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invasion de la syrie et de l égypte
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 11:53 (2010)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

ce topic  traite le front sud  et méditéranéen  secteur réservé a l afrika korps  ,,,,3,,,,,,,,2,,,,,,,,,,1,,,,,,,, feu !!!!

   
 


Dernière édition par Admin puma le Mar 28 Déc - 18:50 (2010); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 11:53 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 21 Oct - 23:16 (2010)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant



voila el renardo va vous raconter l histoire de l afrika corps de sa naissance a son agonie ! ,,,,,,,,,, a suivre




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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 19:53 (2010)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

oui je crois qu il y a un doublons si on pe tou rapatrier ici c est bien ! Okay

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MessagePosté le: Dim 31 Oct - 14:40 (2010)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

I - Introduction :
L’Italie est présente en Cyrénaïque et Tripolitaine depuis le 17 septembre 1917. En 1912, l’Italie s’appropria définitivement ces 2 provinces au détriment de l’Empire Ottoman.
Cet épisode ne constitua que le préambule d’une longue guerre de conquête qui allait durer une vingtaine d’années. Le conflit s’envenima avec l’ascension au pouvoir du fasciste Mussolini, qui avait un rêve : la création d’un empire et qui accoucha du mythe de la Quarta Sponta. De nombreuses victoires italiennes permirent d’occuper la Lybie.
Le 10 juin 1940, l’Italie déclara la guerre à la France et la Grande Bretagne, ce qui irrita le Führer. Pensant que le Grande Bretagne était au bord de la défaite, le Duce voulait s’approprier l’Egypte, la Somalie, le Soudan et le Kenya qui était des colonies britanniques. Malgré, une légère supériorité, les forces italiennes perdirent la Cyrénaïque au profit des Anglais, lors du conflit. Le Führer proposa de l’aide au Duce, que celui-ci refusa. Mais continuant dans ces idées de conquête, l’Italie a d’autres objectifs. Cette fois ci, le commandant en chef des forces allemandes décida qu’aucune aide militaire viendrait en aide à l’Italie. Courant décembre, le Duce voyant ses forces allant de défaite en défaite, demanda à contre cœur de l’aide à l’Allemagne. Le Chancelier ne daigna pas répondre avant le 9 janvier 1941, après avoir appris la chute de Bardia le 5 janvier 1941 et le début du siège de Tobrouk, trois jours plus tard.
Pourquoi le Führer envoi des troupes en Afrique du Nord ? Tout d’abord, il devait venir au secours de l’Italie s’il voulait maintenir celle-ci dans le conflit à ses côtés. Deuxièmement, l’Afrique du Nord était le seul théâtre d’opérations où les Allemands pouvaient encore infliger des coups à l’Empire britannique.
II - Les Allemands débarquent en Afrique du Nord :
Les Allemands décidèrent d’envoyer de l’aide aux Italiens. Il fallait envoyer en Lybie un commandant à poigne. Le chef des armées allemandes ordonna que le corps expéditionnaire fut placé sous les ordres du Général Rommel, une fois de plus Hitler n’avait pas tenu compte des avis de von Brauchitsch et Halder, qui avaient cité von Manstein. Rommel s’était fait remarqué à la tête de la 7ème Division de Panzer lors de la campagne de France, cette division fut surnommée la division fantôme du fait de son avance trop rapide lors de cette bataille.
Compte tenu des perspectives de guerre sur le front de l’est en 1941, il fut décidé d’envoyer une force du nom de Sperrverband Libyen, le 11 janvier 1941, avec une compagnie de 30 chars. Mais il était déjà prévu l’envoi de la 5ème Division Légère et le 5ème Régiment de Panzer en date du 5 février. Un état-major fut créé avec l’arrivée de la 15ème Division de Panzer (division blindée) et du 8ème Régiment de Panzer, cet état-major devait diriger ce qui sera baptisé le Deutsches Afrikakorps (DAK). Le 10 février, cet état-major lança l’opération Sonnenblume (opération Tournesol).
Le 14 février, les unités allemandes débarquèrent à Tripoli. Cette force composée d’un bataillon antichar, d’un bataillon de reconnaissance suivis de 3 batteries de 88mm. Quant à l’infanterie, son arrivée était prévu à la fin du mois, et le 5ème Régiment de Panzer devait débarqué entre le 8 et 10 mars. Une base aérienne était en construction à proximité de Tripoli dans la première quinzaine de février. Le Général Erwin Rommel y atterrit le 12 février à bord d’un He 111. Il allait changer le cours de la guerre du désert. Les forces allemandes étaient sous commandement italiens, bien qu’elles se comportent toujours comme des unités à part entière. Si les ordres du Maréchal Gariboldi devaient mettre en danger les unités allemandes, Rommel devait en référer à sa hiérarchie en Allemagne.
Le Führer et von Brauchitsch donnèrent comme instruction à Rommel de n’entreprendre aucune action offensive tant que le débarquement de l’intégralité des forces ne soit achevé. Mais comme à son habitude, le Général Rommel savait qu’il n’y à rien de mieux qu’une attitude agressive, bien que sa mission devait revêtir qu’un caractère défensif. Les Britanniques pensaient que rien ne les empêcheraient d’atteindre Tripoli en longeant la côte. D’ailleurs, des patrouilles des unités du Long Range Desert Group furent repérées vers Tripoli, à l’intérieur des terres, ce qui présagé d’une offensive de grande envergure.
La mission principale des Allemands n’étaient que d’arrêter les Britanniques et les empêcher de prendre le contrôle de tout le nord de l’Afrique du Nord. Les Britanniques, après une avancée irrésistible, prirent la direction de Mersa El-Brega le 21 mars. Les forces blindées britanniques étaient dans un état lamentable après une telle avancée. Les forces allemandes n’avaient envisagées aucun mouvement tant que la 15ème Division n’aurait pas débarqué, celui-ci n’étant prévu que début mai.
Pourtant le 14 février, après un vol de reconnaissance au-dessus de la Syrte, Rommel envoya les unités dans cette région. Le Duce accorda le commandement de toutes les unités du front à Rommel, après avoir reçu une requête dans ce sens de la part du Général allemand. Le 16 février, les forces de l’Axe, composées d’unités antichar et de reconnaissance allemandes ainsi que de troupes italiennes, prirent possession de Syrte. Le 28 février, le premier contact avec les Britanniques eut lieu à Nofilia.
Le 24 mars, la DAK attaqua El-Agheila, une position avancée anglaise. Les forces allemandes l’occupèrent. Rommel prit la décision de continuer par la Via Baldia, le 31 mars, désobéissant aux ordres de Berlin une nouvelle fois. Le même jour, il attaqua Mersa El Brega avec l’aide des divisions italiennes Ariete (46 chars) et Brescia. Les Allemands possédaient 55 chars Panzer I et II, 130 chars Panzer III et IV, 111 pièces antichars (dont un bataillon de 88 mm), d’unité de reconnaissance (27 automitrailleuse, des SdKfz 222 et des SdKfz 234) et 3 bataillons d’infanterie. À la fin de la journée, Mersa El-Brega et Bir Es-Suera furent occupés. Les Britanniques, et notamment Wavell, ne croyant pas à une action de l’Axe si rapide, furent surpris par la perte de cette position relativement bien défendu. Avec cette première victoire dans le désert, Rommel et la DAK ouvrirent la route pour la Cyrénaïque.
Le 3 avril, les Britanniques se retirèrent de Antelat. Rommel put consacrer cette journée pour réorganiser ses unités et distribuer des vivres, du fait de l’allongement des lignes de ravitaillement avec Tripoli. Rommel, se heurtant toujours au commandement italien, reçu un message de l’Oberkommando des Heeres qui lui donnait toute liberté d’action tactique. Les unités de reconnaissances allemandes continuèrent donc à avancer découvrant de nombreux véhicules britanniques abandonnés.
Continuant à désobéir, Rommel négligea les techniques militaires ordinaires et il fixa trois axes de progression. Le premier suivait la route côtière vers Benghazi et Darnah. Le deuxième suivait la direction de Msus et Mechili. Le troisième passait dans le désert et devait rejoindre Mechili. Chaque Kampfgruppe était composé de chars, de canons antichars, d’infanterie, ce qui leur permettait d ‘entreprendre tous types d’action sauf des actions défensives et de contre-attaque.
Le 4 et avril les Britanniques continuèrent à se retirer avec les Allemands sur les talons. De nombreux véhicules furent abandonnés (panne). Le 5 avril, les unités de reconnaissance de la DAK entrèrent dans Benghazi sans rencontrer d’opposition.
Le 6 avril, les unités italo-allemandes commencèrent à rencontrer des problèmes mécaniques et manquer de carburant. Le groupe Olbrich, composé d’unité allemande et de char de la Division Ariete, prirent la direction de Msus. L’objectif était de s’approcher de Mechili et d’attaquer le lendemain. Les britanniques étaient épuisés, et craignaient une attaque allemande. À la tombée de la nuit, l’encerclement de Mechili est terminé. Les Britanniques, comprirent qu’une attaque se préparait, tentèrent de renforcer la garnison. Mais ce fut un échec. L’attaque se déroula le matin et se conclut par la reddition du Général Gambier-Perry, avec ses 1700 hommes et 500 véhicules, au Colonel italien Montemurro.
Le 8ème bataillon captura par chance Neame, Combe et O’Connor, décapitant les forces du Commonwealth. De ce fait, les Australiens dirent retraite vers Tobrouk. Depuis son avion de reconnaissance, Rommel pestait contre une avance trop lente de ces unités. Le Général Streich fut démis de ses fonctions à la tête de la 15ème Division de Panzer, remplacé par Prittwitz.
Le 10 avril, une partie des unités de la 15ème Division de Panzer rentra à Mechili. Rommel était certain que les Britanniques étaient vaincus et que Tobrouk ne résisteraient pas. Sous le commandement de Prittwitz, une partie de la 15ème Division de Panzer, la 5ème Division légère et des divisions italiennes Brescia et Ariete, prirent la direction de Tobrouk. La ville était non seulement un port très important, mais elle constituait une interruption de la Via Baldia, qui imposait un détour de plus 50 km dans le désert. À cette date les deux divisions allemandes consommaient chaque mois 24000 tonnes de vivres et les Italiens 45000 tonnes. Un port de l’envergure de Tobrouk était indispensable pour continuer l’offensive, c’était les seul port capable d’assurer un tel trafic entre Tripoli et Alexandrie.



