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LA LVF

 
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 19:17 (2011)    Sujet du message: LA LVF Répondre en citant

LES « LEGIONS DE FRANCAIS CONTRE LE BOLCHEVISME »

    Le 22 juin 1941, Hitler lance l’opération « Barbarossa » avec pour objectif la conquête d’un espace vital à l’Est. Elle est surtout présentée par la propagande comme une action préventive contre le danger communiste qui menacerait l’Occident. Dans cette optique la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande ou encore la Hongrie vont envoyer des troupes pour aider la Wehrmacht. C’est également la raison qui poussera des milliers de Français à partir se battre sur l’Ostfront.
    Cette annonce provoque dans les milieux collaborationnistes français une certaine euphorie. Doriot, Déat, et Deloncle, principaux leaders, lancent presque en même temps un appel pour qu’un contingent français soit créé et participe à ce qu’ils estiment être une croisade antibolchévique.
    Le 5 juillet 1941, Hitler accepte l’engagement des Français mais seulement pour appuyer sa propagande. Mais cet engagement est vu avec réticence du côté Allemand : l’occupant n’est pas prêt à armer une formation française, et ne veut pas des « vaincus de 40 » dans ses rangs. La Wehrmacht autorise la création d’une force symbolique de 15000 hommes, mais il est hors de question d’y intégrer des prisonniers de guerre. Il n’est pas question non plus de contre partie à cette collaboration.

I/ Une création politiquement confuse

    Sans aucun accord officiel du gouvernement, la « Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme » est créée le 8 juillet, 15 jours après le début de l’opération « Barbarossa », avec le statut d’association loi 1901.
    Le gouvernement de Vichy ne voit pas cette action d’un bon œil, car on craint un possible coup d’Etat. En effet Deloncle était un des dirigeants de la « Cagoule » (groupe terroriste d’extrême droite des années 1930??), puis son action continue avec le Mouvement Social-Révolutionnaire (MSR) parti d’inspiration fasciste créé en 1940. Le 5 novembre 1941, le Maréchal Pétain envoie une message d’encouragement aux légionnaires sur le front, même si le Maréchal ne soutient cette entreprise qu’avec ambigüité et modération, il critique même le port de l’uniforme vert-de-gris. Le gouvernement interdit aux officiers de l’armée d’active de s’engager dans le LVF.
    Le 9 juillet, Eugène Deloncle est nommé président du comité central de la Légion en Zone occupée. La LVF est financée par des dons de particulier pour l’heure, par l’émission des timbres en sa faveur, mais surtout le soutien de l’ambassade d’Allemagne. Grâce à cela, de nombreux bureaux de recrutement sont ouvert sous le patronage du PPF (Parti Populaire Français) de Doriot et du MSR de Deloncle sur tout le territoire français. Cette initiative est méprisée et les bureaux seront bien souvent vandalisés. Le 18 juillet 1941 au Vel d’Hiv, une manifestation d’information sur la LVF est organisée regroupant 10000 spectateurs.

II/ Critères de sélection drastiques

    Pour s’engager dans la LVF, les hommes doivent être âgés de 18 à 40 ans, avoir fait leur service national, d’être de souche aryenne et de s’engager à titre individuel. Malgré ces critères, certaines personnes n’auront que 16 ans et même des Antillais seront engagés. En plus de ces premiers critères, il faut présenter un casier judiciaire vierge et être en parfaite santé. Les Allemands imposent une visite médicale qui va écarter de nombreux candidats (sur 1769 candidats, 800 recrues potentielles sont écartés pour des problèmes dentaires). Les soldes sont honorées par le gouvernement allemand et sont égal à celles de la Wehrmacht. Plusieurs escroqueries ont lieu car après qu’une prime soit versée aux engagés certains disparaissent après l’avoir perçue sans craindre d’être poursuivi car la LVF est une association. Il faut avoué que le recrutement est laborieux.
    Lors de la cérémonie du 3 septembre, Deloncle remet au colonel Ducrot, commandant le détachement, un drapeau français avec l’inscription « Honneur et Patrie ». Le 4 septembre, un contingent comprenant 25 officiers et 803 sous-officiers et hommes de troupes partent de la gare de Versailles, parmi eux se trouve Jacques Doriot. Le convoi part en direction de Déba en Pologne. Ils sont accueillis par le colonel Roger Labonne et le capitaine Antoine Casabianca, en uniforme allemand, le 8 septembre.

