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invasion de la syrie et de l égypte
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MessagePosté le: Dim 7 Aoû - 17:35 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

une image d un panzer3 afrika :
 


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MessagePosté le: Dim 7 Aoû - 17:35 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 7 Aoû - 17:37 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

et aussi d un panzer4 f2
 


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Nergal
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MessagePosté le: Lun 8 Aoû - 15:35 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

Super tropic et de bien belles photos. Le Pz IV a un peu souffert.
_________________
Dans la mesure du possible, nous vaincrons!


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MessagePosté le: Mer 17 Aoû - 20:18 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

V/ Vers la prise de Tobrouk


Le commandement britannique, ne parvenant pas à se décider pour une attaque massive et coordonnée, n’effectua que de légères escarmouches contre les troupes isolées notamment les troupes logistiques qui s’égaraient sur la route de Bir Hakeim. À la nuit tombée, une colonne britannique (principalement de l’infanterie et de l’artillerie) fut arrêtée après avoir quittée Knightsbridge, par la 21ème division de Panzer alors qu’elle devait rejoindre le « box ». Ses pertes s’élevaient à 150 hommes, 5 canons de 25 livres et 7 canons de 6 livres. La seule chance, pour les Britanniques, était une parfaite coordination de l’infanterie et de l’artillerie, une tactique hors de portée des Britanniques pour l’instant.
Rommel était sur le point de régler ses problèmes de ravitaillement grâce aux sapeurs italiens qui avaient ouvert des corridors dans les champs de mines. Enfin, le ravitaillement parvint aux unités italo-allemandes. Quelques raids de l’aviation alliée vinrent perturber ceux-ci, mais la Luftwaffe pu maintenir localement leur suprématie aérienne.
Les forces de l’Axe avaient pris position dans une dépression allant de la crête de Rigel à celle d’Aslagh, dans les champs de mines de la ligne de Gazala, dans les « box » de la 150ème brigade et de Knightsbridge. Surnommé le « chaudron », les unités de l’Axe avaient constitué un puissant écran de défense avec des canons de 47mm italiens et des 50mm allemands, ainsi que des fameux 88mm allemands et 90mm italiens. Jamais les Britanniques ne seront en mesure d’affronter cette ligne. La situation se figeait. Les forces de Rommel, solidement installées dans le « chaudron », étaient confrontées à des problèmes de ravitaillement. 
La 150éme brigade encerclée s’accrochait à ses positions et les blindés britanniques n’arrivait pas à rompre l’écran défensif de l’Axe. Rommel ne pouvait pas permettre qu’une telle situation perdure, il se décida à lancer une offensive contre le « box » le 1er juin 1942. Au lever du jour, les Stukas bombardèrent les positions britanniques, quant à Rommel, il prit le commandement du peloton d’assaut de tête. À midi, tout était terminé. Malheureusement pour Rommel, deux généraux étaient comptés parmi les blessés, alors que les Britanniques dénombraient 3000 prisonniers et la mort aux combats du général Haydon.
De son côté, Ritchie prévoyait une contre attaque massive avec une sortie combinée de la 150ème brigade. Il n’avait aucune connaissance du sort de celle-ci. L’attaque ne put avoir lieu du fait des retards chroniques et du manque de coordination. Apprenant, le lendemains, l’anéantissement de la 150ème brigade, les plans furent bouleversés. Les Allemands n’étant plus encerclés, ils avaient été approvisionné et pouvaient maintenant attaquer de n’importe où. Pendant plusieurs jours, les italo-allemands se renforcèrent et se réorganisèrent, tandis que la VIIIème armée britannique continuait ses préparatifs.
Enfin le 5 juin 1942, les Britanniques étaient en mesure de contre attaquer le « chaudron ». Les 9ème et 10ème brigade attaqueraient la division Ariete de nuit, soutenues par l’artillerie. Puis dès que la brèche serait ouverte, la 22ème brigade de blindés s’y engouffreraient pour détruire les blindés allemands. Cette opération (Aberdeen) avait deux défauts : arrivée trop tardive (le « box » de la 150ème brigade était anéanti) et les chars allemands pouvaient soutenir la division Ariete ; le second défaut était toujours le problème de coordination entre les unités. À cause de cela, la réussite de l’opération était hypothétique.

CHAR BRITANNIQUE DETRUIT
Peu avant 3 heures, l’opération débuta. L’infanterie britannique fut stoppé par l’artillerie de l’Axe et une contre-attaque des chars italiens. Les M14 anéantirent une compagnies Yorkshires. Au même moment, la 22ème brigade (156 chars Grant, Crusader et Stuart) affrontait la 15ème division de Panzer, 60 chars britanniques étaient perdus au lever du jour. Quant à la 32ème brigade, elle attaqua frontalement par le nord avec ses chars Matilda. Les canons antichars de la 21ème division de Panzer mirent hors de combat 50 des 70 chars de la brigade. La 21ème brigade de Panzer et la division Ariete contre attaquèrent dans l’après-midi. Les chars britanniques rescapés quittèrent le champ de bataille, laissant l’infanterie à son triste sort. 
Rommel  lança une contre offensive le lendemain. Trois divisions disloquèrent les brigades britanniques. Trois bataillons indiens et quatre régiment d’artillerie étaient toujours coincés dans le « chaudron ». Une fois de plus le manque de coordination et l’indécision des généraux britanniques étaient démontrés, les officiers subalternes ainsi que les soldats n’avaient plus confiance dans leur commandement. Les forces de l’Axe avait agi avec souplesse et rapidité. Rommel félicita ses alliés italiens pour leur comportement.
La division Ariete établissait une solide position défensive, sur la crête d’Aslagh, alors que les restes de la ligne de Gazala était anéanti par d’autres unités italo-allemandes. Le « box » Bir Hakeim était l’objectif, bien qu’il ait été abandonné à son sort par les Britanniques. À compter du 2 juin, les positions françaises furent la cible de la Luftwaffe, puis le lendemain, la division Trieste et la 90ème légère déclenchèrent un bombardement d’artillerie intense sur ces mêmes positions après les avoir encerclées. Après plusieurs jours de bombardements et d’attaques, les pertes des défenseurs devinrent importantes. Rommel dirigea plusieurs assaut lui-même, sans résultat, alors que la 15ème division était venu prêter main-forte. Au vue de la situation désespérée, les Alliés tentèrent une sortie avec les survivants.


