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toutes les divisions et groupes §§
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mof
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MessagePosté le: Jeu 21 Oct - 20:55 (2010)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

§§ Divisionen et leurs insignes :
 
 
   1.§§ Panzer Division Leibstandarte §§ A.H.



   2.§§ Panzer Division Das Reich 



   3.§§ Panzer Division Totenkopf 



   4. §§ Polizei Panzer GrenadierDivision   



   5.§§ Panzer Division Wiking 



   6.§§ Gebirgs Division Nord 



   7.§§ Freiwilligen Gebirgs Division Prinz Eugen



   8.§§ Kavallerie Division Florian Geyer 


   9.§§ Panzer Division Hohenstaufen 



   10.§§ Panzer Division Frundsberg 



   11.§§ Freiwilligen Panzer Grenadier Division Nordland 



   12.§§ Panzer Division H.J.



   13.Waffen Gebirgs Division der §§ Handschar Kroatische Nr. I 



   14.Waffen Grenadier Division der §§ Galizische/Ukrainische 



   15.Waffen Grenadier Division der §§ Lettische Nr. I 



   16.§§ Panzer Grenadier Division Reichsführer §§



   17.§§ Panzer Grenadier Division Götz von Berlichingen 



   18.§§ Freiwilligen Panzer Grenadier Division Horst Wessel 



   19.Waffen Grenadier Division der §§ Lettische Nr. II 


   20.Waffen Grenadier Division der §§ Estnische Nr. I  



   21.Waffen Gebirgs Division der §§ Skanderbeg 



   22.Freiwilligen Kavallerie Division der §§ Maria Theresa 



                         23.Waffen Gebirgs Division der §§ Kama Kroatische Nr. II




   23.§§ Freiwilligen Panzer Grenadier Division Nederland 



   24.Waffen Gebirgs Division der §§ Karstjäger


   25.Waffen Grenadier Division der §§ Hunyadi Ungarische Nr. I 



   26.Waffen Grenadier Division der §§ Ungarische Nr. II


   27.§§ Freiwilligen Grenadier Division Langemarck Flämische Nr. I 



   28.§§ Freiwilligen Panzer Grenadier Division Wallonien 



                         29.Waffen Grenadier Division der §§ Russiche Nr. I




   29.Waffen Grenadier Division der §§ Italienische Nr. I   
 
*2)


   30.Waffen Grenadier Division der §§ Russische Nr. II 



   31.§§ Freiwilligen Grenadier Division Böhmen und Mähren 



   32.§§ Freiwilligen Grenadier Division 30.Januar 



                         33.Waffen Kavallerie Division der §§ Ungarische Nr. III




   33.Waffen Grenadier Division der §§ Charlemagne Franzosische Nr. I 



   34.§§ Freiwilligen Grenadier Division Landstorm Nederland 



   35.§§ Polizei Grenadier Division


   36.Waffen Grenadier Division der §§ ("Dirlewanger") 



   37.§§ Freiwilligen Kavallerie Division Lützow


   38.§§ Panzer Grenadier Division Nibelungen 



 

 
39.Gebirgs Division der §§ Andreas Höfer (geplant)


40.§§ Freiwilligen Panzer Grenadier Division Feldherrnhalle (geplant)


41.Waffen Grenadier Division der §§ Kalevala Finnische Nr. I (geplant)


42.??? Niedersachsen (geplant)


43.??? Reichsmarschall (geplant)


44.§§ Panzer Grenadier Division Wallenstein (geplant)


45.§§ Division Waräger (geplant)




Sonderformationen

 

Britisches Freikorps 

 
I Kosaken Kavallerie Division der §§
 

II Kosaken Kavallerie Division der §§
 

Osttürkische Waffenverband der §§

 

Kaukasischer Waffenverband der §§
 

Serbisches §§-Freiwilligenkorps
 

Indische Freiwilligenlegion der §§
 

Waffen Grenadierregiment der §§ (rumänische 1)
 

§§ Musikschule Braunschweig 

Bemerkungen:
1.)
  Dänen der Nordland

    
  Schweden der Nordland

2.)
  Durch Tapferkeit erworbene Kragenspiegel. Per Erlass durch RF §§ zuerkannt. (Andere Quellen sprechen von den regulären schwarzen §§ Kragenspiegeln.

   
  Erste Ausführung.



Historique :


Liste des divisions Waffen §§

1re §§ Panzerdivision 
"Leibstandarte A. H."
Cette division issue de la garde de corps du commandant en chef des armées, elle participa à toutes les campagnes : Pologne, Hollande, France, Grèce, Ukraine, Italie, Normandie, Ardennes, Hongrie.

2ème §§ Panzerdivision "Das Reich"
Issue de 3 régiments de Verfügungstruppe ("troupes §§ à disposition" - le nom Waffen §§ apparut en 1941). Combat en Pologne, Hollande, France, Serbie, Moscou, occupe Toulon, Kharkov, Koursk, Normandie, Ardennes, Budapest, Vienne.

3ème §§ Panzerdivision "Totenkopf"
Issue des Totenkopfverbände (gardiens des camps). Combat dans la région de Dunkerque, à Leningrad,Kharkov, Pologne, Hongrie. Anéantie près de vienne en 1945. 

4ème §§ Panzergrenadier Division "Polizei I"
Issue de l'Orpo (police d'ordre). Combat en France en 1940. Se bat dans les pays Baltes en 1941, à Leningrad puis contre les partisans. Transférée en Grèce. Anéantie sur l'Oder en 1945.

5ème §§ Panzerdivision "Wiking"
Crée à l'automne 1940. Première division de volontaires germaniques. Prend Kiev et Rostov, atteint le Caucase. Combat aux batailles de Kharkov et de Koursk en 1943. Encerclée à Tcherkassy début 1944, réussit une percée. Combat en Pologne et en Hongrie. 

6ème §§ Gebirgs Division "Nord"
Issue du Kampfgruppe formé en Finlande par des régimments §§ "Totenkopf". Transformée en division de montagne au début 1942. Combat en Laponie et en Carélie. Combat en Alsace en automne 1944. Se bat dans le Palatinat et le Wurtemberg.

7ème §§ Gebirgs Division "Prinz Eugen"
Créée début 1942 avec des volksdeutsche de Serbie et de Croatie. Spécialisée dans la lutte contre les partisans de Tito. Se bat fin 1944 contre les Russo-Bulgares. Transférée en Pologne et écrasée sur l'Oder.

8ème §§ Kavalliere division "Florian Geyer"
Créée en 1942. Combat sur le front de l'Est. Engagée en Hongrie puis en biélorussie début 1944. Transférée en Hongrie, anéantie à Budapest.

9ème §§ Panzerdivision "Hohenstauffen"
Créée début 1943. Engagée sur le front de l'Est puis transférée sur le front de l'Ouest lors du débarquement de Normandie. Combat dans les Ardennes, en Hongrie puis en Autriche.

10ème §§ Panzerdivision "Frundsberg"
Créée début 1943. Engagée sur le front de l'Est puis transférée sur le front de l'Ouest lors du débarquement de Normandie. Combat sur le Rhin puis sur l'Oder.

11ème §§ Panzergrenadier Division "Nordland"
Créée en 1943 avec des survivants des légions danoises; norvégiennes et hollandaises. Combat en Croatie puis en Courlande. Anéantie à Berlin.

12ème §§ Panzerdivision "H.J."
Créée en Juin 1943 avec des volontaires des jeunesses hitlériennes et des cadres de la Leibstandart. Combat à Caen et dans la région de Falaise. Se bat dans les Ardennes et en Hongrie. 

13ème Waffen-Gebirgs Division der §§ "Handschar"
Formée fin 1943 avec des volontaires musulmans de Bosnie-Herzégovine. Se bat contre les partisans de Tito. Combat dans la région de Zagreb au printemps 1943. Anéantie.

14ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Galizien"
Créée en 1943 avec des volontaires ukrainiens de Ruthénie et de Galicie. Combat en 1944 et subit de lourdes pertes, reformée. Certains survivants continueront le combat dans les Carpathes jusqu'en 1947. 

15ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Lettland"
Créée début 1944 avec la légion §§ lettonne. Combat contre les partisans puis en Estonie et en Lettonie. Se bat en Poméranie et en Pologne. Anéantie à Berlin.

16ème §§ Panzergrenadier Division "Reichfuhrer §§"
Créée fin 1943 à partir de la police et de la garde personnelle d'Himmler. Combat en Italie puis en Hongrie début 1945.

17ème §§ Panzergrenadier Division 
"Goetz von Berlichingen"
Créée à la fin 1943. Combat dans la Cotentin puis devant Metz, en Lorraine puis dans le Palatinat. 

18ème §§ Freiwillige Panzergrenadier Division "Horst Wessel"
Créée début 1944. Combat en Hongrie, en Ukraine et en Galicie (combat avec le premier bataillon de la brigade d'assaut française - brigade Frankreich). Combat en Silésie et en Bohême. Ne peut percer sur Berlin en 1945.

19ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Latvia"
Division Estonienne créée en 1944. Encerclée en Courlande. Certains volontaires purent être évacués par la mer.

20ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Estland"
Formée à partir de la légion §§ estonienne début 1944. Combat dans le secteur de Courlande puis dans la région de Varsovie. Se bat en 1945 sur la Neisse, en Silésie et à Prague.

21ème Waffen-Gebirgs Division der §§ "Skandenberg"
Formée en 1944 avec des volontaires albanais. Se bat contre les partisans communistes d'Enver Hodja puis contre les armées russes et bulgares. Encerclée puis détruite.

22ème §§ Freiwillige Kavalliere Division 
"Maria-Theresa"
Formée en 1944 avec des volontaires allemands de Hongrie. Engagée à Varsovie pour combattre les insurgés et les Soviétiques. Transférée en Hongrie, anéantie à Budapest.

23ème §§ Freiwillige Panzergrenadier Division "Nederland"
Issue de la brigade d'assaut des volontaires hollandais en automne 1944. Encerclée à Courlande. Evacuée par mer, transférée en Pologne début 1945. Combat sur l'Oder. Anéantie à Berlin.

24ème Waffen-Gebirgs Division der §§ "Karstjager"
Formée fin 1944 avec des volontaires du Tyrol, des Slovènes et des Italiens. Combat contre les partisans. Repliée sur la Carinthie.

25ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Hunyadi"
Division d'origine hongroise créée début 1944. Combat en Pologne puis en Hongrie. Combat en Prusse Orientale et en Poméranie. Anéantie sur l'Oder.

26ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Gömbös"
Division d'origine hongroise créée en mars 1945. combat contre les Soviétiques puis contre les Américains.

27ème §§ Freiwillige Grenadier Division "Langemark"
Issue de la brigade d'assaut flamande à l'automne 1944. Combat en Courlande et en Pologne puis se replie sur l'Oder.

28ème §§ Freiwillige Panzergrenadier Division "Wallonie"
Issue au début 1945 de la brigade d'assaut, commandée par Léon Degrelle. Eprouvée à Tcherkassy. Evacuée de Courlande, engagée en Poméranie à Stargard puis Stettin.

29ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Italia"
Formée fin 1944 avec des volontaires de la république fasciste. Combat dans les vallée alpines contre les partisans. Repliée sur l'Autriche.

30ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Weissrruthenien"
Division russe formée durant l'été 1944 avec des volontaires biélorusses et ruthènes. Combat en Alsace puis envoyée en Slovaquie. Anéantie en Ruthénie.

31ème §§ Freiwillige Grenadier Division "Bohmen und Mahren"
Formée en mars 1945 en Bohême-Moravie avec des troupes de dépôts §§. Combat en Silésie. Anéantie à Prague. 

32ème §§ Freiwillige Grenadier Division 
"30 Januar"
Créée début 1945 avec des troupes de dépôts d'Allemagne du sud et d'Autriche. Combat en Pologne puis en Poméranie. Repliée sur stettin puis combat à Berlin et Hanovre

33ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Charlemagne"
Formée fin 1944 avec des volontaires français. Combat en Poméranie. Démantelée autour de Korlin et Belgard. Un dernier bataillon d'assaut lutte jusqu'à la fin dans Berlin.

34ème §§ Grenadier Division "Landstorm Nederland"
Formée avec des miliciens néerlandais. Engagée sur le front Ouest. Repliée sur La Haye-Rotterdam. 

35ème §§ Grenadier Division "Polizei II"
Seconde division de l'Orpo créée en 1945. Combat en Poméranie. Lutte jusqu'à la fin sur l'Oder.

36ème Waffen-Grenadier Division der §§ "Dirlewanger"
Formée au début 1945 à partir de l'unité du docteur Dirlewanger. Envoyée en Poméranie. Totalement anéantie à la fin de la guerre.

37ème §§ Freiwillige Kavalliere Division "Lutzow"
Créée début 1945 avec des unités de dépôts de cavalerie de la Waffen §§. Combat contre les Américains. Repliée en Bavière.

38ème §§ Panzergrenadier Division "Nibelungen"
Créée au printemps 1945 avec les élèves et les gradés des écoles de la Waffen §§. Décimée dans les dernières semaines de la guerre. Repliée vers Bertechsgaden.


Unités de la Waffen §§ en dehors des divisions

Bataillon de garde de la Leibstandarte A.H.
Bataillon d'escorte du Reichsführer §§
Régiment de correspondants de guerre Kurt Eggers
5 groupes d'artillerie lourde
5 groupes de lance-fusées
3 groupes de chars lourds
1 groupe de chasseurs de chars
3 régiments de transmissions
4 commandos de chasse
Bataillon spécial Friedenthal d'Otto Skorzeny
2 bataillons parachutistes
Bataillon d'assaut 500 (disciplinaire)

Unités étrangères

Bataillon finlandais Nordost
Bataillon estonien Narwa
Bataillon de ski norvégien Norge
2 régiments roumains
1 régiment bulgare
corps franc britannique Saint George
Bataillon de montagne suisse
Corps franc serbe
Brigade d'assaut Kaminski
2 Bataillons georgiens
2 Bataillons arméniens
6 bataillons osturkisch Harround et Raschid
9 bataillons Tatars de Crimée
4 bataillons Caucasiens
2 divisions de cavalerie cosaques
1 brigade d'infanterie cosaque
Légion indienne Indische Freiwilligen

Les principaux Commandeurs des divisions de la Waffen §§ :

"Leibstandarte A.H." : Sepp Dietrich, Theodor Wisch, Wilhelm Mohnke, Otto Kumm 
"Das Reich" : Paul Hausser, Wilhelm Bittrich, George Keppler, Walter Kruger, Heinz Lammerding
"Totenkopf" : Theodor Eicke, Hermann Priess, Helmuth Becker
"Polizei I" : Walter Kruger, Friedrich Bock, Walter Harzer
"Wiking" : Felix Steiner, Otto Gilles. 
"Nord" : Richard Hermann, Karl Demelhuber. 
"Prinz Eugen" : Artur Phleps, Otto Kumm, Schmidhuber 
"Florian Geyer" : Gustav Lombard, Hermann Fegelein, Wilhelm Bittrich, Bruno Streckenbach. "Hohenstaufen" : Wilhelm Bittrich, Friedrich Bock, Walter Harzer 
"Frundsberg" : Michael Lippert, Heinz Harmel 
"Nordland" : Frirz Scholz, Gustav Krukenberg 
"Hitlerjugend" : Fritz Witt, Kurt Meyer, Hugo Kraas 
"Handschar" : Karl Sauberzweig 
"Galicien" : Walther Schimana 
"Lettland" : Peter Hansen 
"Reichsführer §§" : Max Simon, Otto Baum 
"Gotz von Berlichingen" Baum, Werner Ostendorff 
"Horst Wessel" : Wilhelm Trabant 
"Latvia" : Heinrich Schuldt 
"Estland" : Franz Augsberger 
"Skanderberg" : Josef Fitzhum, Schmidhuber 
"Maria Theresa" : August Zrhender 
"Nederland" : Jürgen Wagner 
"Karstjager" : Brands 
"Hunyadi" : Grassy 
"Gömbös" : Rolf Tiemann 
"Langemarck" : Lucien Lippert, Josef Fitzhum, Conrad Schellong 
"Wallonie" : Lucien Lippert, Leon Degrelle 
"Italia" : Gustav Lombard, Max Hansen 
"Weissruthenien" : Siegling 
"Bohmen und Mahren" : Gustav Lombard 
"30 Januar" : Rudolf Muhlenkamp 
"Charlemagne" : Puaud, Krukenberg 
"Landstorm Nederland" : Knapp 
"Polizei II" : Wirth 
"Dirlewanger" : Dirlewanger 
"Lutzov" : Gesele
"Nibelungen" : Von Oberkamp, Heinz Lammerding 

Les nationalités dans la Waffen §§

Albanais : 4 000 
Arméniens : 2 000 
Wallons : 8 000 
Bosniaques : 15 000 
Britanniques : 100 
Bulgares 3 000 
Caucasiens : 15 000 
Cosaques : 30 000 
Croates : 10 000 
Danois : 6 000 
Espagnols : 500 
Estonniens : 15 000 
Finlandais : 4 000 
Flamands : 10 000 
Français 10 000 
Georgiens : 10 000 
Grecs : 1 000 
Hollandais : 40 000 
Hongrois : 40 000 
Indiens : 5 000 
Italiens : 10 000 
Kirgizs : 2 000 
Lettons : 25 000 
Lituaniens : 5 000 
Norvégiens : 8 000 
Roumains : 5 000 
Russes : 18 000 
Serbes : 4 000 
Slovènes : 6 000 
Suédois : 300 
Suisses : 600 
Tatars : 10 000 
Tchèques : 5 000 
Turkmènes : 15 000 
Ukrainiens : 30 000 
Uzbeks : 2 000 

soit environ 370 000 hommes 

+ les Allemands des Sudètes, Alsaciens, Luxembourgeois, de Bohême Moravie, de Slovaquie, de Pologne, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie; de Croatie, de Bugarie, de la Volga : 300 000 

+ 410 000 Allemands

 
C'est au Gauleiter Wagner que l'on doit l'incorporation des Alsaciens dans la Waffen §§. A la suite d'un accord avec Himmler fin 1943, la moitié de la classe 1926 est incorporée d'office dans les §§ en février 1944. La proportion sera encore plus importante pour les classes 1908 à 1910 incorporées en avril-mai et 1927 en novembre.
Le comportement des Alsaciens dans la Wehrmacht, en particulier celui des classes qui ont déjà effectué leur service militaire, n'est vraisemblablement pas étranger aux décisions d'envoyer les nouvelles recrues dans la Waffen §§, où la discipline est plus stricte et les possibilités de déserter restreintes. Cette tragédie dans la tragédie va avoir des conséquences particulières pour ceux qui sont incorporés dans la Waffen §§, où les pertes sont beaucoup plus lourdes que dans la Wehrmacht.

 
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MessagePosté le: Jeu 21 Oct - 20:55 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 22 Oct - 12:58 (2010)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

j'ai vu ca sur plusieurs sites donc je pense que c'est le chiffre exact
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MessagePosté le: Ven 18 Fév - 16:01 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

exellent j avais pas vu ton travail !  trés bien mof !! Idea

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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:01 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

Voila, suite à la parution de la revue seconde guerre mondiale sur la Waffen-§§, j'ai fait un petit résumé de l'article de Vincent Bernard. oh je sais que le sujet est brûlant, mais cela fait partie de l'histoire. Alors je vous remet ici celui-ci, j'espère que celui-ci vous éclaireras et vous apportera certaines informations.
En outre je vous donne quelques sources de lecture pour compléter vos connaissance :
- l'Armée de Hitler, la Wehrmacht, les nazis et la guerre de Bartov - Hachette (1999)
- L'ordre noir, Histoire de la SS de Höhne - Casterman (1972)
- La SS, un avertissement de l'histoire de Knopp - Presses de la cité (2006)
- Les chasseurs noirs, la Brigade Dirlewanger de Ingrao - Perrin (2006)
- La Waffen-SS, soldats politiques en guerre de Leleu - Perrin (2007)
- Histoire de l'Armée allemande (1939-1945) de Masson - Perrin (1994)
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:05 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

CHAPITRE 1 : LA GARDE NOIRE DU IIIème REICH


I/ Les mythes de l’après-guerre


Les soldats politiques du Reich voulaient se présenter comme un corps combattant et distinct en ce début de guerre froide. Cette revendication d’identité militaire, à l’abri de la réputation de force d’élite internationale préfigurant de l’unification de l’Europe face au communisme, est longtemps restée dans les esprits. La propagande du Reich (surtout en 1944-1945) a eut un rôle prépondérant et efficace en structurant largement  la vision de la Waffen-SS de l’après 1945 : qu’elle soit perçue comme une organisation de fanatiques brutaux et sanguinaires ou comme des unités d’élite dernier rempart du peuple européen contre l’ogre communiste. Lors du procès de Nuremberg, l’organisation a été condamné en tant qu’organisation criminelle alors que les anciens de la Waffen-SS n’ont cesser de demander leur intégration à la communauté des anciens combattants de celle qui apparaissait comme la « blanche Wehrmacht ». Dans les années 50, certains officiers les défendirent, tel que le Général Guderian.