III/ L’instruction

    Les motivations de ces jeunes recrues est très variées. On trouve au côté de militants collaborationnistes, des personnes voulant défendre la civilisation occidentale, des aventuriers et des criminels cherchant une nouvelle virginité à l’Est. Mais la motivation essentielle reste la solde.


UNE AFFICHE DE LA LVF
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 19:17 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 19:21 (2011)    Sujet du message: LA LVF Répondre en citant

    Au camp, un détachement allemand, comprenant 60 interprètes, est chargé de leur instruction. Pendant deux mois, les Français suivent un entraînement physique intense avec des exercices continuellement répétés pour que les hommes soient aptes à exécuter tous les ordres reçus sans hésiter. Comme la France n’est pas en guerre contre l’URSS, le port de l’uniforme allemand est obligatoire, même si cela est difficile pour certains , par contre l’instruction se fait en français. Le livret d’information de recrutement précise : « la France n’étant pas en guerre ave  l’URSS, les volontaires seraient considérés comme francs-tireurs s’ils se battaient sous l’uniforme [allemand] », c’est l’argument improbable car c’est le peloton d’exécution qui est réservé aux francs-tireurs. Pour se différencier, les volontaires arborent, sur la manche droite, un écusson tricolore. Le 20 septembre, un second contingent regroupant 27 officiers, 150 sous-officiers et 615 hommes de troupes (commandant Girardeau) rejoint ce premier bataillon.
    Après l’office religieux du 5 octobre, les engagés prêtent serment, obligatoire dans l’Armée allemande : « Je fais le serment solennel devant Dieu d’obéir strictement au chef des armées allemandes et alliées, Adolf Hitler, dans la lutte contre le bolchévisme et d’être prêt à tout instant à faire en brave soldat le sacrifice de ma vie ». La Marseillaise et la Deutschland uber Alles mettent fin à la cérémonie.
    Un troisième contingent arrive le 12 octobre dans le but de former la compagnie d’état-major régimentaire et deux autres compagnies (une de mortier et une de canon de 37mm). 2600 hommes sont rassemblés à Déba fin octobre.
    Dans la nomenclature de la Heer, la LVF devient l’Infanterie-Regiment 638 de la 7. Infanterie-Division (4ème armée allemande) commandée par le général von Gablentz. Un certain nombre de défection sont à noter au sein de la LVF à cause du port de l’uniforme allemand et la prestation de serment. De Brinon rend visite à la LVF, fin octobre, signe d’une volonté de l’Etat français d’une officialisation de l’unité.

IV/ Départ pour le front

    Fin octobre, le 1er bataillon et l’Etat-major rejoignent le secteur de Moscou. Le 1er novembre, ils arrivent à la gare de Smolensk, puis parcourent 200km à pied pour gagner Viazma. Leur progression est lente à cause de la boue, leur premier ennemi, et oblige les volontaires à faire des efforts énormes. Viazma est atteint le 23 novembre, puis ils rejoignent Moscou. Un second ennemi apparait : le froid, précoce cette année-là, la température descend jusqu’à -52° par moment. Leur équipement n’est pas du tout prévu pour ces températures. De plus, un tiers des hommes est atteint de dysenterie. À leur arrivée sur le front, on dénombre 400 engagés indisponibles soit pour maladie, soit victimes de gelures  ou tout simplement perdu.
    Après plusieurs jours d’attente, l’ordre de lancer l’assaut est donné le 1er décembre. L’objectif de la LVF est l’occupation de Djukovo qui est défendu par la 32ème division sibérienne, bien équipée et appuyée par de l’artillerie lourde. Le 1er bataillon se lance à l’assaut, il tourne rapidement à la tragédie, car n’ayant pas d’équipement d’hiver ni un appui blindé. Les légionnaires sont la cible de l’artillerie ennemie, et ne peuvent traverser le lac gelé. Après une seule semaine de combat, le 1er bataillon doit être remplacé. Le bilan est lourd : deux sous-officiers tués, le capitaine Lacroix est grièvement blessés. Le bataillon dénombre 65 morts, 120 blessés et 300 malades du à la dysenterie sur les 700 légionnaires ayant participé aux combats.
    La contre-attaque soviétique, du 5 décembre, oblige les Allemands à battre en retraite, alors que la LVF est retirée du front à cause d’un manque d’organisation et d’effectif, le 7 décembre. Les critiques ne se font pas attendre au sein de la 7. Infanterie-Division : « les hommes font généralement preuve de bonne volonté mais manquent de formation militaire. Les sous-officiers sont bons en général mais ne peuvent pas être vraiment actifs, car leurs supérieurs sont inefficaces. Les officiers sont incapables et recrutés seulement selon les critères politiques. Une amélioration ne peut seulement être obtenue que par le renouvellement du corps des officiers et une forte formation militaire ». La LVF est démoralisée et déconsidérée, elle suit la retraite allemande vers Smolensk dans des conditions difficiles. Ensuite, elle est regroupée en Pologne.