Après avoir franchi les champs de mines, rompu l’encerclement, effectué une course à travers le désert, 2500 hommes sur les 3600 regagnèrent les lointaines lignes britanniques. Malgré de graves blessés et la perte de leur équipement, une légende venait de naître. Rommel leur rendit hommage. Von Mellentin déclara « n’avoir jamais affronté, au cours de toute la guerre, une défense aussi acharnée et aussi héroïque »;
Dans les jours qui suivirent, les Allemands eurent toujours le dessus dans les affrontements qui opposèrent les unités blindés. La 4ème brigade perdit la moitié de ses Cruisers en dix minutes contre la 21ème division de Panzer.138 chars britanniques furent mis hors de combat en une matinée. Le « box » Knightsbridge fut évacué dans la nuit du 13 au 14 juin, restreignant les perspectives de défense. Une ambiance défaitiste régnait au quartier général de la VIIIème armée lors de la visite d’Auchinleck. Pour sauver le reste des forces, une seule option était envisageable : la retraite.
Les défenseurs de la ligne de Gazala s’échappèrent à cause du retard pris par les unités allemandes pour achever l’encerclement. Le 18 juin, Rommel donna les ordres pour l’assaut final sur Tobrouk.
L’assaut final débuta le 20 juin 1942. Le lendemain, le général Klopper, commandant de Tobrouk, livra la forteresse à l’Afrikakorps. 30000 hommes furent fait prisonniers. Le butin de l’Axe s’élevait à :
* 7000 tonnes d’eau,
* 3 millions de rations,
* presque 3 millions de litres de carburant,
* 130000 projectiles d’artillerie, 
* 2000 véhicules.
La Via Baldia était ouverte ainsi que la route vers l’Egypte. 
Le moral des Britanniques était au plus bas. Tobrouk étant le symbole de la résistance alliée, sa chute a eut les mêmes effets que la chute de Singapour. La VIIIème armée, détruite moralement, acculé, regardait vers la frontière égyptienne, le dernier bastion. Seule l’arrivée de Montgomery permettrait un retour du moral.


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MessagePosté le: Mer 17 Aoû - 20:21 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant


ECHANGE ENTRE UN BEDOUIN ET UN PILOTE DE LUFTWAFFE



CARTE A LA VEILLE DE LA BATAILLE D'EL ALAMEIN - LE 23 OCTOBRE 1942


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MessagePosté le: Mar 23 Aoû - 12:03 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

super historique el renardo !
 on note que les bf110 retrouve en afrique une éfficacité qu ils avaient perdu durant  la bataille d angleterre grace a une plus grande autonomie que le chasseur bf109e et f  mais l arrivée de réservoir additionelle y fut aussi pour beaucoup ,, les zerstoters pouvaient patrouiller plus loin et ainsi surprendre les p40  la perpétuelle évolution des appareils et le spitfire mk5 force les ingénieurs allemands a innover rapidement  et bientot le bf110 ne servira plus que en chasseur de nuit  ou il exéllera ,,, 
ici un bf109 :
 


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MessagePosté le: Mar 23 Aoû - 12:05 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

une belle image depanzer IV F2
 


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MessagePosté le: Mar 23 Aoû - 12:16 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

il s agit en fait de panzer IV G  au dessus  armé du canon long de 75  bien superieur au grant ,lee et cruisaders  et capable de détruire les churchills
 sera le fer de lance de la panzerwaffe a partir de mi 43
 

 

 


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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 14:00 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