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MessagePosté le: Lun 31 Jan - 23:36 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

III / La bataille de Tobrouk : 
Les défenses édifiées à Tobrouk par les Italiens étaient bien adaptées à la guerre du désert. Formées d’un demi cercle de défense de 50 km à peu prés, la défense partait de la côte à 13 km à l’est de la ville et se terminait à 15 km à l’ouest. Ces défenses se composaient d’une série d’ouvrages fortifiés en béton qui sortaient à peine de terre, d’un fossé antichar de 6m de large et de 3m de profondeur partiellement terminé et d’un double réseau de barbelés. Il faut ajouter à cela des champs de mines là où le fossé antichar était incomplet. Le terrain venant de la mer était en pente douce et permettait aux défenseurs le contrôle des alentours du fait que l’attaquant ne disposait d’aucune protection. Les ouvrages fortifiés étaient formés de deux lignes espacés de 500m chacune et une troisième était en retrait de 3km et constituait l’arrière garde. Celle-ci était entourait de champs de mines, de fossé antichar et de barbelés. Chaque ouvrage disposait d’au moins deux mitrailleuses, d’un canon antichar et d’un mortier installé dans le puits d’arme en béton reliés entre eux par de profonde tranchée. En plus de cela, une artillerie de campagne se trouvait à l’arrière. Elle était dotée de 4 régiments de 25 livres, d’un régiment de 18 livres et de douze obus de 4.5 pouces. 
Les troupes présentes dans Tobrouk étaient composées de 4 brigades d’infanterie australiennes et des restes de la 3ème brigade blindée qui possédait 26 chars Cruiser, 4 Matilda II et 15 chars légers MK VII. Autour du port, la défense antiaérienne était assuré par 16 canons lourds et 59 légers. 7 bataillons d’infanterie occupés les points fortifiés sur les 13 bataillons présents. À l’intérieur du périmètre entre 3 carrefour (Adem, Pilastrino, Darnah) se trouvait une brigade d’infanterie motorisée en tant que réserve mobile. Les britanniques avaient aussi à disposition 24 canons autopropulsé et une force de réserve équipée de Bren Carrier et de chars légers pour contre carrer d’éventuels largage de parachutistes ou débarquement amphibie. Le tout était placés sous les ordres de deux généraux : Lavarack et Morshead. 
Le 11 avril 1941, les premiers accrochages eurent lieu aux alentours du périmètre. Australiens et Allemands se livrèrent des combats sporadiques. L’ennemi ne reculait plus, une mauvaise surprise pour les soldats de l’AK. Ils allaient devoir mener une guerre de position . Rommel, avec sa fougue, se jeta dans la bataille. Un groupe du 5ème régiment de Panzer attaqua sans réfléchir et fut stoppé par les canons antichars. La division Brescia après une tentative timide dépassa à peine sa position de départ. 
Entre le 14 et le 17, les Allemands lancèrent leur première attaque qui se solda par une défaite. Rommel, voulant utiliser la tactique qui lui avait valu de nombreuses victoires en France, utilisa la 5ème division légère et la division Ariete. Cette tactique consistait à envoyer une troupe solide de chars et d’artillerie qui avançait en triangle. Se déroulant sur un front étroit, les canons tirant en mouvement, les défenseurs attaquèrent à leur tour sur les flancs allemands. Les Allemands laissèrent 17 chars sur le champ de bataille sans aucun gain. La division Ariete lança une attaque le 16 qui eut le même résultat. La seule victoire allemande, à ce moment là, fut la prise du col d’Halfaya par le bataillon de von Herff et d’un bataillon d’infanterie. 
Cette défaite affecta considérablement Rommel. Il avait perdu 17 chars, 150 tués et 250 soldats fait prisonnier. Rommel était surtout énervé à cause des chars qui avaient abandonné l’infanterie à son triste sort. Les Italiens devaient déplorés de très nombreuses pertes. L’attaque avait mal été planifiée et menée dans une zone favorable aux défenseurs. Malgré le peu d’options dont disposait Rommel pour prendre Tobrouk et du peu d’effectif, il se devait de prendre la ville coute que coute à cause des problèmes de logistiques qu’engendrerait un échec. En effet, le transport du ravitaillement (eau, combustible, munitions) s’effectuait par des camions qui représentaient une cible facile pour l’aviation alliée, puis une fois arrivait à Tobrouk, les camions devaient faire un détour par des pistes peu entretenues sillonnant le désert pour acheminer le ravitaillement aux unités déployées à la frontière. Les troupes allemandes manquaient d’aliments vitaux comme les fruits et les légumes, de ce fait des maladies, tel que le scorbut, menaçaient les soldats victimes déjà des maladies infectieuses présentes dans la région. Pour les Allemands et les Italiens, les lignes de ravitaillement étaient beaucoup trop longues. De plus un grand nombre d’unités, fraîchement débarquées, avaient du mal à s’acclimater aux conditions de vie et de combat dans le désert et n’étaient guère prête aux combats.  
 