II/ La « quatrième arme » de la Wehrmacht


La Waffen-SS, émanation du parti national-socialiste (NSDAP) apparaît comme la principale concurrente des forces armées régulières (Wehrmacht). Mais la « SS en arme » (Waffen-SS) est restée, durant tout le  conflit, l’instrument plus ou moins conscient des visées d’ordre strictement politique et idéologique du haut commandement SS. Jean Luc LELEU (« La Waffen-SS, soldats politiques en guerre ») conclu son ouvrage en ces termes : « La Reichsführung-SS s’est servie de sa branche armée et l’a amené à connaître une expansion démesurée dans le but de supplanter l’institution militaire traditionnelle, la Wehrmacht, dans son rôle politique puis à partir de 1942 de faire connaître à l’armée une révolution national-socialiste afin de la transformer en communauté du peuple en armes… cette révolution partait d’une idée simple qui accordait à la foi idéologique la primauté sur les compétences professionnelles. »
En 1944-45, ce processus de substitution de la SS à l’armée de terre à pris une grande ampleur (même avant l’attentat du 20 juillet 1944). La SS se voit confier successivement :
- la totalité de la sécurité du Reich ;
- la responsabilité des camps de prisonniers ;
- le contrôle des formations étrangères ;
- la direction de l’armée de réserve (formation et entraînement).
En 1945, une fusion  de la Waffen-SS et de la Heer (armée de terre) sera même tenté. Cette tentative, interrompue par l’effondrement du régime, reste unique et mal connu.


III/ Un corps d’élite « invincible »


La réputation « d’invincibilité », tout au moins l’image d’un corps d’élite particulièrement solide et fanatisé, reste fréquemment attachée aux divisions dans leur ensemble. Cette image est du paradoxalement aux désastres subi par le Reich lors de la seconde moitié du conflit. Fin 1942, le haut commandement doit faire des choix. Hitler décrète la « Guerre totale », malgré des ressources démographiques et matérielles insuffisantes pour maintenir le niveau qualitatif de l’armée. La différence qualitative, déjà existante, va s’accentuer entre la Wehrmacht, avec sa masse d’infanterie à peine suffisante, et la Waffen-SS, avec ses formations d‘élite essentiellement blindées et mécanisées. Philippe MASSON nomme cela la « nouvelle Wehrmacht » (« Histoire de l’armée allemande 1939-1945).
Usant de toutes les mesures possibles pour recruter les plus jeunes et les plus solides allemands, le commandement SS suit exactement la même voie. Les divisions SS vont bientôt former 5 puis 10% des grandes unités allemandes, sorte d’élite professionnelle sur laquelle va reposer toutes possibilités opérationnelles. En 1943, elles représentaient ¼ de l’ensemble des forces cuirassées, mais elle reste à la main du Führer comme réserve stratégique officieuse, à la fois militaire et politique.
On assiste à la multiplication d’une nébuleuse d’unités bricolées rattachées à la Waffen-SS. Ces unités de fin de guerre, sous équipées et en sous-effectifs, sont largement issues des recrutements étrangers les plus divers et même éloignés des considérations idéologiques et ethniques.
Reprenons encore les conclusions de Jean Luc LELEU : « professionnellement, la Waffen-SS n’a pas représenté une élite avant le milieu du conflit, pour période à peine supérieure à une année, et uniquement à l’échelle des formations les plus anciennes qui ont su s’adapter et tirer les leçons de leurs échecs. »




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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:08 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

IV/ Une troupe endémique ment criminelle ?


Le R.S.H.A. (Office Central de Sécurité du Reich) donne l’image suivante de la Waffen-SS : « Il convient de souligner que dans l’ensemble, la Waffen-SS jouit d’une réputation de tout premier ordre. On insiste surtout sur la qualité de ses performances, l’esprit de camaraderie qui y règne et, dans de même ordre d’idée, sur les excellents rapports entre officiers et hommes de troupe… Il y a aussi des avis plus mitigés, moins favorables. Certains disent que les officiers de la Waffen-SS sont insuffisamment formés, que les soldats y sont parfois sacrifiés inutilement. D’autres pensent qu’elle exerce une sorte de surveillance de la Wehrmacht, que la brutalité est la qualité essentielle vers quoi tend la formation de l’homme de troupe Waffen-SS. Ces avis résument  une opinion très générale qui veut que la Waffen-SS ne fait jamais de prisonniers, qu’elle anéantit l’adversaire quel qui soit. » (mars 1942)
Pourtant la Waffen-SS, soumise aux mêmes règlements que l’armée, n’a pas fait montre de la cruauté aveugle et systématique  qu’on lui a parfois prêtée. À l’inverse, la Wehrmacht été fréquemment impliqué dans des crimes de guerre dès 1939-1940, contrairement à une image de correction longtemps véhiculée. Bien sur, on trouve au sein de la Waffen-SS une culture de brutalité qui s’est souvent exprimée dans les plus atroces conditions. Longtemps ces actes ont surtout été attribués à quelques formations marginales (Brigade Kaminski , Brigade Dirlewanger), justifié en général par la guerre d’anéantissement germano-soviétique. Les dernières recherches livrent une autre vision. Jean Luc LELEU écrit à ce propos : « la culture de la violence en vigueur au sein de la Waffen-SS lui était au moins en partie spécifique ». A l’inverse de l’armée, toutes les grandes unités Waffen-SS ont laissé derrière elles des traces sanglantes, certaines de façon ponctuelle et peu discernable de la violence de la guerre ordinaire, d’autre selon des modus operandi plus systématique. Quelques divisions laisseront partout en Europe des traces particulièrement sanglantes : la Totenkopf à l’ouest en 1940, la Das Reich en France en 1944, la Prinz Eugen dans les Balkans.
Cette brutalité « culturelle » propre à une troupe puissamment travaillé par la propagande idéologique, se percevant à la fois comme une élite et comme l’avant-garde d’un « Ordre nouveau ». Le port de la double rune ne peut être considéré comme un acte anodin ou distinct de la mise en œuvre du programme national-socialiste. Le serment personnel des Waffen-SS à Hitler suffisait seul à rappeler cette spécialité.


V/ Genèse d’une armée politique


Sans revenir sur les débuts chaotique de la Schutzstaffel (escadron de protection), première garde rapprochée de Hitler et du NSDAP, et du fait de la confidentialité de ce qui allait devenir l’armée SS avec près d’un million d’hommes en à peine une décennie ; l’histoire de la branche armée du parti (futur Waffen-SS) débute lors de la prise de pouvoir par les Nazis en 1933. Les Politische Bereinstchaffen (escouade permanente en disponibilité politique) voient le jour et sont chargées de faire la chasse aux opposants dans les grandes villes. Puis naît une véritable garde rapprochée, la SS-Stabswache Berlin, devenant rapidement la Leibstandarte (Garde du Corps) SS Adolf Hitler commandait par Josef (Sepp) Dietrich.
Suite à « La Nuit des Longs Couteaux » (élimination des principaux chefs SA - juillet 1934), la SS à la voie libre. Elle s’affirme comme l’unique « Garde Noire » du Chancelier et du national-socialisme, et le décret du 20 juillet 1934 lui donne une autonomie vis-à-vis du parti. Le discours de mars 1935 de Hitler officialise la nouvelle institution : la SS-Verfügunstruppe (troupe SS à disposition) regroupe les éléments armés SS existants. La Wehrmacht voit d’un mauvais œil l’existence d’une force militaire qui ne soit pas sous son autorité directe. Hitler, ayant besoin de la Wehrmacht, laisse la SS se développer tout en affirmant qu’elle ne fera pas concurrence à la Wehrmacht. Il n’est seulement question de disposer d’un appui au régime, sorte de police politique militarisé permanente sélectionné selon les critères de l’élite raciale allemande. Himmler, malgré les rêves de grandeurs de certains chefs SS, défend ouvertement les strictes exigences raciales du recrutement SS et la sévère limitation de son expansion en 1937. Pourtant en 1938, l’affaire Fritsch-Blomberg et la réussite de l’Anchluss occasionnent l’effondrement des prétentions de l’Armée à jouer un rôle politique. Un décret, signé par Hitler le 17 aout, fait sauter les premières barrières : le statut des forces armées SS est officialisé, elles sont qualifiées de troupe armée permanente à disposition dépendant seulement de Hitler via le commandement SS. Cependant, elles doivent être, en temps de guerre, placées sous commandement opérationnel de la Wehrmacht pour gagner, par le sang versé au front, leur statut d’élite raciale de la société allemande




DES ENFANTS DE LA HITLERJUGEND 
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:12 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

CHAPITRE 2 : LES WAFFEN SS AU COMBAT - PARTIE I
UN DIFFICILE APPRENTISAGE, LA MOBILISATION ET LES PREMIERES CAMPAGNES (1938-1940)


Dès 1938, les formations militarisées SS sont de toutes les campagnes, ou presque. En novembre, elles font preuve de leur utilité politique en incendiant les synagogues lors de la « Nuit de Cristal ». La SS militarisée ne représente qu’une minorité de l’ordre (15000 SS-VT pour 230000 membres de l’Allgemeine-SS). 