VII/ Les Britanniques regagnent El Alamein


Le 23 octobre 1942 à 22h, un bombardement de plus de 1000 pièces précéda l’attaque. L’infanterie avança dans les champs de mines, précédant les chars de combat. La riposte allemande fut faible et inefficace à cause du manque de projectiles. Par contre les champs de mines retardèrent les Britanniques pendant 48h avant qu’une brèche ne fut ouverte. Le 25 octobre, 4 brigades pénétrèrent sur une dizaine de kilomètres après de nombreuses et couteuses attaques de l’infanterie. Montgomery eut la confirmation de ses craintes vis-à-vis des unités blindés : les blindés, voyant des canons antichars et des canons de 88mm partout, avançaient prudemment, retardant l’avancée et ne parvenant pas à exploiter la percée de l’infanterie. Le manque de combativité des commandants de blindés, en commençant par Lumsden, était flagrante. Alors que l’infanterie, même face à une défense tenace, atteignait ces objectifs malgré les nombreuses pertes.
L’intervention de Montgomery fut nécessaire à plusieurs reprises, notamment lorsque le commandant Gatehouse (10ème division de blindés) n’obtempéra pas à l’ordre d’attaquer la crête Miteiriya , soutenu en ce sens  par Lumsden. Montgomery se démena pour contraindre Gatehouse à quitter ses positions et à attaquer. Car si les Alliés ne perçaient pas les lignes de blindés allemands, le plan s’écroulait, et les allemands pourraient contre-attaquer. Montgomery, malgré son insistance pour que tout ce passa comme prévu, soulignait l’importance d’avoir un plan et surtout de ne pas se jeter de façon inconsidéré  dans le combat. En faisant cela, il masquait sa stratégie de modifier son plan en fonction des besoins tactiques. Comme cela, même si le plan initial ne fonctionnait pas, il gardait la confiance de ses subordonnées. Les 25 octobre, les chars se retrouvaient bloqués dans les champs de mines au lieu de la percée prévue par Montgomery. L’état-major paniquait en voyant les chars enlisés sur un front étroit, les généraux pensaient que la situation était mal engagée une fois de plus. Montgomery confirma sa position, certain de triompher, il imposa donc sa volonté aux commandants.
Le 26 octobre, l’attaque par le sud, confié au 13ème corps, fut annulé à cause d’une défense acharnée des italo-allemands. Le général von Thoma prit conscience que l’axe d’attaque passé par la crête de Miteiriya, et il disposa ses forces pour contre-attaquer. Montgomery le remarqua et déplaça l’axe de l’attaque plus au nord. Les Australiens, appelés par Montgomery, réalisèrent une pénétration, mais encore une fois les blindés échouèrent dans leur mission. Les allemands, menacés par une brèche au nord, attaquèrent mais Montgomery l’avait prévu. Les Alliés avaient causé de lourde pertes aux forces de l’Axe et les avaient repoussé en fin de journée. La 15ème division de Panzer avait perdu un quart de ses effectifs, alors que la 21ème division de Panzer était encore au sud. Le 26 octobre, l’écran antichar allemand réussi à contenir les tentatives de pénétration britannique. Rommel était de nouveau le commandant des forces de l’Axe, mais l’initiative était du côté britannique. 
Montgomery, conscient de l’échec du plan initial, fit preuve de souplesse pour le changer et l’adapter à la nouvelle situation, ce qui permis à ses troupes de se reposer. Les troupes l’en remercièrent, Montgomery  évita des pertes inutiles. 
Montgomery avait affaibli les divisions de Panzer par des attaques isolées et sans coordination pour fermer les brèches. Mettant ses chars en réserve (perte de confiance en leur capacité), une bataille d’infanterie se déroulait. La pression politique était toujours présente ; Churchill était impatient d’annoncer une victoire nette à tout le monde pour soutenir l’opération Torch. Montgomery semblait s’y refuser.
Montgomery se dissuada de mener une bataille d’infanterie à cause de l’opération Torch et réintroduisit l’armée blindée à contrecœur. L’infanterie devait ouvrir une brèche permettant aux blindés légers d’anéantir les lignes de communications de l’Axe puis le grand corps blindé attaquerait et réduirait à néant le reste de l’Afrikakorps.
Ce plan (opération Supercharge) débuta le 28 octobre dans la nuit par un déluge d’obus tiré par l’infanterie australienne, au nord depuis un saillant ouvert préalablement. Encore une fois, l’offensive fut ralenti par les champs de mine et celle-ci fut stoppé par une contre-attaque de la 90ème légère.
Les forces de Rommel étaient à bout et n’avaient presque plus de matériel, les Britanniques allaient se battre à 10 contre 1. Rommel espérait, se refusant d’organiser une retraite, que l’attaque britannique cesserait aux premiers tirs de barrage allemand. Après avoir revu son plan, Montgomery lança une nouvelle attaque sur un autre axe. L’attaque ne commença que le 2 décembre car les unités se déplaçaient trop lentement. Churchill était en colère, il incendiait Alan Brooke (chef de l’état-major) qui protégeait Montgomery (le parapluie était de sorti !), même si celui-ci avait des doutes quant à l’évolution de la situation.
L’artillerie alliée ouvrit le feu avec ses 300 bouches de 25 livres, mais l’attaque qui s’en suivit n’eut pas le résultat escompté. Les blindés de Lumsden étaient empêtrés dans les champs de mines, trop lent, alors que la 9ème brigade de blindés se faisait étriller par une contre-attaque allemande (75% de blindés perdu). Ce sacrifice ne fut pas vain, car le reste de la brigade traversa le champ de mines puis fut stoppé par un écran d’artillerie allemand. Les pertes alliés étaient de 200 chars pour la journée, quant aux allemands, leurs pertes étaient plus alarmantes vu le nombre restreint d’unités engagées dans le combat. Rommel ne pouvait plus compter que sur 30 chars alors que  Montgomery pouvait encore compter sur plus de 600 chars. Le ratio pour les Allemands passait à 1 contre 20.La campagne d’Afrique du nord était jouée. 








