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général théodor eicke

 
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MessagePosté le: Sam 25 Sep - 19:48 (2010)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant



Dernière édition par Admin puma le Ven 27 Jan - 16:21 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 25 Sep - 19:48 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:11 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

CARRIERE


1914-1919 : Unterzahlmeister       
1928-1930 : SA-Gruppenführer       
Juillet 1930 : SS-Mann           
Novembre 1930 : SS-Sturmführer           
Janvier 1931 : SS-Sturmbannführer       
Novembre 1931 : SS-Standartenführer                  
Octobre 1932 : SS-Oberführer
Janvier 1934 : SS-Brigadeführer
Juillet 1934 : SS-Gruppenführer
Septembre 1941 : Generalleutnant der Waffen-SS
Avril 1942 : SS-Obergruppenführer und General der Waffen-SS



FONCTIONS

26 juin 1933 - 4 juillet 1934 :        Commandant du camp de concentration de Dachau
Juillet 1934 :                Inspecteur général des camps de concentration et chef des gardes SS des camps
14 novembre 1939 - 6 juillet 1941 :    Commandant de la 3. SS-Panzer-Division Totenkopf
21 septembre 1941 - 26 février 1943 :    Commandant de la 3. SS-Panzer-Division Totenkopf




DISTINCTIONS

Entre 1914 et 1918 :
    * Eisernes Kreuz 2. Klasse : Croix de Fer 2ème classe
    * Braunschweig Kriegsverdienskreuz, II. Klasse : Croix du mérite militaire 2ème classe (Brunswick)
    * Bayern Militär-Verdienstkreuz II. Klasse : Croix bavaroise du mérite militaire 2ème classe
    * Ordre du service militaire bavarois 3ème classe
1934 :    * Ehrenkreuz des Weltkrieges : Croix d’honneur
1940 :    * Goldenes Ehrenzeichen der NSDAP : Badge en or du NSDAP
    * Wiederholungsspange zum Eisernen Kreuz 1914 : Agrafe de rappel 1939 pour la Croix de Fer
    * Eisernes Kreuz 1. Klasse : Croix de fer 1re classe
1941 :    * Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes (RK) : Croix de Chevalier de la Croix de Fer
1942 :    * RK mit Eichenlaub : RK avec feuilles de chênes
    * Winterschlacht Im Osten (Ostmedaille) : Medaille du Front de l’Est
AUTRES DECORATIONS (dates d’attributions inconnues)
    * Verwundetenabzeichen in Silber : Insigne des blessés en argent
    * SS-Ehrenring : Anneau d’honneur SS

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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:18 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

LE FANATIQUE A « TETE DE MORT »

    Theodor Eicke naît le 17 octobre 1892 à Hampont (Hudingen en Allemagne) en Alsace. Ses parents sont venus s’installer dans le Land alsacien après son rattachement au Reich. À l’âge de 17 ans, Theodor Eicke  quitte l’école pour s’engager dans l’Armée impériale. Il rejoint en tant que volontaire le 23. Infanterie-Regiment König Ferdinand des Bulgaren cantonné en Thuringe près d’Ilmenau (une des cités favorite de Goethe). Theodor Eicke y rencontre sa future épouse (fille de commerçante), ils s’unissent en 1914 et auront deux enfants (une fille et un garçon qui meurt sur le front de l’Est en décembre 1941).
    En 1913, il est affecté à la 3. Infanterie-Regiment Prinz Karl von Bayern jusqu’en août 1914. La Grande Guerre débute, et Theodor Eicke participe à la boucherie dans le secteur d’Ypres, où il est blessé légèrement à deux reprises. Il est décoré de la Croix de Fer 2ème classe et sert dans différentes unités, dont la prestigieuse 22. Bayerische-Infanterie-Regiment Fürst Wilhelm von Hohenzollern, et en 1916 il est dans un régiment d’artillerie légère. Durant le conflit, il reste Unterzahlmeister (officier payeur) sans recevoir de promotion. Il termine dans une compagnie de mitrailleurs du II. Armee-Korps.

