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la honved

 
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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 13:54 (2011)    Sujet du message: la honved Répondre en citant

I/ Introduction


Après avoir obtenu son indépendance après la Grande Guerre, la Hongrie ne peut commercer avec les autres pays européens qui sont très réticents à cause d’une situation chaotique. En 1927, l’Italie signe avec la Hongrie un traité d’amitié. Après la nomination de Gyula Gombos, chef des radicaux de droite, comme 1er Ministre en 1936, il entraîne avec lui des éléments plus radicaux ainsi qu’une partie de la classe moyenne qui est favorable à l’influence du Reich sur le pays. Comme l’Allemagne est potentiellement dangereuse pour les voisins, et comme les dirigeants hongrois croient en une victoire allemande, et en récompense à une collaboration hongroise ; Hitler pourrait appuyer les aspirations territoriales hongroises.
En 1936, la Hongrie se retrouve liée à l’Allemagne suite à l’alliance de l’Italie et de l’Allemagne. En 1937, la Hongrie peut commencer son réarmement à cause de l’entente Tchécoslovaquie-Yougoslavie-Roumanie contre les prétentions hongroises. La Hongrie se voit attribuer la lisière méridionale de la Slovaquie et la Ruthénie subcarpathique en 1938 : c’est le premier arbitrage de Vienne. Puis elle obtient tout la Ruthénie, lorsque la Slovaquie rejoint le giron du IIIème Reich. La Honved (armée hongroise) annexe la province en 1939, et elle tente de profiter de l’occasion pour occuper la Slovaquie. L’Allemagne la rappelle à l’ordre, mais la Hongrie veut récupérer son territoire tel qu’il était dans l’Empire Austro-hongrois. Elle veut récupérer la Transylvanie, province roumaine, et les Soviétiques cherchent à annexer, quant à eux, une autre partie de la Roumanie, alors les Soviétiques propose une alliance à la Hongrie contre Bucarest. Mais l’anticommuniste hongrois ne  permet pas la concrétisation de ce rapprochement.
Le 30 aout 1940, le second arbitrage de Vienne intervient octroyant de larges parties de la Transylvanie à la Hongrie, avec de nouvelles frontières qui ne tiennent pas compte des problèmes ethniques et géographiques. La tension monte entre les Roumains et les Hongrois, un soucis pour les Allemands qui ont besoin du soutien de ses deux alliés pour la future attaque de la Russie. Ces deux pays, trop préoccupés par les forces du voisin sur leurs frontières, ne seront peut être pas disposés à fournir des unités aux Allemands pour l’attaque à l’Est.
Le 10 avril 1941, la Hongrie envahie la Yougoslavie. Le gouvernement, en désaccord pour attaquer son pays allié, se voit contraint par leurs chefs d’armée, eux-mêmes pressés par leurs homologues allemands. Les Croates proclament leur indépendance suite à l’invasion allemande. Les Hongrois peuvent attaquer la Serbie, vu que la Fédération de Yougoslavie est officiellement dissoute, pour reprendre leur territoire qu’ils avaient du cédées à la Yougoslavie suite au traité de Trianon. Au final c’est les Allemands qui récupèrent les territoires pour faire une zone tampon entres les Hongrois et les Roumains.


II/ La dérive vers la guerre


À la fin de la campagne de Yougoslavie, les Hongrois effectuent des fortifications  dans les Carpates, ce qui génère des problèmes avec les Roumains. L’annonce de l’attaque de la Russie par la Wehrmacht, laisse les Roumains et les Hongrois indécis. N’ayant prévenu leurs alliés qu’à la mi-juin de la « croisade contre le bolchévisme », les Allemands n’ont aucune certitude sur l’engagement de ceux-ci. Hitler demande, la veille de l’attaque, à la Hongrie de déclarer la guerre à l’Union Soviétique. Mais le gouvernement hongrois refuse. Par contre les bombardements, du 26 juin, sur Kassa et Munkacs font 37 morts et 283 blessés hongrois, modifient la position du gouvernement Hongrois. Les bombardements sont imputés aux Russes, même si ceux-ci ont toujours niés les faits et qu’à ce jour on n’ait aucune certitude. Ce que l’on sait c’est que suite à ces événements, le gouvernement ordonne que le territoire soit mis en état de défense, et que les forces armées coopèrent avec les forces allemandes.