Rommel, qui venait d’achever sa première contre attaque, avait conscience que les Alliés ne voulaient en aucun cas abandonner Tobrouk, et il attendait une riposte britannique. La guerre du désert venait de rentrer dans une nouvelle phase. 
L’attitude de Rommel faisait l’objet de nombreuses controverses, il désobéissait aux ordres de Berlin. Il réalisa une attaque dans les règles avec le peu d’unités qu’il avait à sa disposition. Même si l’attaque s’était soldé par une victoire, il est fort probable que cette attaque à couté à Rommel la campagne d’Afrique du Nord. Mais grâce à la spectaculaire avancée de la DAK, les Britanniques avaient été obligé de garder de nombreuses unités en Afrique du Nord, alors qu’elles étaient destinées à la Grèce. 
Dans la nuit du 30 avril, les éléments de la 5ème division et la 15ème division de Panzer lancèrent une attaque sur Tobrouk, au sud ouest de la forteresse. Les chars restèrent bloqués dans un champ de mines lorsqu’ils pénétrèrent dans le périmètre défensif, et en plus les Australiens contre attaquèrent pour refermer la brèche. Les unités italiennes créèrent un autre saillie qui occasionna de nombreuses pertes dans les deux camps. Elles firent preuve d’une détermination inédite, même Rommel le souligna. Rommel reconnaissant qu’il ne disposait pas de force suffisante pour prendre la forteresse, décida de faire le siège de la ville. Les Britanniques tentèrent plusieurs fois de briser le siège, en vain, cela donna lieu à toute une série de batailles. 
À la mi-avril, les positions de l’Axe, sur la frontière, étaient très faible et dispersées. Mais les Alliés n’étaient guère mieux. Par contre avec ses 24 000 soldats (15000 Australiens et 9000 Britanniques), la garnison était solide. Morshead avait organisé sa défense autour de 4 piliers : le maintien inconditionnel des positions, le contrôle du no man’s land, l’amélioration des défenses, l’organisation d’une défense en profondeur. Il disposait d’une puissante artillerie (48 pièces de 25 livres, 12 pièces de 18 livres, et 12 obus de 4.5 pouces ainsi que 86 pièces antiaérienne de différents calibres). 
Le 22 avril, profitant de la faiblesse du dispositif de siège, les Britanniques réalisèrent trois sorties qui provoquèrent de nombreuses pertes du côté italien et obligèrent les Allemands à intervenir pour rétablir la situation. Cet épisode provoqua un motif de dispute entre Rommel et les Italiens. L’Afrikakorps se trouvait théoriquement sous les ordres des Italiens, mais elle agissait à sa guise. Rommel ne pouvait pas compter sur l’appui des unités italiennes qui ne manifestaient pas une grande détermination militaire aux combats. Les soldats italiens faisaient preuve de courage, mais la qualité du commandement et du matériel étaient déplorables chez les Italiens. 
Entre le 8 et le 10 mai, les Alliés lancèrent plusieurs petites attaques contre les positions de l’Axe. Cela ne servit à rien et entraîna des pertes inutiles. Après l’échec de la première attaque nommée Brevity, Rommel consolida les postes reconquis le long de la frontière égyptiennes. Chacun d’eux regroupait en moyenne un bataillon d’infanterie, un groupe d’artillerie de campagne ainsi qu’un groupe d’artillerie antichar. Couvrant les alentours à 360°, ils disposaient de vivres pour deux jours et avaient pour mission de freiner les attaques britanniques afin de permettre aux Panzer de lancer une contre attaque. 
Une des qualités de l’Afrikakorps était la flexibilité, différentes unités s’intégraient à d’autres plus grandes, selon les combats. Cela constituait une formation de combat efficace et adaptée à chaque mission. Elle parvenait à optimiser les ressources qui étaient toujours insuffisantes. 
Après l’opération Brevity, les Britanniques alignaient encore 238 blinés (135 Matilda II, 57 Crusader, 46 blindé divers) qui devaient être utilisés pour l’opération Battle Axe. Cette opération, décidée par Wavell, avait pour objectif de détruire les forces de Rommel et remporter une victoire décisive. Le groupe de blindé avec les Matilda II , trop lent, des MK VI rapide mais inutile était inadapté. 
Le plan d’attaque était complexe : la première phase avec la 4ème division indienne appuyée par les chars Matilda de la 4ème division blindée, avait pour objectif la prise de Sollum, Halfaya et de Cappuzo. La 7ème division blindée devait réaliser un flanquement par le désert, prendre Cappuzo pour rejoindre la garnison de Tobrouk. Avec elle, elle attaqueraient à l’ouest. Les Britanniques devaient s’emparer de toutes les positions avant que les Allemands ne contre attaque. Mais deux handicaps vont gêner les Britanniques : leur lenteur et les communications imprudents qui alertèrent les forces de l’Axe. Les éléments de la 5ème division légère allèrent au devant de la menace. 
Le début des combats se produisit à la tombée de la nuit du 14 juin et commença par une marche d’approche de 50 km. Lorsque les Matilda lancèrent lors attaque au lever du jour, ils furent mis en pièces par les 88 mm au Col d’Halfaya, par contre à Cappuzo , les Britanniques prirent le fort. La 5ème division légère contre attaqua sur les flancs des alliés et ceux-ci furent repoussé à Sidi Omar et l’offensive britannique prit fin en quelques heures. 
Rommel lança la 5ème division légère le lendemain dans un mouvement flanquant. La 15ème division de Panzer échoua une première fois dans l’attaque de Cappuzo. Rommel réajusta son axe d’attaque et lança un mouvement d’enveloppement en direction d’Halfaya. Comprenant 3 compagnies allemandes, un bataillon d’infanterie italien, de 8 pièces de 88mm, 8 de 20mm et 8 canons de campagne de 100mm. La garnison de Cappuzo avait une position stratégique. Le Major Blach, commandant de la garnison, ne se laissa pas décourager par les attaques des Britanniques même lorsque la garnison se trouva à cours d’eau et de vivre. Ils résistèrent jusqu’à l’arrivée de la 15ème division de Panzer et la fuite de la 7ème division blindée britannique. Le fort de Cappuzo fut reconquis et les divisions rejoignirent Halfaya le 17 dans l’après midi. 
L’attaque britannique se solda par la perte d’un million d’hommes et une centaine de char contre une douzaine pour les Allemands. La supériorité tactique de l’Afrikakorps et sa capacité à combiner les différentes armes, chars, antichar et artillerie, avaient fait leur preuve. Jamais les Britanniques ne purent atteindre un tel niveau de coordination. Rommel avait réussi à faire coopérer les chars et les canons antichars, ce qui conduisit les Britanniques à penser que les blindés allemands leur étaient supérieur à cause des pertes subies par ceux-ci. Rommel avait réussi à améliorer la logistique ce qui permis de réduire les maladies infectieuses et gastro-intestinales, les mécaniciens et les services de logistiques s’étaient adapter à la guerre du désert. Et enfin les capacités opérationnelles des véhicules s’étaient considérablement améliorés. 


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MessagePosté le: Mar 1 Fév - 03:04 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

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MessagePosté le: Mar 22 Fév - 17:52 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

III/ Briser le siège de Tobrouk : opération Crusader
1ère Partie 
 
Après l’échec de la prise du col d’Halfaya, Auchinleck remplaça Wavell comme commandant en chef au Moyen Orient. Le siège de Tobrouk se prolongeant, un autre régiment australien vint renforcer la garnison qui comptait désormais 28000 hommes dont 22700 combattants. Les forces de l’Axe avaient effectué des travaux de siège sans aucune inquiétude car les Alliés manquaient de munitions. 
 
Fin août 1941, la 9ème division australienne fut relevé suite à une demande de son pays. Présente entre le mois d’avril et octobre, les 4 brigades australiennes avaient perdu 4000 hommes. Elles furent remplacées par des unités britanniques, polonaises et indiennes. 
Rommel, de son côté, avait remaniés ses unités. Relevant les commandants qui n’avaient pas été à la hauteur de ses exigences, Rommel avait nommé le Général de brigade Crüwell à la tête de l’Afrikakorps, la composante du Panzergruppe Afrika, commandée jusque là par Rommel. Le 1er août, 1941, la 5ème division légère devint la 21ème division Panzer et la 15ème division Panzer fut remanié pour mieux répondre aux effectifs disponibles. 
 