I/ Reconversion difficile

    Theodor est révolté par les conditions de la cessation du conflit et en particuliers par leurs suites politiques (notamment le retour de l’Alsace à la France). Cela va engendrer chez lui une violence exacerbée contre tous ceux qu’il considérera comme des traîtres à la nation : les politiciens, le capitalistes, les bourgeois, sans omettre les juifs… Au début de l’automne 1919, il est démobilisé et son retour à la vie civile est difficile comme pour beaucoup de combattants.
    Dans une Allemagne chaotique d’après guerre, Theodor s’inscrit dans une école de formation professionnelle à Ilmenau, où lui et son épouse viennent de s’installer (son épouse souhaitait se rapprocher de ses parents). Mais c’est un échec pour deux raisons : il est incapable de payer les frais de scolarité et on lui reproche ses positions politiques. Sans un sou, le couple se tourne vers ses beaux-parents, mais ils essuient un refus : les beaux-parents n’ont jamais accepté Theodor Eicke comme leur gendre.
    Theodor cherche un emploi stable et bien payé, il s’engage dans la police en 1919 comme simple agent. Mais en 1920, il est démis de ses fonctions pour agitation politique. Essuyant de nombreux refus dans divers services de police, grâce à son entêtement il obtient tout de même un poste à la Schutzpolizei de Ludwigshafen en 1921, en premier lieu comme informateur puis comme policier. Mais après avoir participé à des manifestations politiques violentes et à cause de ses positions idéologiques révolutionnaires, il est renvoyé en janvier 1923.
    À cette époque, il noue des liens avec certains membres d’un parti qui n’occupe qu’une place marginale sur l’échiquier politique allemand : le NSDAP d’Adolf Hitler.

II/ L’engagement (1928-1933)

    Agressif, antisémite et ultranationaliste, il le devient plus encore lorsqu’il est embauché au sein du conglomérat industriel IG Farben. Cet emploi, il le doit à des amis du parti nazi. En 1923, il est agent de commerce avant de devenir responsable de la sécurité, un poste important à cette époque où les chefs d’industrie font casser les grèves par des hommes fiables et musclés…
    De 1925 à 1930, les nazis sont actifs en Rhénanie et dans le Palatinat avec une vaste campagne de recrutement. En 1928, Theodor prend sa carte au parti (n° 114901) et devient membre des S.A. où il retrouve cette ambiance de camaraderie qui lui rappelle celle de la Grande Guerre. Nombreux S.A. sont d’anciens combattants du premier conflit.
    Eicke n’hésite pas à se battre contre les militants d’en face. Il est élevé au grade de Truppführer (équivalent de sergent), il s’occupe du détachement des S.A. de Frankhental puis du Ludwigshafen. Mais à cause du manque de discipline au sein de la S.A., Theodor estime que son avenir va se jouer dans une organisation en devenir mais dont le destin de premier dans la nouvelle Allemagne semble meilleur : la SS (dirigée récemment par Himmler). Le 29 juillet 1929, il entre dans l’Allgemeine-SS. Très actif, il recrute de nouveau militant, organise une antenne dans le Palatinat, et gravit les échelons un à un au sein du Schwarze Korps. Paradant régulièrement dans les rues de Ludwigshafen (SS-Sturm 148), il est promu SS-Sturmführer fin 1930, puis Himmler lui accorde le grade de SS-Standartenführer, un an après, ainsi que le commandement de la 10. SS-Standarte.



EICKE PART EN ITALIE EN 1932
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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:21 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

 

   Sanguin bien plus que réfléchi, il se bat et tire sur les opposants du parti ce qui lui vaut une arrestation pour détention d’explosifs et complot en vue de réaliser des attentats (1932). Pourtant en 1930, Hitler avait précisé qu’il voulait prendre le pouvoir de manière légal. Suite à son arrestation, il perd son emploi chez IG Farben. En quelques jours, il est mis à l’isolement pour trouble de premier ordre. Jugé à deux ans de prison en 1932, il ne les effectue pas grâce à Franz Gurtner (ministre de la justice en Bavière) qui le remet en liberté conditionnelle. Theodor est libéré pour raison de santé, officieusement il a simulé des troubles nerveux.
    À peine sortie de prison, il part pour Ludwigshafen où il continue ses activités. Poursuivi par la police, il est obligé de se cacher à Landau, avant qu’Himmler lui ordonne de se faire oublier en Italie, après que les deux hommes ont eu une entrevue à Munich. Il se retrouve à Malcesine dans un camp (installation autorisée par Mussolini) où on trouve des SS recherchés en Allemagne.
    Entre mi-septembre 1932 et mi-février 1933, Eicke devient le commandant du camp, gardant le contrôle de sa 10. SS-Standarte à distance. Promu SS-Oberführer, Eicke organise un défilé pour commémorer l’anniversaire de la « Marche sur Rome » des fascistes (datant de 1922). Mais cette initiative malheureuse met Himmler dans l’embarras à cause des photos prises par des photographes qui font la une en Autriche. À cause de certaines tensions entre le NSDAP et les dirigeants autrichiens, ceux-ci exigent des sanctions à l’encontre d’Eicke, mais il accède bien involontairement à une renommée internationale avec cette affaire. Tous les courriers demandant des sanctions restent sans réponse de la part d’Hitler, d’Himmler et de Röhm.