HORTHY


III/ L’entrée en guerre


Le 28 juin 1941, le groupe d’armées des Carpates attaque avec pour objectifs les villes Zaleszezyki, Kolomea et Stanislavov. Mais auparavant il doit s’assurer des passes dans les monts Nord-est des Carpates et prendre le contrôle de centre de communication en Galicie. Ne rencontrant aucun incident du fait de l’absence de l’aviation soviétique, l’armée des Carpates passe à l’attaque au matin du 28 juin 1941, sans attendre que le corps mobile, fierté de la Honvéd, ait fini son déploiement.  Le corps mobile dispose au début des combats de 81 chars Toldi, 60 tankettes Ansaldo CV L-3 ainsi que 3 compagnies d’automitrailleuse Csaba. La 1ère brigade sécurise les hauteurs de la passe de Tatars alors que la 2ème Brigade motorisée (2ème BM) avance dans la passe. Un feu nourri d’infanterie (mortier et artillerie) les attend perturbant leur avance. De plus la seule route attribuée au corps mobile a été endommagée par les Russes, et l’accès de la vallée du Prout supérieur est miné. Les déplacement du corps mobile sont entravé car les voies de communications sont détruites sur un rayon de 40km. Les opérations de déminage et de réhabilitation des voies ferrées prennent du temps.
Le général Halder inscrit dans son journal, le 27 juin, que le corps mobile hongrois est incapables de franchir les Carpates sans un soutien de l’artillerie. Il précise aussi que ces mêmes troupes devraient attaquer tout le long du front les unités russes et ne pas attaquer que sur un ou deux endroits.
Après quatre jour le corps mobile atteint Tatarov, localité prise par la 1ère brigade de montagne. Le 2 juillet, le corps mobile prend Delatine et envahit la plaine de Stanislavov, en faisant de nombreux prisonniers. Grâce à la prise de plusieurs pont en état, le corps mobile peut poursuivre son avance.
Le 3 juillet, Halder inscrit dans son journal que les Hongrois combattent encore à la sortie des passes montagneuses sans avoir progressé très loin à l’Est. 
Ensuite, après Tatarov, c’est les pluies torrentielles, transformant les routes en bourbiers, qui ralentissent l’avancée de l’armée Hongroise. Ces conditions, plus le manque de transport, gênent le ravitaillement. Le 3 juillet, Kolomea tombe aux mains du corps mobile. Le 5 juillet, le Dniestr est atteint entre Zaleszezyki et  Michelcze.
La 8ème brigade des gardes-frontière, formant la pince Nord du groupe d’armée des Carpates, entre en territoire soviétique. Grâce à une avance rapide de l’infanterie, les Hongrois capturent le tunnel ferroviaire passant sous la frontière avant d’occuper Beskid presque complètement. Malgré les nombreuses contre- attaques Soviétiques, les Hongrois tiennent la localité. 
Sur l’aile droite, la 8ème brigade, soutenue par le 2ème bataillon cycliste, avancent vers la passe de Toronya, mais une forte résistance soviétique les attend devant Vyazkov. Ils la contournent et l’adversaire est obligé de se retirer. Pendant ce temps, le noyau de la 8ème brigade progresse par la rivière Orava, rencontrant un adversaire qui se défend avec acharnement. Le 30 juillet, le 8ème bataillon cycliste se trouve à une cinquantaine de kilomètres, au nord du gros des troupes de la 8ème brigade, et rejoint le flanc Sud de la 17ème armée allemande,, à Turka, après avoir franchit la passe d’Uzok. Un bataillon de la 8ème brigade, sur l’aile droite, progresse sur Dolina, ou elle retrouve le 8ème bataillon cycliste. Le 5 juillet, tous deux font route vers Stanislavov, et atteignent le Dniestr à Nizniov. Le 6 juillet le 2ème bataillon motocycliste passe de l’autre côté du fleuve et établit une tête de pont puis avance vers Tluste. Cette prise fut un coup de chance : sur le chemin un pont intact est découvert ce qui permet le passage de la 2ème brigade motorisé sur le Dniestr.
Le 7 juillet, la brigade motorisée passe en force et établit une tête de pont, car les soviétiques sont perturbés par la présence des troupes cyclistes hongroises sur leur arrière. L’avance rapide des bataillons cyclistes les a portés loin de la 8ème brigade de gardes-frontières, c’est pour cela que les deux sont  assignés au corps blindés. Le lendemain, les deux autres brigades du corps sortent de de la tête de pont.