I/ La mobilisation


Des limites sont imposées à l’expansion de l’Ordre noire. La Heer n’accorde qu’à hauteur de 1% des recrues d’une classe de se porter volontaire pour la SS, ce qui n’empêche pas celle-ci de monter en puissance. L’annexion de l’Autriche permet la création du régiment Der Führer. La SS mobilise massivement ses moyens en 1939, elle obtient d’Hitler le versement de 50000 membres de l’Allgemeine-SS (la SS générale) vers la SS-TV, et elle intègre par divers canaux 50000 nouveaux volontaires en 1940. Au printemps 1941, elle parvient en pratique à préempter environ 3% du total des recrues, beaucoup parmi les plus jeunes et les plus solides. 
En mai 1939, la formation d’une division SS regroupant les régiments SS-VT, Germania, Deutschland et Der Führer est officialisée par Hitler. Quant à la Leibstandarte, elle doit continuer à constituer une formation motorisée à part. Lors du franchissement de la frontière polonaise, le 1er septembre, par la Wehrmacht, la SS ne dispose pas de tous ses effectifs, (manque d’unité d’appoint et de service nécessaire). 
Le principe affiché :  « en première ligne quelles que soient les conditions » va être appliqué. Va naître au sein de la SS, le sentiment d’être sciemment et ouvertement sacrifié par la Wehrmacht, qui l’oriente sur les secteurs réputés les plus difficiles.


II/ L’écrasement de la Pologne


Les unités de la Totenkopf-Verbände (Tête de mort) de Théodore Eicke sont appelés à remplir des « missions spéciales de nature policière » à l’arrière des lignes dans les territoires nouvellement conquis (décret d’aout 1939). Chargés depuis 1934 de la garde des camps de concentration, ces SS-VT sont formés principalement par quatre régiments (Standarte) affectés aux camps de Dachau - Orianenbourg - Buchenwald - Mathausen. Leur culture singulière de brutalité répressive va trouver à s’exprimer de la pire façon dès les premiers jours de la guerre.
Le régiment Deutschland est présent en Prusse-Orientale pour opérer au sein d’une Panzerdivision mixte créée pour la circonstance autour d’un noyau blindé de la Heer. Le régiment Germania est affecté à la 14.armee sur le flanc sud du dispositif. Alors que le régiment Der Führer n’est pas engagé.
Le parcours de la Leibstandarte, de Sepp Dietrich, est symptomatique d’un baptême du feu particulièrement difficile. La « Garde du Corps » se distingue par ses faiblesses tactiques, alors qu’elle affectée à la 17.Infanterie-Division opérant en direction de Lodz.
Le bilan global de la SS en arme en Pologne se révèle aux mieux mitigé. L’image d’une petite troupe d’assaut athlétique, surentraînée et fanatisée dans ses singulières tenues camouflées à bien du mal à résister à l’épreuve du terrain. Aux critiques d’ordres tactiques s’ajoutent quelques réactions indignées de la part de certains officiers de l’armée quant aux méthodes employées contre les populations civiles dès les premiers jours de la guerre.
Les SS-TV, qui opèrent indépendamment à l’arrière du front, inaugurent les pratiques qui marqueront la guerre germano-soviétique. Les formations SS-VT ne sont pas en reste. La LSSAH incendie plusieurs villages dans la région de Lodz et massacre des dizaines de juifs à Blonie. Le général Blaskowitz sera pendant toute la guerre l’un des rares généraux à dénoncer régulièrement et ouvertement cette brutalité : « Les sentiments de la troupe envers la SS et la police oscillent entre la répulsion et la haine. Tous les soldats sont pris de dégoût et de répugnance devant les crimes commis en Pologne. »


III/ Naissance de la Waffen SS


Ce difficile baptême du feu ne remet pas en cause l’évolution programmée de la branche armée SS. Une seconde division (Totenkopf) est formée à Dachau à partir des trois premiers régiments SS-TV complétés de l’unité de Dantzig (participa à la bataille du corridor) et un complément d’effectif issu de la SS-TV. Théodore Eicke en prend le commandement. Les divisions Waffen-SS conservent leur format à trois régiments et alignent un effectif particulièrement fourni (+ 20000 hommes). Les unités SS jouiront en général d’un format supérieur à leurs équivalentes de l’armée.
La division SS-VT, la Totenkopf et la LSSAH restent placées sous l’autorité de la Heer et bénéficient des mêmes enseignements de la bataille de la Pologne. C’est à partir de ces éléments présentant des différences culturelles notables, que naît au cours de l’hiver 1940 la « SS en armes », ou Waffen-SS, appelée à former un corps militarisé unique et homogène.




DEFILE DE LA LSSAH
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:14 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

 Le 8 mars, la Waffen-SS est limitée au maximum à la LSSAH, trois divisions combattantes, aux formations Totenkopf-Verbände et aux écoles. Malgré le frein imposé  à ses projets, Himmler présente aux cadres de la LSSAH la participation de la Waffen-SS à la guerre comme : « la partie la plus positive et la plus importante de l’activité de la SS… cette Waffen-SS vivra seulement si l’ensemble de la SS vit. L’ensemble du corps représente un corps vivant selon les mêmes lois et devant réaliser qu’une partie ne peut  exister sans l’autre. Votre existence est indissociable de l’Allgemeine-SS et cette dernière est indissociable de vous. »
Le reste de la SS-TV, tout en conservant ses fonctions dans le système concentrationnaire, se transforme en un réservoir permanent d’effectif pour la Waffen-SS. Aux quatre régiments (Standarten) initiaux s’ajoutent une douzaine de nouvelles unités réparties sur tout le territoire du Reich et des provinces annexées.
Les effectifs de la SS en armes croissent en quelques mois de façon spectaculaire (100000 hommes), en très grande majorité des recrues allemandes de souche ou provenant des territoires récemment annexés. Gottlob Berger, le sergent recruteur de la SS, n’hésite pas à manœuvrer tous azimuts pour dépasser les quotas autorisés. L’Ordre commence à s’intéresser à une ressource à laquelle lui seul peut prétendre : les volontaires étrangers, à commencer par ceux que l’idéologie appelle les « Allemands Ethniques » (Volksdeutschen), représentant dans toutes l’Europe une population potentielle de 11 millions d’âmes ! Ce recrutement n’est toutefois à l’origine que marginal, voir symbolique.
Ces efforts qui s’amorcent en 1940 permettront en quatre ans de recruter 300000 Volksdeutschen et 80000 « Germains » dans la Waffen-SS. Ce flux va connaître une première accélération après la stupéfiante victoire remporté en six semaines à l’Ouest.


IV/ La guerre à l’Ouest


La campagne de Scandinavie ne concerne pas la Waffen-SS. L’Ordre noir n’est représenté symboliquement que par un bataillon de la SS-TV dans le dispositif d’occupation du Danemark.
En mai, lors du déclenchement de l’invasion de la Belgique et des Pays-Bas (Plan Jaune), les formations Waffen-SS sont cantonnées aux secteurs périphériques. La division Totenkopf est conservée en réserve à Cassel, alors que le régiment LSSAH et la division « VT » opèrent au sein de la 18.Armee formant le flanc droit du groupe d’armée B. Elle remplit sa mission et rejoint les troupes aéroportés de Student à Rotterdam. La division Verfügungs est scindée en deux : le régiment Der Führer participe à l’enfoncement de la ligne Gebbe, alors que le gros de la division avance en direction de Breda et d’Anvers, derrière la 9.Panzerdivision, rencontrant une forte opposition, dont la 7ème Armée Française. Encore fragile sur le plan tactique, les diverses unités SS font cependant preuve d’un indéniable mordant.
Les unités Waffen-SS participe à l’encerclement et à la destruction partielle des armées alliées du Nord (poche de Dunkerque). La LSSAH combat à Watten et Warmhout, où Sepp Dietrich manque d’être fait prisonnier lors d’une reconnaissance. L’unité se rend coupable du massacre de prisonniers. La SS-VT est appelée le 21 mai pour tenter de contenir la contre-offensive des franco-britanniques dans la région d’Arras. La Totenkopf est engagée sévèrement dans le secteur d’Arras, elle va se signaler par de nombreuses exactions. Durant la seconde partie de la campagne, les formations SS sont cantonnées initialement en seconde ligne avant d’être engagées dans différents secteurs. Malgré la résistance acharnée de l’armée française, le sort de la bataille est jouée.


V/ Vers une première reconnaissance


La campagne de l’Ouest permet à la Waffen-SS de franchir une étape en terme de crédibilité grâce à une combativité confinant parfois à la brutalité. Malgré les quelques exploits largement relayés et amplifiés par Himmler, cela ne masque pas le fait que le sort de la bataille ait reposé surtout sur la véritable « élite » de la Wehrmacht de 1940, la 10.Panzerdivision qui est accompagnée d’une poignée d’unité motorisée de la Heer. L’ensemble étant appuyé par une Luftwaffe aussi efficace qu’omniprésente.
Avec l’hommage, que leur rend le Führer, lors d’un discours le 19 juillet, en précisant « l’élan magnifique des courageuses divisions et Standarten de la Waffen-SS », l’avenir de la Waffen-SS paraît plus assurée que jamais. Au vue des lourdes pertes de l’été, Gottlob Berger demande au commandement militaire un volant de 18000 hommes pour combler les pertes et achever de compléter les unités existantes. La Heer lui accorde à peine 12000 hommes, au vu de son quota rogné par la Luftwaffe et la Kriegsmarine en pleine bataille d’Angleterre. Ce déficit est compensé plus ou moins par différents moyens dont un nouveau flux de volontaires étrangers. Cette manne plus ou moins spontanée, plus les campagnes clandestines à destinations des Volksdeutschen (Slovaques et Roumains) permettent de constituer deux nouveaux régiments associant des Allemands de « sang » et des étrangers répondant aux critères d’aryanité himmlériens.
  Au second semestre 40, la Waffen-SS croît jusqu’à disposer de 160000 hommes et met sur pied une nouvelle division motorisée : la Wiking. Elle regroupe les deux nouveaux régiments Nordland et Westland, autour du régiment Germania cédé par la division VT. Leibstandarte, Das Reich, Totenkopf, Wiking forment le noyau dur sur lequel reposera en grande partie la « Légende Waffen-SS », qu’elle soit noire ou dorée.