En très peu de temps, les Allemands améliorèrent leur technique de siège. L’ artillerie fut renforcée avec des pièces de 100mm et plusieurs obusiers de 170mm et 210mm ainsi que des pièces françaises de 155mm, grâce à plusieurs convois. Une attaque fut préparée pour le 21 novembre, même la frontière fut renforcée en prévision d’une attaque britannique pour briser le siège de Tobrouk. Les Allemands édifieront des points d’appui (stützpunkte) et augmentèrent les patrouilles à longue portée. Des dépôts de ravitaillements furent enterrés en plein désert pour ravitailler des patrouilles de blindés lors d’opérations ultérieures. Rommel perdit une partie de ses blindés lors d’une d’elles (Sommernachtstraum - songe d’une nuit d’été). Lors de cette opération, la 21ème division de Panzer lança une attaque, le 15 septembre, avec pour but la destruction de 4 dépôts britannique. Au milieu du désert, les chars tombèrent en panne de carburant et la moitié de ceux-ci furent perdu. Rommel ne disposait plus que de 43 blindés au 20 septembre. 
Rommel se prépara à lancer une attaque définitive contre la forteresse en novembre. Pour cela, il avait déployé 6 divisions (Bologna - Trento - Pavia - Brescia - 15ème division de Panzer - 90ème légère). La 21ème division de Panzer se déploya à Got El-Hariga afin de protéger les unités d’une offensive britannique. Les bataillons de reconnaissance avaient la même mission ainsi que les divisions italiennes Ariete, Trieste et Savona. 
De leur côté, Sir Alan Cunningham, nouveau commandant de la VIIIème armée, se préparait à faire un large mouvement d’enveloppement à travers le désert afin de déborder les défenses de l’Axe et reprendre la direction de Tobrouk. Pour cette opération, ils attaqueraient sur deux axes : le premier avec pour objectif la destruction des chars allemands grâce au 30ème corps qui était composé de la 7ème division de blindés, de la 1ère division sud-africaine, la 2ème néo-zélandaise et de la 22ème brigade de blindés ; le second axe avait pour objectif l’attaque de Sollum avec la 4ème division indienne et la 1ère brigade de blindés pour fixer l’ennemi à la frontière. Tablant sur leur supériorité numérique et leur nouveau char de combat, le Crusader, les Britanniques espéraient une victoire. De leur côté, les forces de l’Axe, notamment les Italiens, faisaient l’objet d’une attaque brutale de la part des assiégés. Le but de cette opération était la destruction totale des chars de l’ennemi. Les Britanniques pensaient que les chars de combat étaient plus utile en masse au contraire des Allemands. L’avenir allait démontrer le contraire. 
 
Entre le 17 et le 18 novembre 1941, les unités du Commonwealth se déployèrent sous la pluie. Les Allemands les repérèrent au moment où les Britanniques commencèrent leur manœuvre de débordement. Les Britanniques devaient couvrir 140 km pour rejoindre Tobrouk. Ils tenteront en même temps d’assassiner le « renard du désert » avec une attaque de commandos contre sa résidence à Béda Littoria. Rommel ne s’y trouvait pas et ce fut un échec, la plupart du commando fut détruit. 
Rommel ignora les rapports établis sur les mouvements alliés, persuadé qu’il ne s’agissait que d’une reconnaissance en force. La Luftwaffe convainquirent Rommel de l’envergure de l’offensive le 19 novembre, alors qu’il planifiait l’attaque de Tobrouk. Réorganisant à la hâte ses unités, Rommel forma des Kampfgruppe pour contrer la menace venant du désert. À la tombée de la nuit, les premiers combats entre unités blindées eurent lieu. Les Kampfgruppe connurent diverses fortunes : le Kampfgruppe Stephan détruisit 25 chars, le 3ème bataillon recula jusqu’à 20km de Bardïyah. Le combat principal opposa la 22ème brigade britannique, avec les nouveaux Crusaders, et la division Ariete. Les Crusaders attaquèrent 3 bataillons de Bersaglieri avec un soutien d’artillerie. Un bataillon de M13 était en réserve. La charge eut lieu sans soutien d’artillerie. Sur les 163 chars qui participèrent à la charge, seuls 57 chars attaquèrent les Italiens, qui les détruisirent, le reste étant sur le bord de la route en panne. 
Dans cette situation critique, Cunningham réorienta son déploiement pour attaquer les Allemands. La 7ème brigade blindée, se trouvant isolée, réussit à prendre l’aérodrome de Sidi Rezegh à 30km de Tobrouk. Rommel, prévoyant la suite des hostilités, réorganisa ses divisions de Panzer pour contre-attaquer : la 21ème Panzer devant couper la retraite des Britanniques et la 15ème devant quant à elle attaquer le long du Trigh Capuzzo. Le 20 novembre, les combats se déroulèrent avec l’intervention de la Luftwaffe qui était en infériorité numérique et manquait de carburant. 
Rommel, qui craignait les unités se trouvant à Sidi Rezegh, voulait les détruire. Le 21 novembre, les 15ème et 21ème Panzer reçurent l’ordre d’attaquer. Ce même jour, la 7ème brigade de blindés britannique perdit 120 de ces 141 chars sans être pour autant anéantie. Le 7ème Hussars britannique fut dans la même situation. Le 2ème RTR (Régiment Britannique de Chars) tomba à plusieurs reprises dans les pièges tendus par les Allemands avec leurs canons antichars et fut littéralement étrillé. Les assiégés de Tobrouk attaquèrent la division Bologna avec 50 chars Matilda. La division italienne subit d’énormes pertes, mais les Britanniques ne réussirent aucune percée. L’arrivée de renfort allemand obligea les Britanniques à rejoindre leur position de départ.


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MessagePosté le: Mar 22 Fév - 18:11 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

2ème Partie  
  
Les divisions Ariete et Trieste repoussèrent les Alliés en détruisant 200 véhicules et conservèrent leur position à Sollum-Bardïyah. Pendant ce temps, une division sud-africaine réussit une percée qui menaça d’envelopper les 15ème et 21ème division Panzer. Rommel ordonna le repli pour éviter l’encerclement, mais Crüwell, qui avait une meilleure vision tactique des événements, s’accrocha à la crête du Trigh Capuzzo. Malgré une supériorité numérique, la situation des Britanniques n’étaient pas brillante. Avant même de lancer l’ attaque principal contre l’Afrikakorps, les Britanniques avaient perdu la moitié de leurs chars à a cause de panne, des escarmouches et du combat de la 7ème brigade. Le 22 novembre, les Allemands dominaient le champ de bataille et rendaient la jonction avec les assiégeais impossible. Ils lancèrent de brutale contre-attaque contre l’ennemi supérieur en nombre mais désorganisé et incapable de prendre une initiative. Les Allemands reprirent le terrain perdu, en détruisant la 4ème brigade de blindés et firent prisonnier tout son état-major.  
Le 23 novembre, Rommel ordonna au Panzergruppe Afrika et à la division Ariete de détruire l’ennemi se trouvant a Sidi Rezegh, et la 90ème division légère, quant à elle, devait contenir les sorties ennemis de Tobrouk. Cunningham, de son côté, avait lancé son 13ème corps d’armée dans la bataille, avec comme résultat la capture de l’état-major de l’Afrikakorps par la 6ème brigade néo-zélandaise. Cela allait priver Rommel de la capacité d’analyse en provenance du front.   
 
   
   