Rommel , ne se faisant plus aucun espoir, voulu sauver les restes de son armée. Il ordonna un repli à celle-ci vers Fuka (100km à l’ouest) dans la nuit. Suite à un ordre de Hitler de maintenir les positions, la confusion était à son comble. Durant cette même nuit, la 51ème Highland et la 4ème indienne percèrent le front à la jonction des armées allemandes et italiennes. Elles furent suivies par trois divisions de blindés, c’était l’occasion d’encercler et d’anéantir l’Afrikakorps. De plus l’Afrikakorps avait perdu son commandant von Thoma qui avait été fait prisonnier le matin même. Montgomery invita celui-ci à diner le soir même, ils discutèrent tous deux des dernières batailles comme s’ils étaient à l’école d’état-major.
Von Thoma dira après la guerre : « Je pense que Montgomery se montra extrêmement prudent vu son immense supériorité, mais c’est l’unique maréchal  dans cette guerre à avoir gagné toutes ses batailles. Dans la guerre moderne, le principal ceux ne sont pas les tactiques, le facteur décisif consiste à organiser et à administrer ses propres ressources pour tenir. » Montgomery l’avait fait. À 21h30 le 4 novembre, Montgomery se retira pour aller se coucher après avoir gagné sa première victoire offensive en tant que commandant de la VIII armée. Il venait d’offrir aux Alliés, et à Churchill, cette première victoire.
Rommel réagit immédiatement en poursuivant sa retraite, désobéissait à Hitler. La retraite se réalisa avec rapidité, professionnalisme et efficacité, aidée par la prudence et la lenteur des Britanniques qui stoppèrent la poursuite durant la nuit pour se reposer. Le lendemain, les blindés britanniques se remirent  à la poursuite des forces de Rommel, mais toujours avec prudence par crainte des champs de mines et des canons antichars. 
La pluie apparu dans l’après-midi du 6 novembre compliquant les déplacements. Le 11 novembre, Montgomery prit du galon. De son quartier général tactique (une trentaine de véhicules) avec l’aide d’officiers du renseignement, d’opérations et transmissions, Montgomery dirigeait la poursuite. Il avait à sa disposition trois roulottes avec un puissant matériel de transmissions. Alors que le quartier général principal de la VIIIème armée se trouvait à l’arrière (général Guigand), le quartier général tactique était à l’avant-garde.
Le 11 novembre, la 7ème brigade de blindés et la brigade néo-zélandaise se lancèrent à la poursuite de l’ennemi. Elles manquèrent Rommel. Montgomery ne fut pas étonné par l’attitude des blindés toujours décevant. Pout lui, la VIIIème armée n’était pas à la hauteur pour ce type d’opération et de surcroit de nuit. 
Gatehouse, par pur coïncidence, se trouva à la tête de la poursuite avec un résultat évident, il avait déjà échoué précédemment lors d’opérations blindés de ce type.  Gatehouse fera circuler, après guerre, l’explication selon laquelle c’est Montgomery, avec sa prudence excessive, qui avait empêché Gatehouse d’attaquer vivement. 
Les Britanniques déploraient la perte de 14000 hommes quant Rommel ne pouvait plus compter que sur une douzaine de chars et une centaine de canons de toutes sortes. Malgré le peu d’effectif, les forces de l’Axe repoussèrent les tentatives de débordements des avant-gardes britanniques.  Devant Fuka et Mersa Matrouh, les avant-gardes encaissèrent deux échecs retentissants. Les unités blindées, en première ligne, annoncèrent leur prise alors qu’elles se trouvaient bloquées au milieu du désert, sans carburant et bien loin de leur objectif ! L’avant-garde n’arriva devant la ligne Mersa el Brega - El Agheila, position puissamment défendu, que le 26 novembre à cause de sa lenteur. À Mersa el Brega, les unités (sous le contrôle de Montgomery) stoppèrent durant deux semaines environ dans l’attente de ravitaillement. Le recul des unités de l’Axe fut si rapide que Rommel avait renoncé à défendre Tobrouk, ainsi que les aérodromes de Darnah et Benghazi. Montgomery voulait attaquer le 14 décembre, mais Rommel s’était déjà retiré après avoir pris conscience de son infériorité. Il se trouvait à Buerat, 400km plus loin. Les Alliés stoppèrent de nouveau pour attendre le ravitaillement.
Rommel comprit que toute résistance était vaine en Afrique du Nord après le succès de l’opération Torch (novembre 1942). Il se présenta devant Hitler pour l’informer de la situation, mais celui-ci insista sur la nécessité de poursuivre le combat en Afrique du Nord. Après une entrevue avec Mussolini, plus compréhensible, Rommel put établir une ligne défensive sur la frontière tunisienne, à Gabés. Rommel était conscient qu’un commandement unifié était nécessaire en Afrique, au vu de l’espace de plus en plus restreint que les forces de l’Axe contrôlé. Quant à Montgomery son inquiétude était l’allongement des lignes de communications, les graves problèmes d’administration des ressources et du ravitaillement conséquence de l’ampleur de la progression. Son autre problème était que son plan initial n’avait pas prévu la prise de Tripoli, pensant que celle-ci devait revenir aux américains (opération Torch).
Les Allemands étaient pris dans un étau après une retraite de 2500km. À compter de maintenant, Montgomery était sous les ordres de Eisenhower. Un nouvel incident politique se produisit du côté des Alliés : un sénateur américain (émissaire de Roosevelt) se rendit en Afrique du Nord, accompagné de Brereton (commandant de la force aérienne) ;  Montgomery n’accepta que tardivement à les recevoir à son état-major et ne les convia pas à diner ; Alexander les invita lui-même pour couvrir l’incident. Brereton en fut froissé. Les supérieurs de Montgomery étaient gênés par le comportement froid dont faisait preuve celui-ci envers les Américains. Montgomery n’était pas avare de critique sur Eisenhower (sa cible principal) : il critiquait Eisenhower pour ne jamais avoir été au feu alors que bon nombre de chef britannique avaient été présent lors des deux conflits. Les premières missions américaines, sur le territoire africain, confirmèrent les impressions britanniques qui constataient que leur allié allait au combat en amateurs.  