DEUX WAFFEN-SS DE LA TOTENKOPF AUX COMBATS EN FRANCE
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:18 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

CHAPITRE 3 : LES WAFFEN-SS AU COMBAT - PARTIE II
A LA CONQUETE D’UNE REPUTATION : L’OSTFRONT (1941-1943)


La LSSAH bénéficie d’un traitement de faveur. L’unité est portée à l’effectif d’une puissante brigade motorisée aux régiments de combat renforcés de 10000 hommes et présente une puissance de feu comparable à celle d’une division motorisée de la Heer. Le discours du Führer du 26 décembre 1940, devant ses « Gardes du Corps »,  est le suivant : « Quel est mon destin, je ne le sais pas. Mais je sais une chose, c’est que vous serez partout sur la ligne de front. Aussi longtemps que j’aurai l’honneur de mener la lutte à la tête de la patrie, ce se sera également un honneur pour vous, qui portez mon nom, d’être au plus prêt du front dans la bataille ! »
Depuis l’été 40, l’état-major prépare le grand projet d’Hitler : la conquête à l’Est de l’espace vitale. Ce qui s’annonce à l’Est n’a pas de précédent. Hitler annonce à ses généraux au mois de mars 1941 : « La lutte qui va s’engager est une lutte d’extermination. »


I/ Drag Nach Osten, les débuts de la guerre à l’Est


Il est impossible de faire un tableau complet de la participation de la Waffen-SS à l’Est. Quelques unités vont asseoir une réputation d’élitisme incontestée par étape en trois ans. La Waffen-SS dispose de 160000 hommes (115000 hommes combattants) à la veille de l’opération « Barbarossa ». La brigade LSSAH, les divisions Das Reich, Totenkopf et Wiking (commandant Félix Steiner) ne représentent qu’une fraction marginale de la Wehrmacht. L’unité Wiking sera longtemps présenter comme une unité vitrine, nordique, emblème de l’internationalisation de la SS au service d’un noble idéal « anticommuniste ». Elle ne compte pourtant dans ses effectifs qu’à peine 10% de volontaires étrangers « germaniques ». Comme d’autres unités, elle se rendra coupable d’actes répressifs extrêmement violent. À cela s’ajoute la division Polizei en tant que division d’infanterie de réserve. La Totenkopfverbände poursuit son accroissement : la division Nord, composée à partir d’élément de la SS-TV, est déployée sur le front de Finlande. Dans l’optique de la « guerre d’extermination » désirée par Hitler, le commandostab Reichsführer SS  est formé en avril 1941 englobant 18000 hommes provenant des surplus d’effectif des SS-VT. Devant opérer, initialement à l’arrière du front lors d’opérations dites de « sécurité », elles formeront le noyau de nouvelles divisions SS tel que la Florian Geyer, la Horst Wessel et la Reichführer SS.
Les divisions SS, ventilées entre les trois groupes d’armées, sont rapidement engagées au cours de l’opération « Barbarossa ». Plusieurs généraux de la Heer commence à respecter ces unités au vue de leur combativité lors des premiers mois de la bataille. En aout 1941, le général Vietinghoff-Scheel relève le comportement d’un bataillon de la Das Reich : « Un exemple pour la notion de défense ; nous ne pouvons qu’être plein de respect devant un tel héroïsme . » Suite à la bataille de Kiev, Guderian remercie la division : « pour sa bravoure au combat et son esprit de cohésion lors des assauts. » Le fait que la propagande allemande présente la guerre de l’Est comme la « croisade européenne contre le bolchévisme » permet de faire revenir certains sur leurs préventions quant au port de l’uniforme ennemi. La Waffen-SS préempte d’abord pour elle-même les plus « ethniquement » acceptables jusqu’à multiplier les contorsions idéologiques pour diversifier le recrutement avant d’intégrer finalement l’ensemble sous couvert d’un Führerbehfel à partir de 1943-1944.


II/ Le premier hiver et la poche de Demyansk


Passé l’euphorie des premières semaines et les premières grandes batailles d’encerclement (Minsk, Kiev, Smolensk), l’automne amène les premières déconvenues. L’échec de la ruée sur Moscou, et le 5 décembre, la première contre-offensive est un tournant de la guerre à l’Est et, surtout, le premier revers stratégique allemand depuis 1939. Grâce à la décision d’Hitler, devenu chef d’état-major de la Heer, après avoir écarter le maréchal von Brauchitsch, de tenir coûte que coûte les positions, malgré le froid polaire, l’effondrement total est évité.
La ténacité d’une Waffen-SS, plutôt homogène, trouve ici l’occasion de se mettre en valeur. La Totenkopf de Théodore Eicke fait montre d’une combativité énorme sur les arrières de la poche. Cette résistance va mettre en avant les éléments les plus « nationaux-socialistes » des forces armées, alors que les soldats de l’armée de terre sont plus enclin à décrochés aux « premières difficultés ».
Malgré ce fait d’arme, ainsi que quelques autres, ceux-ci ne permettent pas de faire sortir l’Armée Noire de sa fonction, bien que les services de propagande aient relayés abondamment ces faits. 
Après la prise de conscience d’Himmler du manque de moyens blindés de percussion au sein de la Waffen-SS, celui-ci milite pour que ses unités vitrines deviennent d’authentiques divisions blindées. La Wehrmacht est contre, alors Hitler va permettre aux principales divisions SS d’être dotées d’un bataillon de blindé, puis va ensuite autoriser leur transformation en véritable Panzer-Divisionen, durant 1942.




SOLDATS DE LA FLORIAN GEYER
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:20 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

III/ La mécanisation du corps de bataille SS


Les formations SS apparaissent saignées à blanc à cause des pertes cumulées au début de 1942. Ces pertes énormes sont le lot de toute l’armée allemande. Néanmoins, sans démentir la violence et la dureté des combats à l’Est, les niveaux de perte sont accentués par la dureté exceptionnelle de l ‘hiver 1941-1942 et masquent une réalité plus nuancée. À titre d’information sur les 17000 hommes jugés hors de combat à la LSSAH en 13 mois, on dénombre réellement 900 tués, 3250 blessés, 500 accidents environs, autant de gelures et surtout 12000 cas classés dans la catégorie des maladies diverses !
Certes les pertes des Waffen-SS seront ponctuellement très lourdes à cause des engagements particulièrement violent sur des secteurs souvent dangereux. Pourtant plusieurs fois reconstitué, les divisions SS bénéficient d’un ratio « temps de formation / engagement au front / période de repos »  généralement plus conséquent que pour les unités de la Wehrmacht et cela jusqu’en 1944. Ce qui évitera l’anéantissement de grande unité blindée à l’inverse de dizaine d’unités d’infanterie, de divisions mécanisées et blindées de la Heer.
À l’été 42, pour compenser le manque d’effectifs, on tente d’augmenter la mobilité et la puissance de feu. Cela à pour effet de voir les divisions motorisées passer au statut « mécanisé » grâce à l’apport de transport de troupes blindés et surtout à l’arrivée, au sein des divisions, de nouveaux blindés d’assaut et chasseurs de chars. Mais la grande réussite d’Himmler est l’autorisation qu’il a obtenu pour la création d’un état-major de corps blindé et le traitement de faveur dont vont faire l’objet la Leibstandarte, la Das Reich et la Totenkopf. En effet, durant leur période de repos en France lors du second semestre 42, elles deviennent de véritables divisions blindées. De plus, chacune d’elles va avoir le privilège de recevoir une compagnie du dernier né de l’industrie du Reich, le fameux « Tiger » qui rentrera dans la légende des Panzer. Himmler obtient aussi l’interdiction pour les généraux de la Heer ayant à disposition des divisions SS de les fractionner selon les besoins du front. Même si cette interdiction ne perdurera pas au vu des événements, cela démontre bien le statut privilégié octroyé à l’Armée Noire.
On assiste à une montée en puissance , sans précédent, des moyens de la SS avec la levée de la nouvelle unité Prinz Eugen autorisé par le Führer. Les grandes formations blindées SS vont opérer, pour la première fois sur le front de l’Est, sous le commandement opérationnel d’un corps d’armée SS. La Waffen-SS, avec cette nouvelle base, va être confronté à la grande crise de l’hiver 1943 du à la contre-offensive soviétique (Uranus) et à la chute de Stalingrad. Rappelé d’urgence de France, le nouveau PanzerKorps de Paul Hauser voit se présenter à lui un rôle à la hauteur des prétentions nourries par l’Ordre Noir depuis des années. Hitler exige que l’on défende coûte que coûte le nœud de communication de Kharkov, donc tout naturellement le SS-PanzerKorps de Hauser y est envoyé.


IV/ Le tournant d’une légende : le SS-PanzerKorps à Kharkov


Cette affaire mérite un peu d’attention, elle marque un tournant dans la place prise par la Waffen-SS dans les capacités d’intervention alors gravement entamées de la machine de guerre allemande. En février 1943, le groupe d’armée Sud est dans une situation critique. Dans la périphérie de Kharkov, plusieurs divisions de la Heer et le PanzerKorps sont menacées d’encerclement. Le 13 février, le Führer confirme son ordre de tenir sur place, malgré que Paul Hauser plaide pour l’abandon de la ville afin d’éviter l’anéantissement de ses forces. Après deux jours, le général SS se retrouve avec deux possibilités : soit obéir à Hitler et accepter l’encerclement de Kharkov avec l’éventualité de revivre un nouveau Stalingrad ; soit désobéir au Führerbehfel. Le 15 février, Hauser choisit la seconde solution et évacue la ville de justesse. Hitler ne sanctionne pas directement Hauser (néanmoins Hauser aura un rôle minime lors de la contre-offensive ; payant ainsi sa désobéissance) alors qu’il n’avait pas hésité à limoger un officier désobéissant de la Heer. Trois divisions de blindés de Hauser, dégagé de Kharkov, vont permettre à Manstein d’envisager une puissante contre-attaque sur les flancs soviétiques très étirés. Dans l’esprit de Manstein, elles doivent former, avec les divisions de la Heer du groupement « Kempf », la pince sud d’une grande tenaille, avec pour objectif de piéger et détruire un maximum d’unités soviétiques (en réponse de Stalingrad).
Le 22 février, la contre-offensive débute et va durer près d’un mois, causant d’énormes pertes, elle se solde par un succès spectaculaire. Le SS-PanzerKorps y joue un rôle essentiel mais pas exclusif.  Ainsi les Waffen-SS lavent victorieusement l’affront de Kharkov en réoccupant la ville à la mi-mars.  Ce succès permet le retour en grâce de l’Armée Noire, mais elle dénombre des pertes conséquentes : 12000 hommes hors de combat, perte d’une grande partie de son matériel lourd dont les précieux Panzer. Elle perd aussi dans la bataille un de ses  héros : Théodore Eicke. Celui qui professait que la « SS doit être capable d’anéantir même ses parents les plus proches s’ils se rebellent contre l’Etat ou contre les conceptions d’Hitler », meurt dans un accident d’avion lors d’une reconnaissance du champ de bataille, le 26 février.  Le rôle joué par les « divisions noires » à Kharkov enthousiasme Hitler. Il autorise la création de nouvelles unités (déjà en gestation).  Les divisions allemandes Hohenstaufen et Frundsberg voient le jour, ainsi que la Hitlerjugend (projet de Himmler) formé d’adolescents très endoctrinés. L’intégration de volontaires occidentaux (Belges de la Wallonie, Français de la future Sturmbrigade Frankreich) est à l’ordre du jour. 