Cunningham tenta de regrouper ses forces dans le secteur de Sidi Rezegh. Mais cela ne fonctionna pas, car l’Afrikakorps surpris les Britanniques et les Sud-Africains à l’aube. Ils fuirent devant l’Afrikakorps qui continua sa route pour rejoindre la division Ariete. L’Afrikakorps se positionna pour attaquer les positions de la 5ème brigade sud-africaine et la 22ème brigade de blindés fortement retranchées.   
Rommel déploya la 15ème division de Panzer et le 5ème régiment de Panzer ainsi que la division Ariete pour pousser les unités Alliés vers la 21ème division Panzer renforcée par des éléments de la 90ème division légère. En début d’après-midi, les Allemands chargèrent les deux brigades de la 7ème division de blindés et la 5ème brigade sud-africaine.  
Crüwell, conscient qu’il fallait agir rapidement, déploya ses unités de façon inhabituelle en plaçant les chars en avant-garde suivis par l’infanterie et l’artillerie. Une énorme ligne de véhicules, les 110 chars du 8ème régiment flanqués à gauche de 40 chars du 5ème Panzer et à droite de la division Ariete, chargea à toute vitesse dans le désert afin d’éviter les canons de 25 livres britanniques. Il fallait détruire les deux unités du Commonwealth rapidement pour la poursuite des opérations. Pour cette raison, Crüwell se passa du soutien de l’artillerie de campagne.  
Les Allemands réussirent à pénétrer les défenses, détruisant la brigade sud-africaine et capturant 3000 soldats, malgré de nombreuses pertes. Ils détruisirent aussitôt les énormes convois d’approvisionnement se trouvant derrière les lignes alliées, alors que les restes de la 7ème division fuyait. Les pertes de l’Afrikakorps s’élevait à 60 chars, des unités irremplaçables. À la tombée de la nuit, l’Afrikakorps ne comptait plus que 90 chars sur les 249 du départ.  
Le 24 novembre, les 15ème et 21ème division de Panzer se lancèrent sur l’arrière-garde ennemi afin de rejoindre les unités italo-allemandes isolées à la frontière, selon les ordres de Rommel. Si les Panzer faisaient preuve d’audace et réussissaient à encercler les Alliés dans le secteur de Sollum, l’anéantissement des alliés serait possible. Rommel eut une longue discussion avec Crüwell, et il décida d’aller à la rescousse des unités frontalières isolées.  
Cunningham était totalement dépassait, il envisageait un repli derrière la frontière, seul l’arrivée d’Auchinleck réussit à le convaincre du contraire. Après avoir parcouru 100km en 5 heures, les avant-gardes de l’Afrikakorps atteignirent la frontière. La 21ème, ayant pris la tête de la marche, arriva bien en avance par rapport aux autres unités. À contrario, la 15ème Panzer, fermant la marche, fut accrochée à plusieurs reprises par des unités britanniques isolées et arriva en retard à la frontière. La rapidité de la progression avait désorganisé les unités allemandes et italiennes.  
Se trouvant en première ligne, Rommel et Crüwell tombèrent en panne au milieu des troupes alliées durant la nuit. N’étant pas repérés, ils firent la jonction avec la 21ème Panzer le lendemain. Mais les choses ne se passèrent pas comme prévu, la 15ème Panzer avait du retard, mais les Italiens et les unités de ravitaillement étaient encore plus en retard. De plus, les unités passèrent à côté de 2 dépôts de carburant britannique. La perte de l’état-major de l’Afrikakorps commençait à se ressentir.  
N’ayant plus aucune confiance en Cunningham, Auchinleck le remplaça par le Général Neil Ritchie, le 26 novembre. Il prit le commandement de la VIIIème armée, et le 13ème corps tenta de rejoindre la garnison de Tobrouk. La 7ème division de blindés reprit le chemin de Tobrouk après avoir reçu de nombreux chars en renfort.   
Ces manœuvre suscitait des appels désespérés du côté des assiégeants pour que les panzers reviennent à la forteresse. Après avoir fait le plein de leur réservoir à Bardïyah, les deux divisions comprenant 60 chars, s’en retournèrent sur Tobrouk. Tous cela fut exécuté sous la menace de l’aviation alliée et la crainte de la panne sèche. Le plan de Rommel échoua du fait de la désorganisation des unités de l’axe arrivés à la frontière et le retour précipité vers Tobrouk.  
  
Malgré cet échec, Rommel avait tenté un fois de plus par une manœuvre brutale de rompre le front ennemi, dans le but d’anéantir la volonté de combattre des Britanniques. La tactique devait disloquer les unités ennemies par de profonde pénétration dans leurs flancs et arrière-garde. Cette tactique avait donné et donnerait encore de bon résultat.  
Le retour sur Tobrouk se fit sur deux axes : la 21ème Panzer emprunta la Via Baldia et la 15ème Panzer se dirigea vers le Trigh Capuzzo. Le 26 novembre, la division néo-zélandaise rejoignit Tobrouk avec 90 chars Valentine et Matilda. La 6ème brigade britannique reprit la direction de Sidi Rezegh et investit l’aérodrome.  
La 7ème division de blindés était 6 fois supérieur en nombre par rapport à l’Afrikakorps. Elle se lança sur les Allemands et rencontra la 15ème Panzer à Trigh Capuzzo dans l’après midi du 27 novembre. Les Allemands furent bloqué par la 22ème brigade de blindés. Malgré leur infériorité, les allemands repoussèrent les Britanniques qui se retirèrent à la tombée de la nuit. Le 28 novembre, les Britanniques lancèrent une nouvelle contre-attaque mais l’écran antichar allemand fut d’une efficacité dévastatrice. De plus, la 21ème Panzer rejoignit Trigh Capuzzo, et se déploya à l’arrière de la 15ème , alors que la division Ariete avançait en parallèle dans le désert. L’encerclement de Tobrouk ne put être rétabli. Rommel et Crüwell s’opposaient sur le plan d’action à suivre. Rommel imposa son autorité et ordonna une contre-attaque pour le 28 novembre dans l’après midi. Crüwell interpréta les ordres et les retransmis à ses subordonnés. Les Alliés étaient désorganisés et une occasion magnifique se présentait aux Allemands pour fermer le corridor ouvert vers Tobrouk.  
Donc le 29, la 15ème Panzer (12 Panzer II, 26 Panzer III, 5 Panzer Iv, 3 canons de 88mm) dispersa la 32ème brigade britannique ; même si la 15ème se replia à nouveau. La 21ème Panzer (4 Panzer II, 10 Panzer III, 6 Panzer IV) ne put rejoindre la 15ème en passant par le Trigh Capuzzo. Les Alliés n’étaient pas rassurés, la brigade néo-zélandaise était isolée à Sidi Rezegh et la 7ème brigade subissait d’énorme perte sans contre partie.  
 


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MessagePosté le: Mar 22 Fév - 18:23 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

3ème Partie 
Le 30 novembre, après des marches et contre marches de nuit, les Allemands et les Italiens se regroupèrent pour attaquer la 6ème brigade néo-zélandaise à Sidi Rezegh. Les unités de l’Axe enfoncèrent et capturèrent 600 soldats et 20 canons. La 4ème brigade de blindés britannique se trouvant à proximité n’était pas intervenue, tétanisée par les manœuvres combinées des forces de l’Axe. 
Le lendemain, elle agit de même et n’effectua qu’une progression timide avant d’effectuer un repli de 40km. La 7ème division de blindés fut repoussée par le 3ème bataillon de reconnaissance allemand et un petit groupe de chars italiens. Mais Rommel était conscient que ses hommes n’allaient pas supporter longtemps ces combats. Comme le théâtre d’Afrique du Nord n’était que secondaire, le ravitaillement n’y était pas prioritaire et vu la croissance des pertes irremplaçables et les problèmes de logistique, cela allait être très dur de poursuivre les combats.  
Auchinleck se rendit sur le front par avion au vu de la tournure des événements. Il fit relevé certaines unités après avoir estimé le dimension des forces de Rommel. Par un mouvement de débordement, une attaque fut lancé sur l’arrière garde allemande. Grâce à une supériorité matérielle, la 7ème division de blindés attaqua vers Sidi Rezegh et réussi à reprendre les survivants de la division néo-zélandaise de justesse. 
Le 1er décembre, aucun camp n’étant capable de s’attribuer la victoire, la situation n’était pas clair. Pourtant le siège de Tobrouk était rétabli et la division néo-zélandaise était détruite. Rommel déploré des pertes conséquentes depuis le 18 novembre : 3800 hommes, 142 chars, 25 véhicules blindés, 8 canons de 88mm, 24 canons antichars, 40 pièces d’artillerie de campagne et quelques 400 camions. Rommel ne pouvait supporter de telles pertes, de plus les approvisionnements en carburant étaient menacés par les alliés. Les forces de l’Axe avaient néanmoins causés la destruction de 814 chars et blindés britanniques et capturés plus de 9000 soldats. 
Auchinleck se rendit à nouveau sur le front pour relancer les opérations. Il donna l’ordre d’une nouvelle attaque avec pur but l’encerclement des troupes de l’Axe. Le 4 décembre, Crüwell attaqua El-Duba, alors que les Alliés attaquaient Bir El Gobi, menaçant le dispositif de l’Axe. Rommel fut averti de la manœuvre et ordonna à l’Afrikakorps d’abandonner le siège de Tobrouk et de marcher vers l’Ouest. 
Les unités étaient usées et épuisées après plusieurs semaines d’action continue, Rommel comprit que pour les sauver il fallait organisé une retraite. Malgré l’épuisement de ses unités, elles réussirent un retraite ordonnée. À la tombée de la nuit, les chars de Rommel mirent en déroute la 4ème division indienne qui venait d’être repoussée à Bir El Gobi. La 4ème division blindé, possédant 140 chars, n’attaqua pas. Mais elle fit une victime de poids du côté allemand, Walter Neumann Silkow. Rommel ne pouvant recevoir de renfort, compris que les forces dont il disposait étaient trop faible. Pour cela, il décida de se replier sur la ligne de Gazala où des fortifications avaient été préparé. Le 7 décembre, les Allemands abandonnèrent le secteur de Tobrouk. 
Le 11 décembre, les allemands étaient en position, ils ne furent pas inquiéter dans leur manœuvre pas les Alliés qui ne comprirent pas tout de suite que l’ennemi battait en retraite. À partir du 13, les Alliés harcelèrent l’arrière-garde allemande, après avoir exécuté un mouvement de débordement mais sans succès. L’Afrikakorps ne comptait plus qu’une trentaine de chars. Les Italiens luttèrent toute la campagne avec ténacité malgré le harcèlement des Britanniques. Rommel et Bastico, commandant italien, se disputèrent continuellement. 
 