L ARMEE DES CARPATES


IV/ Objectif initial réalisé


Après avoir quitté sa garnison de Bucarest, la 1ère BM rejoint le corps mobile le 5 juillet près Kolomea et Sniatyn. Son premier objectif est de couvrir le flanc Sud de la 2ème BM lors de l’attaque des villes de Zaleszezyki et Horodenka. Cette dernière traverse la rivière à Zaleszezyki le 7 juillet 1941 sans grosse perte. Le lendemain, la 1ère BM suit et progresse jusqu’à Tluste sur la Sereth. Le 9 juillet, la brigade passe la rivière Zbrouth à Skala et rejoint l’ancienne frontière polono-soviétique.
Les brigades motorisées et de cavalerie de l’armée hongroise sont plus rapides que les corps non motorisées du groupe d’armée des Carpates, ce qui fait que les unités plus rapides se trouvent loin devant les autres. Le 9 juillet, la 17ème armée allemande prend le contrôle du corps mobile. Le 10 juillet, la 2ème BM occupe Kamenets-Podolsk, alors que la 1ère BM progresse dans la région de Smotryer-Landskron-Balin. L’avance est ralenti par le mauvais temps et l’approvisionnement des unités est rendu difficile. En Ukraine, la cavalerie n’est pas trop opérationnelle et le nombre de chevaux malades ne cessent de croitre. Le temps est venu pour que les hommes et les chevaux se reposent, et pour remettre en état les véhicules. 
Mais les Allemands décident que le corps mobile doit continuer de progresser, il est assigné au 1er groupement blindé allemand. Le commandant du corps blindé fait partir la 1ère brigade de cavalerie, ce qui permit à ses hommes d’avoir un peu plus de repos. Les hussards progressent dans les lignes russes et pénètrent à Zwanczyk le 13 juillet ainsi que dans Kourilova.
La 1ère BM rejoint le Boug à Rogozna le 21 juillet, et prend position sur la rive droite. Le 21 et 22 juillet, en attendant la brigade de la cavalerie, la 1ère BM ordonne au hussard de contourner la tête de pont établit pour que ceux-ci détruisent les forces soviétiques autour de Pescara., avant de capturer le centre de la ville. La 2ème BM prend successivement Szikov (le 22 juillet) et Kopijevka (le 23 juillet). Le 23 juillet, l’objectif initial fixé par les Allemands est atteint lorsque tout le corps mobile arrive sur le Boug.


