maison-Blanche avec ses appuis politiques (les Républicains). Il met tout en œuvre pour obtenir carte blanche pour la victoire totale, quitte à attaquer la Chine. Il envisage d’utiliser les Nationalistes de Taïwan soit pour attaquer les Chinois soit pour renforcer les positions onusiennes. Washington tente de trouver une solution diplomatique pour mettre un terme aux combats, alors que Mac fait une déclaration provocante à l’encontre des Chinois en les menaçant d’invasion et d’anéantissement ! Malgré un rappel à l’ordre sur les procédures de déclarations publiques (le 24 mars), Mac continue. Un député révèle alors que Mac critique la limitation de la guerre par le président, dans des courriers. Truman, excédé par le personnage et son manque de discipline depuis de nombreuses années, n’hésite pas face à ces actes d’insubordination : après avoir consulté ses conseillers et des chefs militaires, Truman annonce  à la presse le rappel de Mac dans la nuit de 9 avril. Déclenchant une tempête politique, le rappel de MacArthur coutera les élections à Truman. Ridgway remplace Mac au Japon. Hiro-Hito et 250 000 japonais viennent saluer Mac à l’aéroport lors de son départ.



MacArthur et l'Empereur Hiro-Hito

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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 18:11 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

VIII/ La fin d’un grand

    À son retour après onze années d’absence, Douglas reçoit le soutien de ses concitoyens, il espère, avec cela, l’investiture pour les présidentielles de 1952. Lors d’un discours de la devant la Chambre, il énonce ses principes anticommunistes (19 avril 1951), il est ovationné. Deux millions de lettres de soutien au héros national sont reçues par les Sénateurs. Washington sort un rapport sur les propositions de bombardements nucléaire de Mac. Il perd beaucoup de considération. Au début le duo Taft-MacArthur est préconisé par les Républicains qui optent finalement pour le brillant ex-second du général : Ike Eisenhower. Si Taft avait gagné les élections, Mac aurait été vice-président puis président, car Taft décède quelques mois après les élections.
    Déçu, il se retire à New York, y faisant quelques discours. Il écrit, voyage (retourne par deux fois aux Philippines). Le président Kennedy le consulte lors de l’incident de la Baie des Cochons. Mac conseille aussi Kennedy de pas s’engager trop profondément dans la défense du Viêtnam. Il le redira à Lyndon Johnson, son successeur.
    En 1955, le président est autorisé, par une loi, à promouvoir Mac au rang de général des Armées, il serait le seul à avoir six étoiles. Mac refuse. Mac décède le 5 avril 1964, il a droit à des funérailles  nationales avec convoi funéraire (garde d’honneur et 150 000 anonymes). Il est enterré à Norfolk en Virginie.
    Mac est l’un des meilleurs généraux américains de la Seconde Guerre mondiale. Malgré la défaite aux Philippines, il s’est vu confier un grand théâtre d’opérations et à forces d’intenses pressions et de déclarations virulentes, il obtient de puissants moyens, concurrençant Nimitz dans sa course au Japon. Apprenant de ses erreurs, il dirige de complexes opérations amphibies et mène ses hommes à la victoire. Maître du Japon vaincu, il le met sur les rails de la modernité. Ses idées ne lui permettent pas de briguer l’investiture suprême de son pays, mais à sa mort, il entre dans la légende militaire américaine.

Résumé d’un article de Raphaël Schneider publié dans la revue Ligne de Front


Le président Truman remet une Distinguished Service Medal à MacArthur

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MessagePosté le: Lun 23 Jan - 02:20 (2012)    Sujet du message: Douglas MacArthur Répondre en citant

ah oui mac arthur  c est un sacré général disons atomique ! Laughing      superbe bio !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:09 (2017)    Sujet du message: Douglas MacArthur

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