III/ Parenthèse mouvementée (1931-1933)

    Le 30 janvier 1933, Hitler accède au pouvoir, ce qui permet à Eicke de rentrer au pays, après que Franz Gurtner est levé sa peine de prison. Il rentre en Allemagne à la mi-février 1933, et prend la tête de la 46. SS-Standarte, puis retrouve les siens à Ludwigshafen.
    Depuis 1931, Eicke et Josef Bürckel (Gauleiter du Palatinat) s’affronte à cause du désir du Gauleiter de réunir les S.A. et les S.S. sous ses ordres. Avant son départ pour l’exil, Eicke parvient à l’éviter, mais après son départ, le Gauleiter poursuit dans cette voie. À son retour d’exil, il promet à Himmler de faire cesser ce rassemblement. Pour cela, il se rend, accompagné de ses hommes, au bureau de Bürckel. Ils saccagent les locaux et enferment le Gauleiter dans les toilettes. Furieux, Bürckel fait arrêter le SS et le traduit devant un tribunal pour mutinerie contre la plus haute autorité régionale nazie. Il est interné dans une clinique de Würzburg après avoir été déclaré mentalement déficient.
    Himmler en a assez d’Eicke, et il le fait rayer des cadres SS ! Eicke ne cesse d’écrire à Himmler, avant de retrouver sa liberté en juin 1933. Puis il est réintégrer au sein de la SS avec le même grade. Mais, Himmler veut le surveiller, pour cela Eicke rejoint son état-major au sein de la SS-Gruppe « Süd » de Josef Dietrich.

IV/ Eicke prouve sa loyauté au régime (1934)

    Maintenu à ce poste jusqu’en juin 1934, il prend aussi la tête du camp de concentration de Dachau à la place du SS-Sturmbannführer Hilmar Wackerle (tombé en disgrâce) dès juin 1933. Promu SS-Brigadeführer en janvier 1934, il ne reste au commandement du camp que 6 mois, mais il y introduit ses méthodes d’administrations qu’il donne dans sa directive « Maintenance de la discipline et de l’ordre » : son système de punitions est implacable, il encourage les gardes à se faire craindre des 5000 prisonniers. On passe d’une terreur arbitraire et occasionnelle avec Wackerle, à une terreur organisé avec Eicke. Ce mode de fonctionnement de Dachau est pris comme modèle par les autres camps, c’est le « Dachau Modell ».
    Eicke participe à la « Nuit des longs couteaux ». L’unité Totenkopf  de Dachau, le Wachsturmbann « Oberbayern » collaborent avec la LSSAH dans cette opération. L’ordre d’exécuter Ernst Röhm est émis le 2 juillet par Himmler. Après avoir été arrêté le 30 juin 1934, Ernst Röhm est incarcéré à la prison de Munich. Le responsable SS local choisit comme bourreau Eicke et Lippert (son adjoint à Dachau). Hitler réclame que Röhm se suicide, mais devant le refus de celui-ci d’accéder à la demande du Führer, les deux officiers SS le tuent. On ne sait pas réellement qui a tiré, mais la participation d’Eicke à cet événement prouve son dévouement total et sa fidélité à ses chefs.
    Dix jours après, il est élevé au grade de SS-Gruppenführer, au même moment il devient inspecteur général des camps de concentration  et chef des gardes SS des camps. Eicke voient les gardes de camps comme des SS, l’élite politico-répressive d’un « corps noir ». À sa création en 1933, l’unité se nomme Wächverbande (formation de garde) sous l’autorité de la S.A., avant d’être remaniée après la « Nuit des longs couteaux ». En 1934, l’unité passe sous commandement SS et devient la SS-Totenkopf-Verbände (SS-TV) en 1936.