Jusqu’en janvier 1943, cette tendance de supériorité britannique sur les choix tactiques perdurera, notamment à la conférence de Casablanca, où fut établi la stratégie alliée et les idées britanniques furent retenues. L’effort allait se porter sur la Méditerranée (d’abord la Sicile puis l’Italie) et non sur le Pacifique comme le voulait le complexe militaro-industriel américain.
Montgomery repris la main à l’issue de la conférence , aux dépens des Américains avec l’aide d’Alan Brooke, très méfiant vis-à-vis des troupes américaines. À la mi-janvier, Montgomery attaqua de nouveau avec la même tactique que lors des dernières offensives. Le plan était basé sur une attaque en tenaille couplée à un débordement  par l’intérieur du désert avec une tentative pour couper la retraite allemande. Malgré une préparation minutieuse de l’attaque, pour éviter que les forces de Rommel ne s’échappent,  l’histoire se répéta. La 51ème Highlands soutenue par des blindés, attaqua par la côte ; alors que la 7ème brigade de blindés et les Néo-zélandais devaient débordés par l’intérieur du désert. Les Allemands purent une nouvelle fois s’échapper à cause de la lenteur du débordement du à une grande prudence. Rommel, conscient de la précarité de sa position, et après des palabres houleuses avec les supérieurs italiens, pris la décision d’abandonner Tripoli et se retirer sur des positions plus défendables. Dans la nuit du 22 janvier 1943, les troupes de l’Axe se retirèrent sur la frontière tunisienne (à 160km à l’ouest de Tripoli) puis continuèrent jusqu’à la ligne de Mareth (ligne défensive érigée par les Français) à 130km de la frontière tunisienne. Les Britanniques poursuivirent les Allemands que très prudemment et ils n’arrivèrent que le 23 janvier dans la matinée à Tripoli. Cela désespéra Montgomery. L’objectif, tant espéré depuis deux ans, allait enfin être atteint après trois mois d’offensive. La prise du port de Tripoli allait permettre de résoudre le problème d’approvisionnement et des voies de communication. Mais l’armée allemande avait détruit les installations portuaires, ce qui eut pour conséquence un arrêt de plusieurs semaines de la VIIIème armée, temps nécessaire à la réparation et la remise en fonction du port. Enfin le 3 février, le premier navire pénétra dans le port et le 9 février, le premier convoi de ravitaillement.
De nouveau malade, Rommel regagna l’Allemagne, le général italien Messe pris le commandement. Avant de partir, Rommel attaqua les Américains à Kasserine où il leur infligea un sévère revers, confirmant l’opinion de Montgomery, à savoir que les Américains n’étaient que des amateurs et qu’ils leur restaient beaucoup à apprendre. Les forces allemandes n’étaient plus composées que de 75000 soldats et 280 chars, dont une douzaine de Tiger, en février. Pourtant malgré une infériorité notoire, ils étaient indéniablement supérieur en qualité. Le 14 février, les Allemands détruisirent plusieurs unités américaines (plus de 10000 victimes), leur assénant ainsi un coup terrible.




SITUATION A EL ALAMEIN


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MessagePosté le: Dim 28 Aoû - 20:14 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

el alamein ! ahhhhhhhh!!!    merci renardo !

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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 16:07 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

VII/ L’arrivée de Montgomery


L’arrivée de Montgomery à la tête de la VIIIème armée fut le fruit d’un heureux concours de circonstances. Prévu pour participer en tant que commandant d’un groupe lors de l’opération Torch (débarquement anglo-américain en Afrique du nord), il reçut un appel téléphonique l’avertissant de la mort de général  Gott (accident d’avion) qui venait de prendre le commandement de la VIIIème armée. Montgomery venait d’être désigné pour prendre sa place. Le charismatique général Alexander aller être son supérieur hiérarchique, une vieille connaissance de Montgomery.
À son arrivée à la mi-aout 1942, il fut stupéfié par l’état dans lequel se trouvait le quartier général. Le climat était défaitiste et pessimiste à cause des nombreuses défaites, sans oublier l’ascendant exercé par Rommel sur les officiers britanniques. Auchinleck avait prévu d’effectuer une retraite au-delà du canal de Suez lors de la prochaine offensive de Rommel. Cette sensation de défaite annoncée avait contaminé l’ensemble de la chaîne de commandement ainsi que les soldats. Avec des pertes élevées, les unités de chars étaient les plus touchées. Pour Montgomery, elles manquaient de professionnalisme et disposaient d’un esprit n’ayant plus sa place dans la guerre moderne. Devant cette situation si critique, Montgomery prit le commandement de la VIIIème armée. Auchinleck n’apprécia guère cette manœuvre, alors qu’il était encore le commandant de celle-ci sur le papier. Il y eut beaucoup de spéculation sur l’originalité sur l’originalité de Montgomery lors de la bataille d’El Alamein. Il existait des plans préalables d’Auchinleck, même s’ils n’avaient pas été développé. Un pessimisme ambiant ne laissait rient entrevoir de bon en cas d’attaque allemande, même avec une connaissance précise des intentions de Rommel grâce au déchiffrement d’Enigma. Le plus grand mérite de Montgomery fut de rendre aux soldats leur confiance en eux et en leurs troupes ; restaurer l’autorité des officiers généraux ; insuffler une nouvelle énergie. Démoralisés par toutes ces défaites, la VIIIème armée avaient besoin d’un véritable chef, maintenant elle l’avait.
  Reconnaissant l’infériorité du matériel britannique, Montgomery se mit au travail en appliquant sa méthode pour affronter la situation. Il créa une nouvelle unité blindée (10ème corps) et annula tous les ordres de retraites. Bien équipée et bien entraînée, cette unité (trois divisions blindés - une division néo-zélandaise) devait détruire les forces blindées ennemies sur un terrain de son choix (Montgomery avait mis en œuvre cette manœuvre au Royaume Uni).
Cette unité serait en tête de toutes les offensives et ne serait employé pas  pour tenir un front statique (comme les unités de Panzer). Montgomery  voulu confier le commandement de cette unité à Horrocks (venant de l’infanterie) déclina l’offre. Montgomery recommanda alors le lieutenant-général Herbert Lumsden (venant du 12ème lanciers). Lumsden n’était pas le plus indiqué au vu de la mission que Montgomery voulait lui confier. Lorsque Montgomery expliqua que les chars devraient traverser un champ de mines en soutien de l’infanterie, Lumsden resta figer et ne dit rien. Lorsqu’il réunit ses officiers, il leur indiqua que la mission n’était pas pour la cavalerie, les chars ne devaient pas appuyer l’infanterie, Lumsden s’y refusa. Cette attitude démontrait le climat que trouva Montgomery à son arrivée.
Montgomery introduisit un changement efficace : le « quartier général tactique ». Avec cela, il pouvait rester au plus près du champ de bataille, il était entouré d’hommes de confiance parfaitement relié à toutes ces unités. Des personnes de grandes valeurs l’entouraient. Il pouvait déléguer des fonctions, tout en conservant à tout moment le contrôle des différentes situations. Ce fut l’une des clés du succès de son commandement. Avec cela, il travailla à l’unique ordre que lui avait donner Alexander : défaire Rommel.
Le 30 juin 1942, les Allemands étaient en place dans le secteur d’El Alamein, attendant les Italiens pour attaquer le lendemain. Cette attaque du 1er juillet fut l’un des moments les plus critiques de cette campagne. L’échec de la percée de Rommel marqua le début de la fin de la progression fulgurante allemande. Au 2 juillet, Rommel ne possédait plus que 40 chars, ses troupes étaient éreintées. Les combats se poursuivirent sans qu’aucun camp ne remporte un gain quelconque. Auchinleck avait atteint son objectif : arrêter les Allemands. Courant aout, seulement 5000 hommes (division parachutiste Folgore et Ramcke) vinrent renforcer les forces de l‘Axe, alors que les Alliés n’avaient cessé de se renforcer. 
Montgomery, qui voulait insuffler un certain esprit, commençait à en voir les effets au sein de la VIIIème, grâce à ses visites répétées aux unités et aux ordres précis de celui-ci. Ses intentions étaient claires : la VIIIème armée devait tenir ses positions ou périr. La VIIIème armée devait défaire l’ennemi, et contre-attaquer pour en terminer avec Rommel.
Avant que Rommel n’attaqua Alam Halfa, les Alliés renforcèrent cette position. Au vu de cela, seule la voie du sud était possible jusqu’à la dépression de Qatarah. Montgomery ne cessa d’obliger l’ennemi d’attaquer sur des terrains où il avait la possibilité d’utiliser ses unités blindées. Dans une roulotte prise aux Italiens, il avait accrocher un portrait de Rommel pour se mettre à sa place et prévoir les déplacements futurs de celui-ci. Montgomery identifia la crête de Ruweissat comme un point stratégique de la bataille, que Rommel devait occuper à tout prix. Concentrant sa défense en ce lieu, mettant en réserve ses blindés pour Alam Halfa pour la contre attaque, il obligea Rommel à contourner la crête. Au vue du rôle primordial que l’aviation devait jouer, il optimisa la coordination avec celle-ci.
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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 16:09 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