Le 16 décembre dans la nuit, Rommel ordonna le repli vers Mersa el Brega, ce qui permit de réduire les lignes de ravitaillement. Le 19, tout contact avec les Alliés était rompus et les premiers et les premiers renforts arrivaient petit à petit. La réaction des Britanniques avait été trop lente dans la poursuite. Le 20, les derniers éléments de la division Ariete, couvrant la retraite, affronta l’avant-garde britannique sur la Via Baldia. Les Allemands se regroupèrent autour d’Ajdabya le 24 décembre. Lors de la retraite, les Allemands avaient sauvé des unités italiennes qui ne disposait pas de transport suffisant ce qui améliora les relations entre les deux alliés. 
La garnison italo-allemande de Bardïyah capitula le 2 janvier 1942, car elle était incapable de réaliser une percée ou de recevoir des renforts ou approvisionnements. 8000 hommes furent fait prisonniers. Le 17 janvier ce fut au tour de la garnison de Sollum mais elle fut plus retentissante car le commandant Bach et le général italien Giorgis comptaient parmi les 5000 prisonniers. C’était la fin de l’opération Crusader. Le succès de celle-ci était limité. La VIIIème armée britannique comptait 18000 soldats perdus alors que les forces de l’Axe en dénombrait 33000 dont 20000 prisonniers. L’Afrikakorps avait lever le siège de Tobrouk sans être détruite. Le bilan de l’opération avait fait apparaître d’énormes carences du côté allié. Malgré leur suprématie numérique, les forces alliés avaient démontré leur incapacité à collaborer et s’intégrer, elles furent constamment dépassés sur le plan tactique par les unités allemandes. 
Le 21 janvier à 8 heures, Rommel lança une contre attaque avec une centaine de chars. La 2ème brigade de blindés britannique commis les mêmes erreurs que les mois précédent et elle fut détruite par la 21ème division de Panzer qui combina à merveille le duo char et canon antichar. Manœuvrant avec rapidité les chars feintaient les Britanniques et les attiraient à portée de canons antichars. Une fois que la charge des britanniques fut stoppée par les PAK 38 de 50mm et les canons de 88mm, les chars allemands enveloppaient les Britanniques par les flancs et détruisirent les restes d’un ennemi déconcerté. Cette tactique se reproduisit à maintes reprises. 
Le 27 janvier, Rommel utilisa pour la première fois les 45 chars de renfort contre les flancs de la 22ème brigade de blindés alliés. Ils détruisirent 65 chars alliés près d’El Haseia. Le front se stabilisa, une nouvelle phase s’ouvrait sur le théâtre d’Afrique du Nord. Le 29 janvier la 4ème brigade indienne fut anéantie et Rommel fut promu colonel général. Ritchie ordonna, le même jour, le retrait de la Cyrénaïque à la VIIIème armée britannique. 


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MessagePosté le: Mer 23 Fév - 19:49 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

exelllent travail el renardo ! c est remarquable !!

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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:17 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

IV/ La bataille de Gazala et Bir Hakeim (1ère partie)


Durant quatre mois, de l’hiver au printemps 1942, le front se stabilisa. Malgré de très insignifiantes escarmouches, les deux camps mirent à profit ce temps pour réorganiser et résoudre les problèmes. Auchinleck tentait, de son côté, d’améliorer la coordination entre les différentes unités, alors que Rommel essayait de rassembler les siennes pour les futurs opérations.
Au début de 1942, la 2ème flotte de la Luftwaffe se retrouva posté en Sicile, après avoir été retiré du front de l’est, pour bombarder l’île de Malte, point névralgique pour le système de convois en Méditerranée. Le 18 décembre 1941, des torpilles humaines italiennes avaient coulés deux cuirassés dans le port d’Alexandrie et les mines, mouillés aussi par les Italiens, avaient mis hors de combat l’escadre se trouvant à Malte. Cela permit aux forces de l’Axe d’obtenir un ravitaillement suffisant pour récupérer leurs effectifs et ainsi préparer l’offensive suivante. 60000 tonnes de carburant sont reçus en janvier et 150000 en avril, ainsi qu’un grand nombre de char, de véhicules et autres équipements.
Enfin, les Italiens allaient jouer un rôle important dans les opérations à venir grâce aux divisions blindées complètes qui étaient mis à leur disposition, tel que les unités Ariete et Trieste déjà présente en Lybie et qui s’étaient distinguaient lors de l’opération Crusader en participant de façon décisive pour arrêter l’offensive britannique. Malgré une mauvaise presse, ces deux unités italiennes conservèrent un moral et une combativité qui n’avaient rien à envier aux Allemands. Alors que d’autres divisions italiennes démontrèrent une valeur et un comportement très différent.
Les modèles de base italien étaient le char M14/41 et le M13/40. Toujours capable de lutter contre le Cruiser britannique malgré leur obsolescence.  Une invention du Colonel Berlese, le Semovente 75/18, fut envoyé en renfort dans les unités blindées italiennes. Ce blindé était construit sur la base d’un châssis M13 sur lequel était monté une casemate possédant un obusier de 75/18. Ses munitions à haut explosif brisant pouvait percé un blindage de 50mm à 1000 mètres de distance, ce qui lui permettait d’avoir quelques chances contre les chars moyens américains. La puissance de feu de la nouvelle division blindée avait augmenté grâce à une totale restructuration. Elle comptait 7000 hommes, 12 canons de 105 mm, 8 canons antiaériens de 90 mm, 6 canons de 47 mm et 24 canons Semonvente 75/18.
Auchinleck, de son côté, fortifia la ligne de Gazala en la transformant en un cadre propre au premier conflit, à l’aide de ligne de barbelés et de champs de mines défendues par de l’infanterie soutenue elle-même par de l’artillerie et des chars qui occupaient des centres de résistances autonomes (box). Les fortifications étaient de grande qualité, les blindés se positionnant derrière cette ligne prêt à intervenir.  Composé essentiellement des unités du 13ème Corps du Lieutenant Général Gott ( 50ème division - 1ère Brigade des Forces Françaises Libre - 6ème Brigade Sud-Africaine - 2éme Sud Africaine - 4ème Indienne - 201ème Brigade de Guards - 1ère et 7ème  division blindés - 7ème brigade motorisée - 3ème brigade motorisée indienne - le Kings Dragoon  - 12ème Lanciers).
De la côte jusqu’à Bir Hakeim était disposé un champ de mines (500 000) protégeant la ligne de Gazala. Ritchie disposait de la VIIIème Armée : 100000 hommes, 849 chars (167 Grant américain - 110 Matilda - 166 Valentine - 257 Crusader - 149 Stuart M3). Il avait à sa disposition le nouveau canon de 6 livres antichar (seulement une centaine - équivalent du canon allemand de 50mm) pouvant mettre hors de combat un Panzer III si il était manié correctement. Utilisé à bon escient, Ritchie disposait  d’une formidable puissance.
Ce dispositif devait priver Rommel de toute liberté de mouvement et le contraindre à mener une guerre d’usure. Pourtant ce type de défense avait trois défauts : plusieurs « box » se trouvaient trop éloignés les uns des autres , posant un problème de soutien mutuel ; le contournement de la ligne par le sud était possible ; de nombreux champs de mines n’était pas couvert par l’infanterie les rendant inutiles.
Auchinleck, devant faire face au problème de coordination entre unité, déploya un nouveau type d’unité : le groupe de brigade (groupe de brigade d’infanterie = 1 régiment d’infanterie + 1 régiment de campagne + 1 régiment antichar + unités de sapeurs + unités antiaériennes). Ces groupes étaient entraînés ensemble ce qui permettait  qu’il soit autonome mais la contre partie était la perte de la cohésion des divisions. En plus de ces problèmes s’ajoutait le problème de relation entre les cadres.
Le champ de bataille était rocailleux et aride, de nombreuses piste non goudronnait le coupait. La seule route digne de ce nom était la Via Baldia qui longeait la côte. La piste Trigh Cappuzo s’étendait à 50 km à l’intérieur des terres en parallèle à la Via Baldia. Le Trigh el Abel était l’autre piste importante. La monotonie du paysage était rompu par deux lignes de crêtes : l’une à quelques kilomètres de la côte qui descendait abruptement vers la plaine étroite du littoral ; l’autre formée par les crêtes de Sidra de Rigel, de Batruna et d’Aslagh. L’unique ville était Tobrouk, les autres noms sur la carte ne représentaient que des petits villages, des puits, voire même d’ancienne tombe. Bir Hakeim avait une importance capitale et elle se trouvait à un carrefour de pistes et seulement deux endroits tranchaient avec la monotonie de ce désert : un fortin turc et à 3 km au nord-ouest deux vieilles citernes au tour des puits. Ces deux positions étaient reliées par une crête douce et dominaient une énorme étendue de terre,  c’était d’ailleurs la partie praticable avant la grande mer de sable.
Repérant immédiatement les défauts du dispositif allié à Gazala, Rommel planifia une offensive qui devait contourner la ligne par le sud pour attaquer les unités blindées britanniques se trouvant à l’arrière et ensuite détruire les unités d’infanterie une à une. Pour induire l’ennemi en erreur, il fixerait les défenseurs au nord par une feinte, puis il envoya ses unités blindées pour contourner la ligne.