V/ La lutte contre les partisans

    Les Allemands prennent des mesures radicales pour remanier la LVF. Au printemps 1942, la LVF est reformée avec les rescapés de l’hiver et plusieurs centaines de nouveaux volontaires. Elle subit une véritable mutation . 1500 recrues (les plus âgés et les plus faibles) sont renvoyées en France, ce qui assaini le régiment idéologiquement. Chaque volontaire s’engage à ne plus participer à des activités politiques. Dans le mois de mars 1942, les deux premiers bataillons fusionnent pour former le nouveau 1er bataillon à trois compagnies de fusiliers-voltigeurs, comprenant  753 hommes. Il faut y ajouter 150 hommes qui forment un groupe de transmissions, une section antichar et une section de mortier. On y adjoint aussi un 3ème bataillon qui est en cours de constitution à Déba. Le colonel Labonne est quant à lui limogé à cause de sa gestion des opérations en Russie qui est fortement critiqué, mais pour faire bonne figure il est décoré de la Croix de fer.



UNE JEUNE RECRUE DE LA LVF, A PEINE 15 ANS
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 19:25 (2011)    Sujet du message: LA LVF Répondre en citant

    La LVF va être utilisée dans la lutte contre les partisans, l’Armée allemande n’a aucune expérience dans ce type d’opérations. Ces deux bataillons (1500 hommes) vont se battre séparément jusqu’aux printemps 1944. Ils participeront à une longue liste d’opérations et de réquisitions s’apparentant à des pillages.
    Pendant ce conflit, les partisans sont de plus en plus nombreux (30000 en 1941, 250000 en 1944) et de mieux en mieux armés. Cette armée invisible évolue dans les vastes forêts qui couvre un tiers de la Biélorussie. C’est là que la LVF va mener ses opérations. De chaque côté, des atrocités sont commises. Aux mutilations exercées par les partisans à l’encontre des légionnaires, la LVF répond par le viol, le massacre de civils et l’incendie de village. Aux vues de ces excès de violences, les Allemands jugent plusieurs légionnaires et en condamnent certains à mort.
    Dans la région de Briansk, le 3ème bataillon est engagé dans des opérations de répression (peu efficace) contre les partisans dont les activités sont en augmentation au printemps 1942. Puis, il surveillera la voie de communication entre Minsk et Smolensk. Le 17 juillet, le 1er bataillon quitte le camp de Kruszyna, et aux côtés d’unités allemandes, il va participer à l’opération « Greif » en Biélorussie. Du 13 au 23 aout 1942, il participe à réduire la poche de Vitebsk -  Orcha - Smolensk où 5000 partisans se cachent. Les légionnaires regagnent Smorski, après 20 jours de lutte et y prennent leurs quartiers d’hiver.