ELEMENT DE LA TOTENKOPF
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:23 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

Les effectifs de la Waffen-SS vont doubler en un an, atteignant 500000 hommes début 1944. Le cœur de l’Armée noire restant son corps de bataille blindée. Maintenant, les divisions d’élite SS vont jouer les fers de lance des principales opérations, notamment avec le grand coup qu’Hitler et Manstein veulent porter au saillant apparu de part et d’autre de la ville de Koursk. Cette contre-attaque, qui doit débuter au mois de juillet, doit permettre aux Allemands de reprendre l’initiative.


V/ L’apogée d’une réputation


Début juillet, l’opération «Zitadel » est déclenchée, les Waffen-SS sont en première ligne. L’essentiel des moyens blindés disponible à l’Est participe à l’opération. Le SS-PanzerKorps constitue l’un des fers de lance de la pince Sud, engageant 500 chars dont 40 Tiger. Après une semaine de combats acharnés, les hommes de Hausser se retrouvent à Prokhorovka, affrontant pendant plusieurs jours la 5ème armée de la Garde (plus grande bataille de blindés à ce jour).  Le 12 juillet, après une semaine, bien qu’ayant fait subir des pertes terribles à l’adversaire soviétique, le corps SS n’a plus que 200 chars à sa disposition. La progression est stoppée. À la mi-juillet, l’opération « Zitadel » est un échec stratégique, elle n’a pas permis la reprise de l’initiative sur les Soviétiques. Sur demande expresse du Führer, la LSSAH est retirée du front pour se rendre en Italie où son principal allié chancelle. En octobre 1943, avec son statut de force de réserve et d’intervention, la Waffen-SS (17 divisions) subit une nouvelle mutation majeure.
Elle est alors à l’apogée de ses capacités opérationnelles et de son expérience. La Leibstandarte devient le 1-SS-Panzer-Division « Leibstandarte SS Adolf Hitler », la Das Reich et la Totenkopf prennent les numéros 2 et 3. La Wiking regagne le rang de division blindée avec le numéro 5, ainsi que la Hohenstaufen (numéro 9), la Frundsberg (numéro 10) et la division Hitlerjugend (numéro 12) toujours en formation France. La nomenclature des divisions mécanisées se  poursuit comme suit : numéro 4 pour la SS-Polizei ; le numéro 11 pour la Nordland (opérant dans les Balkans). Lors du second semestre 1943, la division Reichsführer-SS (numéro 16) et la Götz von Berlichigen (numéro 17) sont en cours de formation. À toutes ces unités, il faut ajouter une masse croissante d’unités étrangères portant, au milieu de l’année 1944, les effectifs de la Waffen-SS à 600000 hommes. L’Armée Noire est maintenant un élément incontournable de l’effort de guerre du Reich.


VI/ D’Est en Ouest


En plus de cette croissance, l’autre force du corps de bataille Waffen-SS en 1943-1944 est de ne pas transiger sur le format de ses unités « vitrines ». Alors que la Heer est obligée de revoir à la baisse les effectifs de ses divisions blindées. Une SS-Panzer-Division, au complet, comprend 20000 hommes, 210 blindés de combat, 6 bataillons d’infanterie portée et 4 groupes d’artillerie motorisées. Une Panzer-Division de la Heer, au complet, est réduite à 17000 hommes, 190 blindés de combat, 4 bataillons d’infanterie portée et de 3 groupes d’artillerie. Les formations blindées SS apparaissent comme renforcées vis-à-vis des divisions régulières. Cela sera efficace dans le cadre d’une guerre défensive, permettant à chaque Kommandeur d’avoir des possibilités tactiques et une endurance sur un front étendu. Les généraux Waffen-SS ont certains atouts pour obtenir satisfaction, en commençant par leurs deux chaînes hiérarchiques qui leur permet de jongler de l’une à l’autre. Pour court-circuiter la Heer, l’appel direct au Reichsführer, « premier paladin de Hitler » (selon les dires de Hausser), permet d’obtenir satisfaction.
Après une suite de revers subis à l’Est entre l’été 1943 et l’été 1944, les Waffen-SS jouent un rôle important dans les capacités d’intervention allemande. Mais il ne faut pas négliger le rôle joué par les unités régulières de la Wehrmacht. En janvier et février 1944, le sauvetage de la Wiking et de la brigade Wallonie, dans la poche Korsum-Tcherkassy, par l’intervention de la Leibstandarte est une vision tronquée. En effet, la division SS s’enlise, et c’est la 16.Panzer-Division qui établit une tête de pont qui permettra aux encerclés (dont la Wiking) après maintes efforts de rétablir le contact et de sauver une partie de la 8.Armee. De même en avril, 200000 hommes de la 1.Panzerarmee (encerclée dans la région de Kamenets-Podolsk) sont sauvés grâce à l’attaque (le 4 avril) des divisions Hohenstaufen et Frundsberg qui brisent l’encerclement, mais aussi grâce au mouvement continu de dégagement vers l’Ouest de l’Armée de Hube.  
Les divisions SS engagées sortent très usées de ces opérations de sauvetage à l’Est. Elles sont presque toutes mises au repos à l’Ouest pour leur permettre de se reconstituer. Lors du débarquement en Normandie, l’essentiel du corps de bataille blindé et mécanisé SS se trouve à l’Ouest. Lors de l’offensive d’été des Soviétiques, l’OKH (commandement de la Wehrmacht à l’Est) n’a à sa disposition que peu d’unité des « pompiers de l’Ostfront » après que la Hohenstaufen et la Frundsberg aient été mis au repos. Il ne reste sur le front de l’Est qu’essentiellement les divisions Totenkopf et Wiking, ainsi que la Nordland et les brigades de volontaires étrangers. Donc, le fer de lance de la « croisade contre le bolchévisme » va jouer son rôle le plus important contre les Anglo-américains.




AFFICHE DE PROPAGANDE
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:25 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

CHAPITRE IV : LES WAFFEN-SS AU COMBAT - PARTIE III 
DE L’APOGEE AU DECLIN - LA WAFFEN-SS A L’OUEST (1944)


L’Ouest en général, surtout la France est, à partir de 1942 et jusqu’au printemps 1944, l’endroit privilégié du corps de bataille SS pour se reposer. Le débarquement en juin 1944, va tout changer. La Waffen-SS, engagée dans la bataille désespérée de retardement, n’aura plus de répit des plages normandes jusqu’aux frontières occidentales du Reich.


I / Douce France ?


Malgré l’image de « pompiers de l’Est » souvent sacrifiés, Himmler ménage jusqu’en 1944, et avec le plein appui de Hitler, des périodes de repos régulières et d’entraînement à l’Ouest pour ses SS, même durant les périodes de crises les plus graves du front oriental. C’est un privilège auquel peu d’unités blindées de la Heer pourront prétendre. La LSSAH, la Das Reich et la Totenkopf ne retournent sur le front de l’Est qu’en janvier 1943. À l’automne 1943, ceux sont les SS-Panzer-Division Hohenstaufen, Frundsberg et Hitlerjugend, qui sont mises au repos à l’Ouest. La Götz von Berlichigen est constituée avec des éléments de la Hitlerjugend. Début juin 1944, on trouve en France et en Belgique, trois SS-Panzer-Division (Leibstandarte SS Adolf Hitler, Das Reich et Hitlerjugend) bientôt rejointes par les divisions Hohenstaufen et Frundsberg sévèrement éprouvées après les combats de Tarnopol.
Le 5 juin 1944, les divisions SS forment avec les cinq divisions de Panzer de la Heer (en état de préparation divers) un élément essentiel du dispositif de sécurité du «Mur de l’Atlantique », surtout constitué d’unités d’infanterie de second rang ou des divisions « statiques » incapables d’opérations mobiles. Sans être toutes à la disposition du commandement West, chacune de ces unités couvre une région distincte du littoral atlantique et de la mer du Nord : la LSSAH est entre Bruxelles et Anvers ; la Hitlerjugend est en position centrale entre la Normandie et le bassin parisien ; la Götz von Berlichingen se trouve entre la Loire et la Garonne ; la Das Reich est dans la région de Toulouse. Ces quatre unités disposent de 75000 hommes, 460 chars et 180 pièces d’artillerie. La préparation et la dotation matérielle de ces unités est loin d’être idéales tout comme dans la Heer. De même, la qualité de l’encadrement et de la troupe présente dès à présent des problèmes inquiétant. La LSSAH, saignée à blanc durant les mois précédents, a perdu un nombre important de ses cadres expérimentés. Par contre, la Das Reich était le meilleur bataillon de Panzer à l’Ouest, car il avait bénéficié de plus de temps pour se reconstituer. Seul la Hitlerjugend dispose d’une artillerie suffisante et d’assez d’armes automatiques. Dans le domaine des Panzer, sur une dotation initiale de 200 blindés, la LSSAH et la Das Reich comptent environ 130 blindées chacune, alors que la Hitlerjugend en dénombre 150 (surtout des Panther et des Panzer IV dernière génération).