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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:19 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

Vers la prise de Tobrouk (2ème partie)
Pour fixer les défenseurs, Rommel utilisa le Gruppe Crüwell (10ème et 11ème corps italien et 15éme Brigade allemande). Ce Gruppe attaquerait le secteur défendu par la 1ère Division Sud-Africaine et la 50ème Division. L’Afrikakorps et le 20ème corps serait chargé de contourner la ligne. La division Ariete serait chargé de la prise de Bir Hakeim qui est essentiel dans ce mouvement. Au dernier moment, les Allemands repèrent le « box » (non répertorié) ce qui modifia le plan de la capture. Avec l’absence de connaissances approfondies sur l’importance réelle de celui-ci, un nouveau plan de capture fut établi dans l’urgence. Le même problème se reproduisit avec les unités britanniques  qui devaient être anéantie par les unités allemandes au sud-est du « box ». La route initialement prévue fut décaler vers le sud quelques heures avant l’attaque suite à ses découvertes.
À ce moment là, Rommel disposait d’une force considérables (90000 hommes et 560 chars). L’artillerie était composait de canon PaK 38 de 50mm et du fameux 88mm qui tenait encore sa première  place sur le champ de bataille, surtout dans le désert. Les Italiens possédaient quant à eux, outre le canon de 88mm allemands mis à disposition par ceux-ci, leur propres canon antiaérien de 90mm utilisable comme arme antichar lorsqu’il est monté en statique sur  des camions, il était aussi efficace que le célèbre 88.
Rommel ne possédait pas toutes les informations sur le dispositif allié, ignorant de ce fait la présence de certaines unités blindées ainsi que la réelle situation des « box« . Cela est du en partie à cause des patrouilles agressives des unités de reconnaissances alliées, qui empêchèrent l’obtention d’information exacte. Rommel ne possédait guère d’information, non plus, sur les nouveaux chars britanniques, qui selon les rumeurs étaient plus récents et plus efficaces. Mais cela ne l’inquiétait guère, il pensait que seul la qualité des soldats et des cadres importait plus que celle du matériel. En fait ce qui importait c’était l’entraînement et l’expérience des hommes.
Rommel, pour leurrer l’ennemi, utiliserait quatre divisions italiennes renforcées par deux groupes de combat de la 90ème légère et le groupe « Hecker ». Pour accroître cette impression d’attaque, il chargerait un régiment de blindé de la division Ariete et un autre de l’Afrikakorps d’avancer de jour sur les positions ennemies septentrionales , tout en faisant un maximum de poussière à l’aide de grands ventilateur construit avec des moteurs d’avions. Puis à la tombée de la nuit, ces unités rejoindraient les autres blindés pour accomplir l’objectif principal de la mission : un ample mouvement enveloppant sur l’extrémité sud de la ligne Gazala en pivotant sur Bir Hakeim.
Bir Hakeim devait tomber en une heure, les divisions italiennes  (Ariete - Trieste) constitueraient le flanc gauche, les 15ème et 21ème divisions de Panzer formeraient le centre et la 90ème légère  serait placé sur le flanc droit. Les unités de blindés allemands réduiraient les unités blindés alliés lors de l’avance vers la côte. La 90ème légère progresserait vers le nord-est pour couper les lignes de ravitaillement alliés. Ces objectifs devaient être atteint dans les premières 24 heures, puis effectuer un virage à l’ouest pour éliminer les « box » de la ligne défensive. Après l’anéantissement de l’infanterie allié, les allemands se dirigeraient vers Tobrouk qui ne résisterait pas longtemps. Le seul souci de Rommel était d’assurer le ravitaillement pour 72 heures et le carburant pour 500 km, pour cela il comptait sur la prise des énormes réserves britanniques lors des premières heures de la bataille.
Malheureusement, Rommel ne savait pas que cinq brigades supplémentaires été présente sur la ligne ainsi que la présence d’un « box » non identifié, tout cela du fait d’information déficiente. Pour compliquer le tout, les Alliés étaient prévenus de l’imminence de l’attaque grâce à la machine « Ultra » qui décode les messages de la machine « Enigma ». L’avantage pour Rommel était que les plans tactiques n’étaient connu que de lui et de ses collaborateurs les plus proches. Côté britannique deux idées s’opposaient : Auchinleck prévoyait une attaque au nord après une feinte par le sud, et Ritchie pensait le contraire. Ce qui entraîna un déploiement éparse plus destiné à appuyer l’infanterie des « box » qu’à contre-attaquer massivement.
Le 26 mai 1942, Rommel bénéficia d’une météo favorable (tempête de sable) qui masqua sa véritable offensive. Au nord, les Stukas bombardèrent , malgré le temps, les positions sud-africaines et l’artillerie italienne bombarda intensivement ces mêmes positions. À 20h30, l’opération Venezzia débuta, 10000 véhicules s’ébranlèrent dans l’obscurité.
Le déplacement des véhicules est mené à bien durant la nuit, au petit jour, les cinq divisions occupaient les positions prévues et elles firent le plein de carburant. Au lever du jour, 332 chars allemands et 228 chars italiens progressèrent derrière les lignes défensives ennemi. La division Ariete n’ayant aucun contact avec les autres unités, suivi son plan initial et se dirigea vers le nord de Bir Hakeim pour finir au milieu d’un champ de mines devant le « box » tenu par la 150ème brigade. L’Ariete affronta la 3ème brigade motorisée indienne, qu’elle confondit avec le « box » Bir Hakeim.
Les Italiens (8ème bataillon blindé à droite - 9ème à gauche - 10ème et 8ème bataillons à la suite) progressaient vers un « box » tenu par les indiens. Celui-ci n’avait pas été encore fortifié mais possédait une artillerie de campagne au complet. Peu avant 7 heures, les véhicules de reconnaissances italiens furent pris pour cible par le « box ». Les 60 chars M14 prirent position pour attaquer avec l’appui d’obusiers de 100mm et des canons antiaériens de 90mm. Les chars italiens de première ligne chargèrent sous un feu nourri par les Bersaglieri. Les indiens, dépassés par les événements, demandèrent du soutien. En ½ heure, tout était fini, les indiens déploraient 500 tués ou blessés et 600 prisonniers. Cette victoire redonna du courage et de l’espoir aux hommes de la division Ariete.