V/ Ouman se rend


Le corps mobile doit se diriger et atteindre Gaivoron le long du fleuve sur ordre de la 17ème armée allemands, et progresser ensuite le long de la voie de chemin de fer jusqu’à Olviopol : leur objectif final est de prendre cette ville et de la tenir jusqu’à l’arrivée du 1er groupement de blindé venant du Nord. Tout cela doit terminer l’encerclement des forces russes de la ville d’Ouman. Respectant les ordres, les brigades motorisées prennent Tulscin, le 24 juillet, suivi par la 1ère Brigade de Cavalerie (1ère BC). Le lendemain, la 1ère BM s’empare de Trostianczyk et la 2ème BM de Gordijevka. Le 28 juillet, les trois brigades du corps doivent attaquer Bersad, défendu par deux divisions d’infanterie soviétiques. Cette attaque est soutenue au Nord par le 7ème corps d’armée et au Sud par des unités roumaines. Mais le lendemain, les Soviétiques parviennent à s’enfuir sous les yeux des unités hongroises qui viennent de rentrer dans la ville. La jonction entre des unités hongroises et roumaines, ennemis héréditaires, se fait pour la première fois de la campagne. Les Allemands craignant des heurts entre ces unités, intercalent une de leurs divisions pour éviter tous problèmes.

UNE ATTAQUE HONGROISE


Le 30 juillet, le corps mobile atteint la ligne Golovanevsk - Ladychinka - Ouman. Il peut maintenant terminer l’encerclement des russes autour d’Ouman, alors qu’il est positionné à l’extrémité des pinces de la tenaille des forces de l’Axe. Au sud, il reste un trou de 40 kilomètres à boucher. Le 1er aout, la 1ère BM passe le Boug à Gaivoron sans opposition. Le 2, elle déloge l’arrière-garde soviétique de Losovata. Le 4, elle s’empare de la ville Olviopol, et le 5, elle est en position sur les rivages du Boug au Sud de Pervomajsk.
Une défense en hérisson est organisé. Le 6, la 1ère brigade de cavalerie tient tous les passages sur une cinquantaine de kilomètres le long de la rive Nord du fleuve. Elle est en position au nord pour bloquer la retraite soviétique d’Ouman.
La 2ème brigade motorisée, placée en réserve à Bersad - Dzoulinka, reçoit l’ordre de progresser jusqu’à Pervomajsk, pour aider si besoin la 1ère brigade. Au nord de cette ville, les 101ème division d’infanterie légère et 257ème division d’infanterie allemandes protègent le flanc de Josefpol. Les troupes soviétiques, faisant retraite du nord, sont arrêtées par la 1ère brigade de cavalerie. La 2ème brigade motorisée, progressant vers Golovanevsk, attaque les Soviétiques par le flanc. Les 100ème et 101ème divisions d’infanterie allemandes, formant l’autre pince de la tenaille plus à l’Ouest, font mouvement. L’encerclement s’achève, les Hongrois ont été à la hauteur et les Soviétiques se rendent le 8 aout. La coordination entre les armées hongroise et allemande a bien fonctionné, aidé par le fait que beaucoup d’officiers supérieurs hongrois ont fait parti de l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre, et parlent l’allemand.
La 1ère brigade motorisée est envoyée dans la région de Vosjatskoye.