II/ Ils arrivent : deux mois en Normandie


Le 6 juin 1944, la chaîne de commandement allemande en France présente une certaine complexité, selon une volonté de Hitler qui veut garder la main sur les précieuses réserves blindées à l’Ouest. Il faut ajouter à cela les conceptions défensives opposées des maréchaux von Rundstedt et Rommel. Von Rundstedt voulait conserver de puissantes forces pour contre-attaquer, alors que Rommel prônait l’anéantissement des forces ennemies sur les plages du débarquement. De tous cela est né un consensus bancal diluant les responsabilités et diminuant la capacité de réaction des forces blindées.
Au vu de l’ampleur de l’opération des Alliés, toutes les formations Waffen-SS disponibles (sauf la LSSAH) sont mises en alerte dans les jours qui suivent le débarquement. Le 7 juin, la Hitlerjugend est engagée au nord de Caen ; entre le 9 et 10 juin, la Götz von Berlichigen affronte les Américains ; la Das Reich est mise en alerte le 8 juin ; le 2.SS-Panzerkorps est rappelé à partir du 12 juin. L’arrivée des unités sur le front s’étale sur tout le mois de juin  et jusqu’au mois de juillet à cause des retards occasionnés par la Résistance, l’aviation allié ainsi que les problèmes de moyens de transport et même l’opposition de certains généraux SS d’exposer toutes leurs forces. La Das Reich, par exemple, n’est sur le front qu’à la fin du mois, après avoir fait régner la terreur sur son passage (99 otages pendus à Tulle - 642 hommes, femmes et enfants assassinés à Oradour-sur-Glane).
Lors de la première partie de la bataille de Normandie, l’activité des Waffen-SS se concentre pour l’essentiel contre les unités anglo-canadiennes. Les 1. et 2.SS-Panzerkorps (commandant Dietrich et Hausser qui sera remplacé par Bittrich fin juin) forment le pivot défensif du Panzergruppe  West, vont retarder les Alliés pendant plusieurs semaines. La percée des Desert’s Rats à Villers-Bocage (sud de Bayeux) avorte en partie à cause de l’intervention d’une poignée de chars Tigre (schwere-Panzer-Abeitlung 101 de Michaël Wittmann). L’opération Epsom est mise en échec grâce à l’intervention de deux divisions fraîchement arrivées, et aux contre-attaques menées par les divisions Das Reich, Hohenstaufen et Hitlerjugend. 
Ces succès tactiques, parfois spectaculaires, mais sans lendemain, et la ténacité défensives de certaines troupes permettent d’alimenter,  auprès du public allemand et même de l’adversaire, une image élitiste et fanatique, encore une fois, mais qui collent de moins en moins à la réalité de la Waffen-SS. Les faits d’armes de quelques vétérans de  l’Est (Wittmann - Barkmann) est en support d’un édifice beaucoup moins solide qu’il n’y parait. Les échecs, voir les grandes insuffisances parfois constatées, sont ignorés. 




NETTOYAGE D4UN CANON DE 88 D'UN TIGER I
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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:27 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

Eberbach (commandant de la 5.Panzerarmee) dira que : « La Leibstandarte ne s’est jamais si mal battue qu’en Normandie ».La bataille autour de Caen ne peut être alimentée qu’aux prix de pertes humaines et matérielles énormes, que ni l’OKW et encore moins le Reichsführung-SS ne peuvent compenser. Le commandement allemand ne sera jamais en mesure de regrouper des forces capables de retourner la situation. Caen est dégagée au prix de lourdes pertes, après les poussées successives des forces de Montgomery (opérations Charnwood - Atlantic - Goodwood).
Les Américains se trouvent dans le bocage normand, couvrant une grande partie du Cotentin, qui est peu propice à l’utilisation des formations blindées. Engagés dès les premiers jours à Carentan, la Götz von Berlichigen doit quitter la localité le 13 juin. Des éléments de la Das Reich sont engagés dans le secteur de Périers (à partir du 8 juillet) pour bloquer la progression américaine avec quelques accrochages fructueux tel que le « carton » de Barkmann et de son Panther n°424.
Hausser (Oberstgruppenführer) remplace le général Dollman, mort le 28 juin, à la tête de la 7.Armee, encore une étape dans l’ascension de la Waffen-SS au sein de la machine de guerre allemande. C’est la première fois qu’un officier issu de la Waffen-SS prend le commandement d’une armée de campagne de la Heer et cela avant même l’attentat du 20 juillet 1944. Ce ne sera pas la dernière fois.


III/ D’Avranches à Falaise : adieu la Normandie


Les Américains débutent l’opération Cobra, appuyés par une grande concentration d’avion de bombardement, qui va faire basculer la situation sur le front normand. Fin juillet, un rapport de l’OKH dénombre plus de 600 chars et canons perdus. Cobra permet aux pointes blindées américaines d’ouvrir une brèche jusqu’à Avranches et de se trouver en terrain ouvert en l’espace d’une semaine.
Le 7 aout, Hitler ordonne au maréchal von Kluge (remplaçant de von Rundstedt) de concentrer des forces blindées disponibles pour une contre-attaque surprise  qui doit étrangler l’étroit couloir percé à Avranches. Le plan Lüttich (Liège) prévoit une offensive de trente kilomètres sur l’axe Mortain-Avranches, avec pour objectif principal de couper l’armée de Patton de ses arrières. Cela devrait permettre le dégagement des forces allemandes de Normandie et d’établir une solide ligne de résistance sur la Somme et la Marne. Le 7 aout, l’attaque débute avec seulement quatre divisions blindées dont la Das Reich, renforcée d’un groupe de combat de la Götz von Berlichingen, et la Leibstandarte. Le général Bradley a pris des mesures défensives. Malgré quelques rares succès initiaux sur  le front de la Das Reich, mais surtout sur celui de la 2.Panzerdivision de la Heer, l’attaque est rapidement stoppée notamment grâce à l’intervention de l’aviation et à la ténacité défensive des G.I.‘s. La Leibstandarte ne dépasse pas ses lignes de départ, alors que la Das Reich s’empare de Mortain puis progresse vers l’Ouest, mais un bataillon d’infanterie américain va résister à tous ses assauts durant une semaine.
Malgré le désir de Hitler et l’arrivée d’une partie des renforts promis dans le secteur, l’attaque ne peut être renouvelé. Le 13 aout, la décision d’annuler l’opération est prise au profit de la formation d’un nouveau front d’urgence. Le grand encerclement des forces allemandes à l’ouest de la Seine apparait plus que jamais dans sa tragique réalité. On voit mal comment elles pourraient échapper à la destruction totale. Bradley affirma : « c’est une occasion qui ne se présente à un commandant en chef qu’une fois par siècle. Nous sommes sur le point de détruire une armée entière. »
Durant cette semaine tragique, le « chaudron » de Falaise se referme progressivement sur 100000 hommes  des forces allemandes, 60000 réussissent à en sortir entre le 17 et 21 aout après des combats furieux de dégagements et la perte ou l’abandon d’une grande partie de leur matériel lourd. Contre toute attente, ces unités franchissent la Seine en aval de Paris. Il n’y aura pas eu de « Stalingrad » en Normandie.


IV/ Une retraite miraculeuse

Les hésitations et les dissensions au sein du commandement allié expliquent ce semi-échec. L’autre explication provient du fait d’une activité incessante des éléments mobiles de la Heer et de la Waffen-SS prisonnier de la poche, ainsi que des contre-attaques menées par le II. PanzerKorps (divisions Das Reich et Hohenstaufen qui avait été sorti en priorité) depuis l’extérieur les 20 et 21 aout pour garder le couloir de la mort ouvert. Il n’en reste pas moins que seule une centaine de millier d’hommes sur un total de 230000 hommes ont été enfermés. 40000 ne sortiront pas de ce « chaudron » (morts ou fait prisonnier). Certaines divisions Waffen-SS sortent de la bataille moins affaiblis que d’autres unités d’infanterie engagées au front. Le fait est méconnu, mais mérite un peu d’attention, car il tempère l’image « sacrificielle » et « jusqu’au-boutiste » attachée à la Waffen-SS. Même si certaines formations ont tout simplement échappées à l’encerclement, d’autres ont utilisé tous les prétextes et subterfuges (jusqu’à truquer les tableaux d’effectifs) pour préserver une partie de leurs moyens. 
Tous cela explique l’incapacité des Alliés à empêcher la fuite d’une grande partie des effectifs dégagés de Falaise. Malgré ce sauvetage, les Allemands se retrouvent dans une situation désespérée. Le 15 aout, un nouveau front est ouvert avec le débarquement en Provence. En quelques jours, les Alliés menacent de prendre à revers toutes les forces allemandes présentes dans le Sud de la France. Le 19 aout, un ordre est transmis à ces unités, leur indiquant d’évacuer d’urgence sauf quelques unités qui doivent fortifier quelques ports d’intérêts stratégiques.




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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:30 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

Le 25 aout, Paris est libéré, aucune force organisée ne se tient entre les pointes de l’armée de Patton et les frontières occidentales du Reich.  Les formations Waffen-SS, bien qu’en partie préservées, dénombrent la perte de 35000 hommes, d’une grande partie de leur outil de combat (leurs précieux Panzer) et surtout une fraction de leur encadrement. Le commandement SS est dans l’impossibilité de faire face à de telles pertes qualitatives au sein de ses unités « vitrines ». Le niveau d’instruction, les qualités physiques et morales des nouvelles recrues est en chute libre. Les formations d’élites homogènes, constituées en 1942-1943, ont vécu et elle ne retrouveront jamais le même niveau d’efficacité.




V/ Raidissement aux frontières




Selon l’OKW, il est impossible d’établir une ligne de résistance sur la Somme et la Marne, ni la Meuse. Le 10 septembre, le nord de la France est abandonné, sauf les ports du Havre, de Boulogne, de Calais et de Dunkerque. L’essentiel de la Belgique jusqu’aux bouches de l’Escaut est aussi désertées. Par contre, les forces allemandes restent en Hollande, où la Waffen-SS va organiser sa propre formation locale (la « Landstorm Niederland »), unique grande unité non allemande combattante à l’Ouest. Plus au Sud, quelques signes de rétablissement allemand apparaissent autour de certains moles, telle la 11.Panzer-Division remontant la vallée du Rhône. De durs combats sont menés en Lorraine (Nancy - Metz), la Waffen-SS joue son rôle de rétablissement, surtout la division Götz von Berlichigen reconstituée.
Tandis que l’on crée une nouvelle vague de divisions d’infanterie (Volksgrenadier-Divisionen - Divisions de grenadier du peuple), les restes des formations Waffen-SS ainsi que certaines divisions blindées de la Heer sont préservées à l’arrière. Hitler envisage pour celle-ci un projet devant mobiliser le reste des capacités de productions du Reich pour asséner un coup à l’ennemi à l’automne. Dans cette optique, Sepp Dietrich prend le commandement de la toute nouvelle 6.Panzerarmee. Après la bataille de Normandie, les formations Waffen-SS vont prendre une part moindre lors des combats de la fin de l’été et du début de l’automne. 
Durant l’opération « Market Garden », des éléments alliés avancés sont mis en échecs par les restes du 2.SS-PanzerKorps par hasard. Le 1.SS-PanzerKorps se voit attribuer l’objectif de bloquer l’avancée américaine sur le West Wall dans le massif Eiffel. Par contre durant la bataille d’Aix-la-Chapelle, la défense est assurée quasi exclusivement par des éléments de la Heer (9. et 116.Panzerdivisionen).