L'arrivée de Montgomery (2ème partie)
Le 19 juin 1942, Churchill fut impressionné, lors de sa visite, par l’ambiance et le professionnalisme qu’il y découvrit. Il trouva un esprit offensif et l’optimisme de Montgomery le gagna malgré qu‘il trouva Montgomery austère et extravaguant. Le lendemain, lorsque Churchill quitta le quartier général, il compara Montgomery à son ancêtre, le premier duc de Molborough. Montgomery fit le premier de ses discours, la veille de la bataille, à la suite du départ du Premier ministre à la VIIIème armée :
« L’ennemi tente de pénétrer dans nos positions pour atteindre Le Caire, Suez et Alexandrie, et nous expulser d’Egypte. La VIIIème armée lui bloque la route. Sa responsabilité est énorme, car l’avenir de la guerre dépend de la manière dont nous exécuterons notre mission. Nous nous battrons ici même. Il n’y aura ni retraite ni reddition. Chaque officier et chaque soldat devra accomplir son devoir jusqu’au dernier souffle. Si chacun de nous accomplit son devoir, nous n’échouerons pas. Nous pourrons alors passer à l’offensive et détruire une fois pour toutes les forces ennemies en Egypte. Partons au combat le cœur vaillant, résolus à accomplir notre devoir. Et que dieu nous donne la victoire. »
Churchill n’était et ne serait jamais convaincu par Montgomery. Montgomery était à l’opposé de son idéal de général romantique obtenant des victoires surprenantes suites à des attaques décisives. Churchill ne le comprit jamais à cause de sa froideur et de son réalisme. Même Eiseinhower, plus tard, ne le comprendrait pas. Churchill et Eiseinhower le tolérèrent au vu de ses victoires, mais n’auraient jamais accepté une défaite de celui-ci.
L’angle d’attaque étant établi, Rommel devait créer la surprise en jouant sur la vitesse, tout en prenant en compte le problème de ravitaillement. Ce problème, pour Rommel, était insolvable. Rommel disposait pour l’attaque de 230 chars (dont 26 Panzer IV-F2 avec un canon L/43 de 75mm), 100 canons antichars (dont près de 50 canons de 88mm) et 280 chars italiens de valeur moindre. Rommel continua de penser que les Britanniques persévéreraient dans leurs erreurs de jadis, sans prendre en compte les modifications opérées par l’arrivée de Montgomery.
Rommel devait faire face au grave problème de ravitaillement : les lignes de ravitaillement étaient trop longues depuis Benghazi ou Tripoli, et Tobrouk avait une capacité portuaire trop restreinte. L’omniprésence de l’aviation, harcelant les colonnes de ravitaillement était son autre plus grand problème. Sans oublier que la Royal Navy dominait en Méditerranée, seulement 75% du matériel et 60% du carburant arrivaient au front.
Montgomery avait à sa disposition moins de 500 chars (dont 70 nouveaux chars Grant) donc moins qu’à Gazala, mais le moral était bien meilleur que lors de la bataille de Gazala. La préparation et la coordination des unités n’avaient jamais été aussi bonne, les soldats s’exerçaient en permanence. La 8ème brigade, avec ses 70 Grant, vint renforcer la VIIIème armée. Comme l’attaque allemande ne venait pas, des commandants relâchèrent la tension. L’attaque représentait pour Rommel l’occasion de terminer la guerre en Egypte ou pas. Pour Montgomery, par contre, c’était une opération de barrage lui permettant ensuite de lancer une grande offensive pour mettre Rommel hors d’Afrique.
Un atout majeur était dans les mains des Alliés : la connaissance des intentions de l’ennemi grâce au décodage des messages. Le plan de Rommel consistait en un débordement du système défensif par le sud (côté désert) afin de se concentrer sur la crête d’Alam Halfa, à l’arrière des divisions d’infanterie alliées, puis repousser ou éparpiller les unités blindées alliées. En cas de victoire, la route de l’Egypte serait ouverte aux forces de l’Axe. La difficulté était que Rommel attaquerait à un contre deux.
Dans la nuit du 30 aout, lors du lancement de l’attaque, Rommel tomba dans un champ de mines plus grand que prévu, ralentissant sa marche. Cela favorisa la contre-attaque britannique du  lendemain. Von Bismarck, commandant de la 15ème division de Panzer, décéda après avoir été touché par un projectile de mortier. Rommel, au vu de la situation, voulu suspendre l’attaque puis son instinct de combattant reprit le dessus, il opta pour continuer le combat mais avec des objectifs moindre. Il tourna en direction du nord pour attaquer la 22ème brigade (seule unité possédant des Grant) sur la côte 132, point culminant de la crête d’Alam Halfa. Une importante concentration d’artillerie était aussi présente sur cette côte, sous les ordres de nouveau commandant « Pip » Roberts.
Rommel était confronté à une situation qui se compliquait : ses chars manquaient de carburant. L’attaque de l’Axe échoua à cause du feu défensif des alliés présent dans des positions dissimulés et de la puissance de l’artillerie (antichar et de campagne) sans que les chars alliés ne se lancent dans des charges insensées  contre les canons antichars allemands. Cela causa une désagréable surprise à Rommel, mais cette réaction couronnaient et concrétisaient les théories de Montgomery. L’aviation britannique joua un rôle déterminant dans l’échec des forces de l’Axe. Les chasseurs bombardiers britanniques attaquèrent sans relâche les véhicules non blindés transportant le ravitaillement pour les forces du front de l’Axe. C’étaient la base du plan initial de Montgomery et cela fonctionna très bien.
Lors de la bataille d’Alam Halfa, seuls les deux commandants comprirent la réalité de la situation. Rommel avait comprit qu’il fallait cesser l’attaque alors que ses subordonnés voulaient continuer l’attaque, du côté Britannique, Montgomery continuait à utiliser ses blindés en défilement de tourelle avec la caisse camouflée alors que ses subordonnées voulaient lancer les blindés dans une attaque.
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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 16:10 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