VI/ La prise de Nicolaïev est l’objectif


Le soir du 10 juillet, le 48ème corps d’armée motorisée doit stopper son avance vers le Sud et s’emparer de la ville Nicolaïev, avec l’aide du corps mobile. Le corps mobile reçoit l’ordre d’attaquer et de s’emparer de la ville. Le 11, les troupes sont en place plus rapidement que prévu. La « LSSAH » et le reste du corps mobile est sous les ordres du 48ème corps d’armée pour cette opération. Le corps est dénommé temporairement : « Kampfgruppe Kempf ».
L’attaque est déclenchée le 12 au matin. La 16ème division d’infanterie, venu en renfort, et la « LSSAH » se dirigent tout d’abord vers l’est puis vers le sud et s’emparent de Novy Boug, Novo Poltavka et Novo Georgievka. Le corps mobile progresse entre le fleuve Boug et la rivière Ingoul, au sud.
Le corps mobile est stoppé en début d’après-midi. Les Soviétiques ont mis à profit le temps qu’on mit les forces de l’Axe à se positionner pour se regrouper. Les Soviétiques disposent maintenant de deux divisions à effectif complet. Protégés par des champs de mines, elles vont résister avec acharnement. La 1ère BM est obligée de se retirer à Suchoj Jelanez à 5 kilomètres du front pour se regrouper. À partir de ce moment, les communications entre Hongrois et Allemands ne fonctionneront pas comme elles auraient dû. Mais les contre-attaques russes seront toutes bloquées. Dans la soirée, la 2ème BM s ‘empare de la ville de Troyizkoïe. La 16ème division d’infanterie motorisée et la « LSSAH » progressent sur les flancs soviétiques, prennent la direction de Saselïe et de l’aéroport de Nicolaïev ,le 13juillet, et continuent leur progression dans les faubourgs. La résistance soviétique est acharnée. La 2ème BM prend la colline 91 à l’Est de Kasnemovka alors que la 1ère BM est une nouvelle fois obliger de se retirer sur ses positions de Suchoj Jelanez. Les Hongrois se retrouvent en face de chars soviétiques, appuyés par de l’infanterie, pour la première fois. Le 14 juillet au matin, les deux brigades motorisées attaquent ensemble. Elles repoussent l’adversaire derrière la ligne Sebino - Petrovskoïe. Les Soviétiques regroupent leurs forces sur la rivière Ingoul pour tenter une percée vers l’Est. Dans la même journée, des unités du 48ème corps attaquent Nicolaïev.


VII/ Avec la LSSAH


Les flancs sont sans protection après une avancée trop rapide du 48ème corps. Les Soviétiques menacent le flanc Est. Alors que sur le flanc Ouest, la 16ème division et la « LSSAH » doivent combler les trous. Au vu de cette situation précaire, le corps mobile est envoyé en réserve. La 1ère division de cavalerie est envoyé au sud et , le 15 aout au matin, la situation du corps est à peine meilleur : les brigades motorisées progressent lentement au Sud.
La 1ère BM atteint Peski et la 2ème brigade pacifie les régions Nord et Nord Ouest de Sebino. Les Soviétiques, comprimés dans un espace étroit à cause de l’avance hongroise par le Nord et les Allemands à l’Est, se défendent avec acharnement sur l’Ingoul. C’est pour cela que la 1ère BM et la 1ère BC n’avancent que très lentement. La brigade motorisée parvient à atteindre les faubourgs d’Ingoulka et de Peresadovka dans la soirée. Les Russes réussissent à percer les minces lignes de l’Axe et s’enfuient vers l’Est. Le 16 aout, le 48ème corps motorisé entre dans Nicolaïev et le lendemain l’occupation de la ville est terminée. La 2ème BM  quitte Sebino pour les faubourgs de Nicolaïev, alors que  la 1ère BM et 1ère BC combattent durement dans les villes d’Ingoulka et Peresadovka face à l’arrière-garde soviétique. Le corps mobile est au repos du 17 au 24 aout.