VI/ L’intermédiaire de la Légion tricolore

    Jacques Benoist-Méchin (secrétaire d’Etat du gouvernement de Laval) conseille de créer une formation militaire indépendante en juin 1942. Cette formation payé par l’Etat, accueillerait des militaires de l’armée d’armistice ou de l ’armée d’Afrique du Nord contrairement à la LVF. Cette proposition a deux objectifs : récupérer de manière officielle la LVF et augmenter la collaboration avec l’Allemagne.
    Le 22 juin 1942, la « Légion tricolore » voit le jour après que Pétain et Laval aient donné un accord de principe. Benoist-Méchin devient le président du comité centrale de la Légion tricolore, après avoir obtenu la transformation du comité centrale de la LVF en ce nouveau comité. L’ambassade allemande, dont l’ambassadeur Otto Abetz vieille connaissance de Benoist-Méchin d’avant guerre, et la Waffen-SS donnent leur accord pour la création de cette formation. Seul le Haut commandement de la Wehrmacht n’a pas encore donné son aval, mais c’est le plus important.
    Après avoir obtenu un accord tacite de l’OKW, le secrétaire d’Etat croit avoir levé tous les obstacles pour créer l’unité. La Légion tricolore est créée par la loi du 18 juillet 1942, le colonel Puaud en prend le commandement et promesse lui est faite d’être nommé général lorsque les effectifs le permettront.
    Une campagne d’affichage touche toutes les communes françaises et même une émission radio quotidienne est consacrée à l’unité. On confie la mission de promotion de l’unité à Joseph Darnand auprès des SOL (Service d’Ordre Légionnaire, ancêtre de la Milice) et des membres de la LVF en Pologne. Le général Bridoux (ministre de la guerre) donne des consignes pour faciliter l’adhésion des militaires de l’armée d’armistice. Pour faire connaître la formation à la population, « les amis de la Légion » voit le jour, c’est un organisme civil.
    Les volontaires se trouvant en Zone occupée doivent se rendre à la caserne de la Reine à Versailles, alors qu’en Zone libre c’est la caserne des Augustins à Guéret qui est désigné pour les volontaires de cette zone et ceux d’Afrique du Nord. Un certain succès est rencontré auprès des jeunes officiers de l’armée d’armistice. Par rapport à la LVF, un compromis est trouvé pour le port de l’uniforme : au front c’est la tenue Feldgrau qui est retenue, alors que la tenue kaki de l’armée française est autorisé en France. Sur la tenue on trouve l’insigne de l’unité : un aigle en or étreignant la foudre dans ses serres qui rappelle la campagne de Russie de la Grande Armée Impériale ; les fanions de couleurs clairs font références aux drapeaux de 1793 et l’hymne de l’unité est la « Marche consulaire » ; tout cela n’est pas sans rappeler l’histoire de France. Dans l’esprit de Benoist-Méchin, la Légion tricolore ne doit pas que combattre à l’Est, elle doit aussi défendre l’empire colonial français et même reconquérir les territoires passés sous le contrôle des gaullistes.
    Mais l’avenir s’assombrit. Laval éloigne Benoist-Méchin du pouvoir par crainte d’un complot, puis l’OKW tarde à donner son accord officiel ce qui laisse les volontaires dans une inactivité dangereuse. Le 17 septembre 1942, Hitler interdit la formation car c’est contraire aux conventions d’armistice. Un décret de dissolution est émis le 28 septembre 1942. La LVF reprend sa place et 800 volontaires de la formation mort-née s’y engage. Benoist-Méchin est écarté définitivement du pouvoir le 27 septembre. Après le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, Vichy devancera les désirs allemands en proposant la création d’une « Légion impériale » pour défendre les colonies, en novembre 1942. De cela va naître la modeste « Phalange africaine ».
    Grâce à la loi n°95 du 11 février 1943, la LVF est reconnu d’utilité publique. De ce fait, ces hommes obtiennent les mêmes avantages que ceux de la défunte Légion tricolore (réévaluations des pensions ; homologations des grades ; décorations ; etc.…). Le 17 février, Fernand de Brinon devient président du comité central alors que le colonel Puaud (ancien commandant de la Légion Tricolore) devient le commandant de la LVF en juin 1943 avec le grade de général de brigade.


PRESENTATION DU DRAPEAU DE LA LVF
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 19:33 (2011)    Sujet du message: LA LVF Répondre en citant