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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:21 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

Vers la prise de Tobrouk (3ème partie)
La division se dirigea ensuite vers son objectif réel : le « box » de Bir Hakeim. Mais l’attaque se révéla plus compliquée que prévue, car le 9ème bataillon s’égara suite à la perte du véhicule de commandement du colonel Prestissimone et n’avait plus de compas ni d’équipement radio fiable. Vers 9 heures, 50 M14 chargèrent les défenseurs du « box », et se retrouvèrent au milieu d’un champ de mines d’où ils furent la cible d’armes antichars ce qui entraîna de nombreuses pertes. 
Six chars parvinrent à entrer dans le périmètre d’où ils commencèrent à battre le poste de commandement du dispositif français. Des canons de 75mm mirent cinq chars hors de combat, le dernier char fut pris d’assaut par des légionnaires, tuant l’équipage en tirant par les fentes de visées. Une autre attaque fut monté par le 9ème bataillon, elle connu le même résultat et lors de cette dernière le colonel Prestissimone fut blessé et fait prisonnier. Les pertes italiennes s’élevaient à 31 M14 et un Semovente 75/18, et ils n’avaient pas atteint leur objectif. Ensuite, la présence de la division Ariete était nécessaire au nord pour renforcer les Allemands et protégé leurs lignes de communication.
La 90ème légère avançait à 15 km à l’est de l’Ariete. Elle rencontra la 7ème brigade motorisée qui s’enfuit jusqu’à Retma, où elle fut anéanti. À 9 heures, le « box » de Retma était nettoyé. 
Au centre, deux divisions de Panzer surprirent des Grant et des Crusader de la 4ème brigade qui rejoignaient leurs nouvelles positions. En ½ heure, le 8ème Hussars fut éliminés ainsi que deux escadrons du 3ème Royal Tank Regiment par la 15ème division de Panzer. Le combat, qui en finit avec le 8ème Hussars, illustre le type d’action menée ce jour-là. Vers 7 heures, des unités de reconnaissance britanniques remarquèrent une colonne allemande au nord-est. Les chars démarrèrent, les Stuart de l’escadron C dépassèrent les Grant qui mirent plus de temps pour se mettre en route. Les chars légers furent rapidement mis hors de combat. Ensuite, l’escadron A  arriva sur les lieux, un char Grant mis un canon de 88mm hors de combat. Les Allemands concentrant leur tir sur les Britanniques furent surpris en voyant leurs munitions de 37mm et 50mm qui ne perçaient pas le blindage de ce nouveau char qu’ils rencontraient pour la première fois. Par contre, lorsque les  canons de 88mm se mirent en action, 15 minutes suffirent pour mettre hors de combat les Grant de l’escadron A. un seul Grant réussit à s’enfuir après avoir été endommagé. L’escadron B connut le même sort, 20 minutes suffirent pour qu’il soit exterminer, un seul réussi à s’enfuir.
Le commandant Hackett dirigeait les Stuart. Après avoir changé de char, il engagea ses Stuart dans un combat confus contre des Panzer III et IV. Les deux camps connurent de lourde perte. Les chars survivant se retirèrent devant l’inutilité de leur effort.
Le commandant du 3ème RTR, ignorant le sort du 8ème Hussars et du 5ème RTR, positionna ses escadron B et C en dissimulant les caisses des chars Grant, couvert sur les flancs par les Stuart. Le Royal Horse Artillerie (artillerie à cheval) soutenaient les chars avec ses batteries de 25 livres. Les Allemands avançaient dans la formation Panzerkeil (pointe blindée) : vingt chars en première ligne suivis de huit lignes de différente composition. À 1200 m, hors de portée de certains Panzer, les Britanniques ouvrirent le feu mettant hors de combat plusieurs Panzer. Von Vaert, commandant allemand, surpris, ordonna de charger les Britanniques afin de réduire la distance. Une compagnie allemande attirait le feu des Grant, pendant que deux autres compagnies, disposant de canons antichars, les débordaient et tiraient sur les blindés à présent exposé. Cette situation devint vite insupportable  pour les Britanniques, ils durent se replier. Dix chars Grant, seulement parvinrent au lieu de rencontre établi tous à court de munitions. Les Allemands réussirent à récupérer une partie de la vingtaine de chars perdus lors du combat, pour les remettre en service. 
La 21ème division de Panzer détruisit plus de trente Grant et Stuart et quelques canons de 6 et 25 livres en à peine 20 minutes. Les survivants se retirèrent sur le « box » Knightsbridge. Malgré ces succès, les Allemands déplorèrent des pertes sévères alors que les Britanniques n’avaient à leur actif qu’un succès partiel dans la matinée : le 44ème RTR avait dispersé un bataillon d’infanterie de la 21ème division de Panzer. Alors que la division Ariete menait d’intenses combats à Bir Hakeim, Rommel était sans nouvelle de la division Trieste. Après une avancée fulgurante et dévastatrice, l’attaque de Rommel stoppa. Cette attaque avait permis la destruction de trois groupes de brigades, tout en déplorant la perte d’un sixième de ses chars, dont la plupart seront remis en état.
Vers 14 heures, les Britanniques lancèrent des contre-attaques mal coordonnées, mais qui perturbèrent le ravitaillement allemand. Ainsi les 2ème et 22ème Brigade Britanniques attaquèrent, avec un succès momentané, des blindés allemands avec leur nouveau char Grant en respectant une distance raisonnable. N’ayant pas découvert ces unités plutôt, Rommel eut une désagréable surprise. La contre attaque britannique cessa à la tombée de la nuit. Rommel n’avait pas accompli son objectif car les unités britanniques étaient plus nombreuses que supposé. Les Allemands et les Italiens avaient tout de même réussi à regrouper leurs chars mais la prise de Bir Hakeim avait échoué, les objectifs fixés le premier jour n’avaient pas été atteint, et Rommel avait failli se faire capturer en se dirigeant sur les positions de la 90ème division légère.
Le 28 mai, après avoir rejoint la 90ème légère et l’Afrikakorps sur la crête de Rigel, l’artillerie de la division Ariete repoussa une charge de chars Valentine  de la 1ère brigade. La 2ème brigade, équipé de Grant et Crusader, déplora d’énorme perte face aux canons de 90mm italiens. La division  Trieste vint renforcé les unités de l’Axe après avoir ouvert un corridor au travers d’un champ de mines, qui permettait d’avoir une ligne de ravitaillement plus courte. Les attaques britanniques, isolées, ne cessèrent pas de la journée, quant à Rommel, il réévaluait la situation depuis le front, au détriment de sa sécurité. Il décida d’emprunter la Via Baldia pour progresser, et il regroupa ses unités pour ravitailler entre le Trigh Cappuzo et le Trigh el Abd en fin de journée.


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MessagePosté le: Sam 6 Aoû - 13:22 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

Vers la prise de Tobrouk (4ème partie)
Le 29 mai, la 2ème brigade attaqua avec ses chars Grant la division Ariete et l’arrière garde de la 15ème division de Panzer, toutes deux renforcées rapidement par la 21ème. Un duel à distance se généralisa, tout d’abord à l’avantage des Britanniques grâce aux canons de 75mm des chars Grant, mais dès que les 88mm allemands et les canons de 76.2mm soviétiques, pris aux russes sur le front de l’est, furent opérationnels, les Grant commencèrent à être décimé. Peu après, les unités britanniques retournèrent vers Knightsbridge dans une chaleur étouffante et au milieu des tempêtes de sable , avec sur leurs talons les unités italo-allemandes. Dans la soirée, les forces de l’Axe formèrent un demi-cercle devant un champ de mines, au travers duquel les sapeurs devaient dégager des voies pour permettre l’acheminement du ravitaillement. Rommel pouvait soit attaquer par le nord soit par le sud en direction de Bir Hakeim, et poursuivre sur Tobrouk. Malheureusement pour Rommel, l’appareil Feischler Fi 156 Storch du général Crüwell fut abattu et il fut fait prisonnier. 
La 150ème brigade britannique, bien qu’encerclée par l’ennemi et les champs de mines, allait défendre avec acharnement ses positions surtout après avoir été renforcée par des chars Matilda du 44ème RTR.


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MessagePosté le: Dim 7 Aoû - 16:55 (2011)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte Répondre en citant

trés bon travail ! rommel  n a pas eu l éffectif suffisant  et combattu avec ruse  en faisant payé au prix fort  l armée anglaise !  en revanche il est souvent dit que l armée italienne n avait pas une bonne valeur combative ce qui est faux , il faut aussi souligner la résistance néozélandaise dans tobrouk jusqu au bout !
   bravo renardo ce travail est complet !
 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:07 (2017)    Sujet du message: invasion de la syrie et de l égypte

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