VIII/ Kiev


Le 25 aout 1941, trois brigades hongroises doivent sécuriser le flanc sud du groupe d’armées sud. La 17ème armée est à proximité du Dniepr, et vu que ses flancs étaient gardés, des forces au nord pouvaient participer à l’attaque de Kiev. Le corps mobile parcoure 450 kilomètres vers l’est. 
Les positions attribuées aux Hongrois s’étirent sur 200 kilomètres. Le corps a à sa disposition 16 bataillons (certains n’ont que 35% de leurs effectifs théorique) et 20 batteries d’artillerie. La 1ère BM est positionné autour de Nikopol, la 2ème BM défend des positions face à Zaporoje, et la 1ère division de cavalerie est en position entre  les deux. Au 1er septembre, le corps mobile dénombre 1964 tués, blessés et disparus dont 102 officiers.
Lors des six semaines suivantes, les Hongrois ne vont cesser de repousser les contre-attaques russes qui voulaient établir une tête de pont sur le Dniepr. Le 6 septembre, la 1ère BM est retirée des alentours de Nikopol, remplacé par une division d’infanterie allemande. Les lignes de défense ne s’étirent plus que sur 150 kilomètres. La 1ère brigade se positionne au nord de la 2ème BM. En face d’elles, les Russes disposent de trois divisions d’infanterie se trouvant à Kamenka. Et à Zaporoje, les forces soviétiques sont encore plus nombreuses.
En défendant efficacement le Dniepr, les Hongrois ont participés avec abnégation à la prise de Kiev, les Allemands les féliciteront. Dans un mémorandum, le général Werth demande au gouvernement l’augmentation de sa participation à la guerre, car la bataille finale contre les Soviétiques est venu. Sa proposition est rejeté, il offre sa démission. Remplacé par le général Szombathlyi, il a la même vision que son gouvernement qui répugne de plus en plus à contribuer davantage à l’effort de guerre. Il est même pour le retrait des troupes d’Union soviétique. Le gouvernement estime que les soldats hongrois ont rempli leur mission à l’est, il considère même que la campagne de l’est est virtuellement gagnée. Il voudrait faire revenir le corps mobile dans le pays, en cas d’attaque de la Roumanie qui est toujours considéré comme l’ennemi. Halder refuse en notifiant au gouvernement hongrois que les Roumains ont un plus grand nombre d’unités à l’est. Après d’âpre discussion entre Horthy et Hitler, il est décidé de retirer de suite  la 1ère brigade de cavalerie, à cause d’un épuisement supérieur aux autres unités. Mais les Hongrois devront mettre à disposition de ce front quatre nouvelles brigades d’infanterie.
Le 12 novembre, dans un déluge de pluie, le corps mobile, après avoir traversé le fleuve à Dniepropetrovsk, participe à la pro régression sur Izioum, sur le Donets. Sa progression est lent dans la steppe boueuse. Même les véhicules tout-terrain finissent par s’embourber. Pourtant c’est la première unité a atteindre le Donets le 28 octobre.
Avec l’arrivée de l’hiver, les températures chutent jusqu’à -18°. Tous le monde, amis et ennemis, prennent leur quartier d’hiver. Le 10 novembre, les deux brigades motorisées sont mises au repos à l’arrière, à Dniepropetrovsk. Première étape sur le chemin du retour.


IX/ La fin


Cette campagne de 1941, montre le sens du devoir, la discipline et la fraternité de la troupe. On voit que les troupes et les officiers ont eu du courage face à un adversaire tenace, mieux équipé et supérieur en nombre. Le haut commandement allemand se réjouit de ces hauts faits d’armes. Mais la contrepartie  de ces victoires sont les grandes pertes : la quasi-totalité des matériels du corps mobile est perdu ; alors que l’industrie hongroise ne peut pas permettre de les rééquiper rapidement à cause de sa faible production. À la fin de l’année 1941, le gouvernement n’est plus aussi enthousiaste dans la « croisade contre le bolchévisme »! L’espoir d’une guerre courte et rapide à l’est, entraînant que peu de perte, s’est envolée. Mais , le gouvernement est toujours hantée par le fait que l’Allemagne ne favorise la Roumanie si les Hongrois ne coopère pas…
Pour finir, la Grande Bretagne déclare la guerre à la Hongrie en décembre, la Grande-Bretagne reconnait aussi le gouvernement Tchèque, en exil à Londres, donc le premier arbitrage de Vienne devient caduc. Nombreux sont les Hongrois pensant que maintenant ils n’ont pas d’autre choix que de s’impliquer encore plus aux côtés des forces de l’Axe. 



(resumé d'un article de la revue ligne de front)


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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 13:54 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 19:59 (2011)    Sujet du message: la honved Répondre en citant

une armée souvent oubliéé mais bien présente ! 
 beau sujet ! merci renardo


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:02 (2017)    Sujet du message: la honved

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