VI/ Faillite dans les Ardennes




Vers le 10 décembre 1944, le GQG d’Eisenhower connaît l’existence d’une « 6 Armée de Panzer SS », qui doit être formée de 4 divisions et un  potentiel de 40000 soldats minimum, 370 Panzer et 230 pièces d’artillerie, gardée en réserve entre Bonn et Cologne. La réalité est tout autre, pour l’opération « Wacht Am Rhein », les Allemands alignent 25 divisions dont 10 blindées et mécanisées, réparties en deux armées de blindées. Les divisions SS ont été reconstituées pour l’opération. Le potentiel allemand est énorme : 200000 hommes, un milliers de blindés dont 600 Panzer. Sur la droite, Sepp Dietrich (commandant de la 6ème Panzerarmee) dispose de deux corps blindés SS renforcés en moyens organiques, soit 9 divisions (dont la Leibstandarte - la Hitlerjugend - la Das Reich - la Hohenstaufen - la Panzer Brigade 150). L’objectif de l’opération est l’ouverture d’une route vers la Meuse, puis le franchissement ce celle-ci près de Liège, et enfin l’établissement d’une ligne Maastricht-Anvers pour couper les communications de la totalité du 21ème Groupe d’armée britannique. Manteuffel est sur la gauche avec trois divisions de Panzer de la 5.Panzerarmee. Son objectif est d’atteindre et de franchir la Meuse à Namur via Bastogne, puis d’établir un front défensif face à la frontière française. Les fantassins (7.Armee) flanqueront la gauche des deux armées blindées contre les forces de Patton. Model, qui a la charge de l’exécution du plan, ne lui donne qu’une chance de réussite sur dix.
En plus d’être la dernière chance militaire de l’Allemagne, c’est pour la Waffen-SS une des dernières occasion de prouver sa détermination sans faille et entériner définitivement aux yeux des Allemands et de l’adversaire la supériorité et l’esprit de sacrifices du « soldat national-socialiste ». L’échec est cuisant. Seule la colonne de Peiper, fer de lance de la Leibstandarte, progresse durant quelques jours. Les divisions SS, loin d’approcher la Meuse et la région de Liège, sont bloquées le 19 décembre. Par contre, les divisions blindées de la Heer de l’armée de Manteuffel obtiennent des résultats significatifs jusqu’à Noël. Malgré tout, dans l’imaginaire collectif, la perception de la bataille des Ardennes restera essentiellement associé à la percée avortée des SS de Peiper. Pour l’OKW, la conclusion est sans détour : «  La Waffen-SS a failli. »


Le 25 aout, Paris est libéré, aucune force organisée ne se tient entre les pointes de l’armée de Patton et les frontières occidentales du Reich.  Les formations Waffen-SS, bien qu’en partie préservées, dénombrent la perte de 35000 hommes, d’une grande partie de leur outil de combat (leurs précieux Panzer) et surtout une fraction de leur encadrement. Le commandement SS est dans l’impossibilité de faire face à de telles pertes qualitatives au sein de ses unités « vitrines ». Le niveau d’instruction, les qualités physiques et morales des nouvelles recrues est en chute libre. Les formations d’élites homogènes, constituées en 1942-1943, ont vécu et elle ne retrouveront jamais le même niveau d’efficacité.




V/ Raidissement aux frontières




Selon l’OKW, il est impossible d’établir une ligne de résistance sur la Somme et la Marne, ni la Meuse. Le 10 septembre, le nord de la France est abandonné, sauf les ports du Havre, de Boulogne, de Calais et de Dunkerque. L’essentiel de la Belgique jusqu’aux bouches de l’Escaut est aussi désertées. Par contre, les forces allemandes restent en Hollande, où la Waffen-SS va organiser sa propre formation locale (la « Landstorm Niederland »), unique grande unité non allemande combattante à l’Ouest. Plus au Sud, quelques signes de rétablissement allemand apparaissent autour de certains moles, telle la 11.Panzer-Division remontant la vallée du Rhône. De durs combats sont menés en Lorraine (Nancy - Metz), la Waffen-SS joue son rôle de rétablissement, surtout la division Götz von Berlichigen reconstituée.
Tandis que l’on crée une nouvelle vague de divisions d’infanterie (Volksgrenadier-Divisionen - Divisions de grenadier du peuple), les restes des formations Waffen-SS ainsi que certaines divisions blindées de la Heer sont préservées à l’arrière. Hitler envisage pour celle-ci un projet devant mobiliser le reste des capacités de productions du Reich pour asséner un coup à l’ennemi à l’automne. Dans cette optique, Sepp Dietrich prend le commandement de la toute nouvelle 6.Panzerarmee. Après la bataille de Normandie, les formations Waffen-SS vont prendre une part moindre lors des combats de la fin de l’été et du début de l’automne. 
Durant l’opération « Market Garden », des éléments alliés avancés sont mis en échecs par les restes du 2.SS-PanzerKorps par hasard. Le 1.SS-PanzerKorps se voit attribuer l’objectif de bloquer l’avancée américaine sur le West Wall dans le massif Eiffel. Par contre durant la bataille d’Aix-la-Chapelle, la défense est assurée quasi exclusivement par des éléments de la Heer (9. et 116.Panzerdivisionen).




VI/ Faillite dans les Ardennes




Vers le 10 décembre 1944, le GQG d’Eisenhower connaît l’existence d’une « 6 Armée de Panzer SS », qui doit être formée de 4 divisions et un  potentiel de 40000 soldats minimum, 370 Panzer et 230 pièces d’artillerie, gardée en réserve entre Bonn et Cologne. La réalité est tout autre, pour l’opération « Wacht Am Rhein », les Allemands alignent 25 divisions dont 10 blindées et mécanisées, réparties en deux armées de blindées. Les divisions SS ont été reconstituées pour l’opération. Le potentiel allemand est énorme : 200000 hommes, un milliers de blindés dont 600 Panzer. Sur la droite, Sepp Dietrich (commandant de la 6ème Panzerarmee) dispose de deux corps blindés SS renforcés en moyens organiques, soit 9 divisions (dont la Leibstandarte - la Hitlerjugend - la Das Reich - la Hohenstaufen - la Panzer Brigade 150). L’objectif de l’opération est l’ouverture d’une route vers la Meuse, puis le franchissement ce celle-ci près de Liège, et enfin l’établissement d’une ligne Maastricht-Anvers pour couper les communications de la totalité du 21ème Groupe d’armée britannique. Manteuffel est sur la gauche avec trois divisions de Panzer de la 5.Panzerarmee. Son objectif est d’atteindre et de franchir la Meuse à Namur via Bastogne, puis d’établir un front défensif face à la frontière française. Les fantassins (7.Armee) flanqueront la gauche des deux armées blindées contre les forces de Patton. Model, qui a la charge de l’exécution du plan, ne lui donne qu’une chance de réussite sur dix.
En plus d’être la dernière chance militaire de l’Allemagne, c’est pour la Waffen-SS une des dernières occasion de prouver sa détermination sans faille et entériner définitivement aux yeux des Allemands et de l’adversaire la supériorité et l’esprit de sacrifices du « soldat national-socialiste ». L’échec est cuisant. Seule la colonne de Peiper, fer de lance de la Leibstandarte, progresse durant quelques jours. Les divisions SS, loin d’approcher la Meuse et la région de Liège, sont bloquées le 19 décembre. Par contre, les divisions blindées de la Heer de l’armée de Manteuffel obtiennent des résultats significatifs jusqu’à Noël. Malgré tout, dans l’imaginaire collectif, la perception de la bataille des Ardennes restera essentiellement associé à la percée avortée des SS de Peiper. Pour l’OKW, la conclusion est sans détour : «  La Waffen-SS a failli. »



GUDERIAN SALUE SEPP DIETRICH


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MessagePosté le: Dim 18 Sep - 13:32 (2011)    Sujet du message: toutes les divisions et groupes §§ Répondre en citant

VII/ Norwid : dernier baroud à l’Ouest


Fin décembre, l’offensive des Ardennes n’a plus aucune chance de réussir. Les divisons SS de Dietrich reçoivent début janvier l’ordre de dégager pour un transfert d’urgence sur le front de l’Est où une offensive soviétique va être lancée sur les frontières du Reich. Le rôle de la Waffen-SS sur le front de l’Ouest n’est pas pour autant terminé. Le 31 décembre, Hitler ordonne le déclenchement de l’opération « Norwind » contre les lignes de la 7ème Armée Américaine de Basse-Alsace, sa dernière carte. C’est l’ultime effort d’une grande ampleur à l’Ouest, il va durer tout le mois de janvier. Il repose pour l’essentiel sur le corps SS de Max Simon. Quatre divisions blindées et mécanisées dont des divisions Waffen-SS (Götz von Berlichigen - Frundsberg) sont mises à contribution. Dans les Vosges, la 6.Gebïrgs-Division « Nord » forme le flanc droit. Sous le commandement du Reichsführer-SS, des éléments du groupe Oberrhein doivent attaquer le flanc des Américains en traversant le Rhin à Strasbourg. Si la Frundsberg est partiellement reconstitué et à encore un certain potentiel, la Götz von Berlichigen n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Le 1er janvier 1945, une offensive est lancée contre les défenses américaines, et elle connaît quelques succès. La Frundsberg remporte quelques succès dans la forêt de Haguenau à la mi-janvier. Le 17 janvier, Erwin Bachmann gagne sa  croix de chevalier  après avoir capturé une douzaine de Sherman de la 12ème Blindée américaine à Herlisheim. Strasbourg, défendue par des Français, malgré qu’Eisenhower veuille l’abandonner, ne tombera pas aux mains des Allemands. Toute la poche de Colmar est résorbée par la 1ère Armée Française, début février. Le 5 février, la Frundsberg est transférée en Poméranie. C’est le début du dernier acte du conflit.




PAUL HAUSSER ENTOURES D'OFFICIERS ET DE GENERAUX SS
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