VII/ Les derniers combats

    Les opérations contre les partisans se poursuivent à l’Est. Le 1er bataillon livre des combats à Borissov, Smolensk, Sitsch et Kotovo où les 150 légionnaires résistent à 1000 soviétiques le 22 mai 1943. Fernand de Brinon apporte le soutien du gouvernement aux deux bataillons de la LVF en leur rendant visite en juin 1943. Et cela est nécessaire pour les volontaires, car un rapport notifie les problèmes de l’unité : manque de valeur militaire, nombreux dysfonctionnement administratifs et financiers.
    Le 1er septembre, la LVF est nommée officiellement 638ème régiment d’infanterie de la Wehrmacht après eut à nouveau un état-major. Le 2ème bataillon rejoint les bataillons existant, en novembre. Aux côtés des Allemands, la LVF participe à une grande offensive contre les partisans du 27 janvier au 28 février 1944. Pour cela, Puaud reçoit la Croix de fer de 2ème classe, et il est fait commandeur de la Légion d’honneur. Le 14 avril, il est élevé au grade de général de brigade. Le 3ème bataillon, par contre, perd son chef (commandant Panné) en février 1944.
    Le manque d’effectif est un problème récurent au sein de la LVF au printemps 1944. Une nouvelle campagne de recrutement débute, alors que la dernière fut un échec, sous l’impulsion de Puaud qui intervient dans différents meetings dans tous le pays. Le 16 avril, un grand meeting (« les combattants de l’Est parlent aux Français ») au Vel d’hiv rassemble les principaux acteurs de la collaboration. Mais c’est un fiasco. Puaud retourne sur le front en mai, et il trouve la LVF aux abois face à un ennemi  de plus en plus résolu. Le 18 juin, la LVF est relevé et certains légionnaires croient qu’ils vont aller combattre les Alliés en Normandie.
    Mais la grande offensive soviétique va tout remettre en cause. Le 22 juin est la date choisie par le Maréchal Rokossovsky pour lancer l’opération « Bragation ». Le front explose, et le 27 juin 1944 un Kampfgruppe de la LVF doit couper la route Moscou - Minsk - Borissov le long de la rivière Bobr (non loin de Bérézina) pour que la 9ème Armée allemande puisse se replier.
    Ce Kampfgruppe, dénombre 1000 hommes à peu près, est sous les ordres du capitaine Bridoux (fils du secrétaire d’Etat à la guerre). Il est composé du 1er bataillon, de trois compagnies, de l’artillerie antichar régimentaire, ainsi que plusieurs centaines d’hommes de la SS-Polizei et 4 Tiger du schwere Panzer-Abteilung 505.
    Le 26 juin, ce Kampfgruppe, appuyés de Stukas, va résister au premier assaut des Russes qui comprend 4 bataillons et des chars du 3ème Corps Blindé de la Garde. Les affrontements sont rudes : un cimetière est perdu puis repris lors de terribles corps à corps. Après trente six heures de combats et cinq assaut, les Français abandonnent les lieux. On compte 41 morts et 24 blessés du côté Français, alors que les Russes auraient perdu une quarantaine de chars et une centaine d’hommes.

VIII/ Versés dans la « Charlemagne »

    Va débuter pour les légionnaires le lent repli vers l’Ouest. Deux semaines après, ils sont en Poméranie. En aout, ils sont à Saalesch (corridor de Dantzig), puis en novembre, ils se retrouvent à Wildflecken. C’est là qu’ils prennent connaissance de la dissolution de leur unité ainsi que leur rattachement à la Waffen-SS.
    Himmler réunit les différentes « légions » de volontaires étrangers au sein de la Waffen-SS, possibilité qu’il peut exercer depuis juillet 1944 car il a la haute main sur la gestion des effectifs pour les forces armées allemandes. Mais certains légionnaires trouvent ce transfert inacceptables et refusent le passage à la Waffen-SS malgré la médiation de leur aumônier . Nombreux de ces réfractaires seront envoyés au camp de concentration de Dantzig - Matzhau. Un certain nombre d’entre eux est libéré au bout de huit jours, les autres y resteront jusqu’à la libération du camp.
    Les 1200 rescapés de la LVF sont versés dans la Waffen-Grenadier-Brigade der SS « Charlemagne » (Französische NR.1). Ils se retrouvent aux côtés d’un millier d’ancien de la Sturmbrigade SS « Frankreich », ainsi que près de 1800 miliciens ayant fui la France, 1000 volontaires issus de la Kriegsmarine et quelques centaines d’hommes provenant de l’Organisation Todt.
    En février 1945, la division est renommée la 33. Waffen-Grenadier-Division der SS « Charlemagne ». Elle est commandée par Puaud et supervisée par le général allemand Krukenberg. Mais les relations, entre les anciens de la LVF et ceux de la Waffen-SS, sont houleuses à cause des motivations politiques bien différentes. C’est ainsi que deux régiments d’infanterie ont des mentalités bien différentes : le 57ème est composé d’anciens de la Sturmbrigade alors que le 58ème est majoritairement formé autour d’anciens de la LVF.
    En février 1945, elle se trouve en Poméranie où elle est balayée par un ennemi supérieur en nombre et en matériels. 2000 soldats sont perdus, le reste de l’unité se retranche dans la ville de Stangard avec l’objectif de retarder les soviétiques. Très peu d’hommes survivent à l’encerclement de la ville. Un dernier bataillon combat à Berlin au sein de la division « Nordland ». Ils défendent le bunker d’Hitler jusqu’au 2 mai.

ARTICLE DE JEROME MIGNOTTE - PARU DANS LA REVUE LIGNE DE FRONT N°30


AFFICHE DE LA LEGION TRICOLORE

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MessagePosté le: Lun 26 Sep - 16:12 (2011)    Sujet du message: LA LVF Répondre en citant

encore un exéllent travail ! bravo MERCI JM  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:59 (2017)    Sujet du message: LA LVF

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