l'arrivée de montgomery (3ème partie)
Le 1er septembre en début d’après-midi, les 22ème et 8ème brigade se concentrèrent pour attaquer, alors que le 10ème Corps se préparait à la poursuite. Les Allemands débutèrent leur repli avec du carburant pour un seul jour de combat. Montgomery, ne voulant prendre aucun risque, évita de lancer une attaque. Maintes fois critiqués pour son indécision (comme à Falaises et dans les Ardennes), il ne prenait pas plus de risque que nécessaire, pour lui les batailles se gagnaient avant d’être livrées grâce à des plans et une logistique appropriés.
Le 3 septembre, Rommel fit retraité ses troupes avec les Britanniques sur les talons. Les Britanniques étaient prudents par crainte des embuscades et des pièces antichars de l’ Afrikakorps. Ignorant cette prudence, les Néo-zélandais attaquèrent précipitamment et en désordre, entraînant la perte de 1200 hommes, soit 75% de toutes les pertes alliées lors de la bataille d’Alam Halfa.
La bataille prit fin, cette victoire défensive pour les Alliés étaient la première avec des pertes minimes. Ils avaient fait échouer l’ultime tentative allemande pour remporter la victoire décisive. Ce combat avait démontré la nécessité de coordonner les différentes armes.
Rommel organisa une retraite discipliné, maintenant une cohésion de ses unités et assurant ses lignes de ravitaillement ; tout en ralentissant les Alliés. Rommel savait que la chance l’avait quitté, ce n’est pas pour autant qu’il ne contrôlait plus la situation. Le 6 septembre, les unités de Rommel prirent position sur une hauteur à une dizaine de kilomètres de son point de départ. Montgomery, avec l’accord d’Alexander, cessa la poursuite et ne coupa pas les lignes de ravitaillement de l’Axe. Rommel avait perdu l’initiative. Alam Halfa constitua un succès efficace des unités britanniques, ainsi qu’une parfaite combinaison d’armes différentes. Cette coopération n’était pourtant pas aussi parfaite que cela, et restera l’un des points faibles tout au long de la guerre pour les Britanniques. 
Les Alliés continuaient à se renforcer tout comme les forces de l’Axe mais dans une moindre mesure. Les Italiens réussirent à regrouper 300 chars de combats et 47 canons autopropulsés, et 7 divisions de 55000 hommes. Les allemands récupérèrent quant à eux leurs malades (représentant jusqu’à 20% de l’effectif). Rommel disposait en tout et pour tout de 49000 hommes. La 15ème division de Panzer comptait 110 chars (dont 58 Panzer IV-F2) et la 21ème division de Panzer disposait, quant à elle, de 125 chars. L’ensemble des blindés à la disposition de Rommel était de 235 chars, dont seulement 116 Panzer III et IV, les seuls vraiment utiles. La VIIIème armée britannique allait combattre à trois contre un.
Montgomery attendit six semaines pour lancer l’attaque. Churchill désespérait et accentuait la pression sur Montgomery pour que celui-ci accélère les préparatifs et réunisse le plus de ressource pour garantir le résultat. Le poids politique était lourd, car l’opération Torch (débarquement en Afrique du nord) était d’actualité. Une victoire, avant que l’opération Torch  ne soit lancée, pourrait convaincre les Français de Vichy de rejoindre les Alliés. Mais Montgomery, soutenu par Alexander, fit prévaloir la raison militaire et Churchill céda. Du simple soldat aux officiers d’état-major des corps d’armée, tous participèrent aux entraînements et aux exercices pour atteindre l’efficacité opérationnelle désirée par Montgomery. L’improvisation n’avait pas sa place dans la future opération, celle-ci fut nommée : Lightfoot
L’attaque fut fixée pour la nuit du 23 aout en fonction de la luminosité de la lune. Montgomery voulait que la lumière soit suffisante pour que ces unités puissent ouvrir des brèches dans les champs de mines répandues par les Allemands. Les forces opposées étaient inégale : 230000 soldats britanniques de la VIIIème armée contre seulement 80000 hommes de l’Axe (dont seulement 30000 Allemands). Les Britanniques comptaient 23 régiments de blindés avec 1200 chars moyens (dont 500 nouveaux Sherman et Grant) alors que Rommel n’avait sa disposition qu’ un peu plus de 200 chars (dont une trentaine de Panzer IV-F2) et 280 chars italiens complètement dépassés. Quant à l’artillerie et l’aviation, la supériorité était encore plus importantes : les Britanniques disposaient de 1200 avions et de 1556 canons (853 canons de 25 livres et 753 canons antichars de 6 livres antichars), alors que les italo-allemands ne pouvaient compter sur 350 avions environs et une petite quantité d’artillerie. 
Pour l’approvisionnement, la situation était catastrophique pour l’Axe, alors que les Britanniques ne rencontraient aucun gros problème. Depuis plusieurs mois, la bataille du ravitaillement était perdu par les italo-allemands. Lors des semaines précédents l’attaque britannique, aucun pétrolier n’avait ravitailler l’Axe, et les munitions d’artillerie se faisait rare. De plus les soldats faisait face à un autre problème : les soldats furent victimes de diverses épidémies (dysenterie et hépatite) à cause d’une mauvaise alimentation, d’un manque d’installation sanitaire et du manque de médicaments. Même le « Renard du désert » fut atteint par la maladie, on l’évacua en Allemagne dans un état grave. Le général Stumme prit sa place et von Thoma assura le commandement de l’Afrikakorps. Provenant du front russe, ils n’eurent pas le temps de s’adapter aux conditions spécifiques de cette campagne. Le général Stumme mourut lors d’un tir de barrage de l’artillerie ennemie. Les italo-allemands se retrouvèrent sans chef dans un moment clé de la bataille. Hitler insista pour que Rommel, encore convalescent, retourne en Afrique. Cela fut fait le 25 octobre.
Montgomery avait élaboré un plan initial ambitieux. Une attaque simultanée par la droite et la gauche était prévue pour pénétrer en profondeur, le 10ème corps devait attaquer par le centre et couper la retraite ennemie. Montgomery remarqua des failles dans l’entraînement de l’armée, et il estima l’armée incapable de réussir un tel mouvement. De ce fait, le 10ème corps fut écarté de son objectif initial.
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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 16:11 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

L'arrivée de Montgomery (4ème partie)
La VIIIème armée dénombré plus de 80000 pertes au cours des derniers mois, et beaucoup d’unités étaient sans expérience pour ce type d’opération, malgré les nettes améliorations obtenues lors des entraînements. Montgomery constatait chaque jour que l’infanterie craignait de pénétrer en profondeur sans le soutien des chars, alors que ceux-ci redoutaient de tomber dans un piège à chars étroit pour manœuvrer, et ainsi d’être à la merci des canons antichars allemands. 
L’attitude des commandants vétérans, notamment Lumsden, du 10ème corps, n’arrangeait rien. Ils avaient en mémoire l’extraordinaire efficacité de l’Afrikakorps, et lorsque de nouveaux ordres et des affrontements directs leurs étaient demandés, ils étaient à la limite de l’insubordination. Au vu de cela, Montgomery eut la présence d’esprit de modifier son plan initial. Du jamais vu du côté du commandement allié. Le nouveau plan prévoyait une attaque par le nord près de la côte, dans un secteur de 7km (entre les crêtes de Tell el Eisa et Miteiriya) alors que le 13ème corps attaquerait par le sud pour faire diversion
Un corps d’infanterie ouvrirait une brèche en lançant des troupes de nuit, permettant le passage d’un corps blindé qui pénétrerait dans les arrières garde allemande. De cette position, le corps blindé soutiendrait l’infanterie et serait prêt en cas de contre attaque allemande. Ce plan plus méthodique s’apparentait à une lente et coûteuse bataille d’usure. Il laissait peu de place au risque, mais assurait le résultat final. Montgomery était certain que l’infanterie et l’artillerie réussiraient  à ouvrir une brèche, mais il craignait que les chars ne puissent exploiter celle-ci et ne prennent pas le dessus sur les blindés allemands. Montgomery prévoyait  des combats acharnés et il tablait sur une perte de 10000 hommes en une semaine, avant d’obtenir la victoire.
Avant l’attaque, le 23 octobre au matin, il fit lire un message à ses troupes, démontrant sa volonté et sa conviction :
« Quand j’ai pris le commandement de la VIIIème armée, j’ai affirmé que l’ordre était de détruire Rommel et son armée, et que nous le ferions  dès que nous y serions préparés. Nous le sommes à présent. La bataille qui est sur le  point de commencer restera comme l’une des plus décisives  de l’Histoire. Ce sera le point d’inflexion de la guerre. Le monde entier aura les yeux tournés vers nous, pour suivre, inquiets, le cours des combats. Nous pouvons leurs répondre dès maintenant : la bataille suivra le cours que nous lui imposeront! »
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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 19:18 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

an monty !!  c était quelqu un !!

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