EICKE S'ENTRETIENT AVEC LE SS-GRUPPENFUHRER ZECH (EN POLOGNE)
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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:23 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

V/ L’expérience concentrationnaire (1935-1938)

    Eicke ne cesse de dire à ses hommes : jamais ils ne doivent avoir pitié des prisonniers, brutalité et terreur sont les mots d’ordre. Les détenus sont des ennemis du régime donc des adversaires du peuple allemand, ils ne méritent aucune considération. Même Rudolf Höss (futur commandant d’Auschwitz) est surpris par l’inhumanité de son supérieur : « à cette époque, combien de fois n’ai-je pas dû me dominer pour faire preuve d’une implacable dureté ! Je pensais alors que ce qu’on continuait à exiger de moi dépassait les forces humaines ; or Eicke continuait ses exhortations pour nous inciter à une dureté encore plus grande. Un SS doit être capable, nous disait-il, d’anéantir même ses parents les plus proches s’ils se rebellent contre l’Etat ou contre les conceptions d’Adolf Hitler. »
    Même si ce principe de dureté se retrouve dans toute la Waffen-SS, il est intéressant de noter que ce thème est récurrent chez Eicke avant-guerre : appartenir à la SS nécessite le sacrifice total de sa personnalité pour exécuter des actes odieux jugés nécessaires par le Führer pour le bien de l’Etat.
    Malgré cette obéissance aveugle désirée par Eicke, cela est accompagnée par une politique de copinage qui abouti à l’unification de la troupe autour de son chef : le tutoiement est de mise entre tous les hommes quels que soient leurs grades et les mess des officiers et des sous-officiers fusionnent.
    À la même période et selon le désir d’Himmler, la SS devient une véritable « armée parallèle ». Donc les effectifs de la SS-TV sont quadruplés en quatre ans, passant de 2000 hommes en 1935 à 9000 en 1939 ! Ce qui permet à Eicke de refondre le système concentrationnaire dès 1935. Fermant plusieurs lieux de détentions, il réunit les prisonniers dans 7 camps (Dachau - Esterwegen - Lichtenberg - Sachsenburg - Columbia Haus - Oranienburg - Fehlsbüttel). Puis il met en place une politique d’agrandissement des camps existants et en ouvre d’autres (Sachsenhausen en 1936 - Buchenwald en 1937 - Mauthausen en 1938).
    En 1937, il rentre au Reichstag, et il est à la tête d’un vaste système concentrationnaire fonctionnant sur le modèle de Dachau : conditions de vies difficiles pour les internés ; violences incessantes et travail forcé. Eicke fait ouvrir dans les camps des ateliers de cordonnerie, des fabriques de matériels électriques, des boulangeries, etc.… alors que les détenus non qualifiés travaillent au terrassement ou dans les carrières. En 1938, Himmler confie la responsabilité de ces activités à l’Office Central d’Administration et d’Economie (WVHA) suite à l’augmentation des bénéfiques et la retire à Eicke.
    Cette décision d’Himmler démontre sa politique de « diviser pour mieux régner » et sa méfiance envers ses subordonnés. Même si Eicke est dévoué, efficace, et ne discute jamais un ordre et l’applique avec zèle, il ne faut pas qu’il prenne trop d’importance. Mal vu au sein de la SS, Eicke a divers problème avec d’autres membres, notamment avec Heydrich. Ils se haïssent et cela est connu de tous le monde, Theodor considère le chef des SD (Sicherheitsdienst - service de renseignement SS) comme un arriviste prétentieux. Eicke reste un rouage essentiel du « Système Himmler ».

VI/ Constitution de la SS-Division Totenkopf  (1938-1940)

    La Totenkopfverbände participe à l’Anchluss et à l’occupation des Sudètes en tant que troupes de police. Cette mission n’est pas nouvelle pour ces gardes de camps, présents dans 4 régiments (SS-Standarten) portant le nom d’une province de l’Allemagne : Oberbayern, Bradenburg,  Thüringen et Ostmarck.
    En 1938, la Wehrmacht accepte à contre cœur que le service obligatoire puisse se faire dans les SS-Verfügungstruppen (SS-TV), mais ne le permet pas au sein des unités de gardes SS. Cette animosité de la Heer envers cette unité est du à la mauvaise réputation de chef et au dégout de voir des gardiens de camps s’afficher comme des soldats d’élite. Eicke garde le commandement des SS-TV, il veut transformer ses unités de gardes en véritables unités militaires, il profite pour réaliser son objectif de l’ambiance de mobilisation générale de l’époque. Dans cette optique de transformation, le général Blaskowitz va aider Eicke, en tentant maladroitement de mettre la main sur ce « réservoir » d’hommes. Blaskowitz propose en septembre 1939 : « de réunir en division les nombreuses formations « Tête de mort » disponibles. » Hitler refuse la proposition pour des « raisons idéologiques ». Mais cette idée fait son bout de chemin et abouti à un ordre de constitution  qui est signé en octobre. Cela entérine un processus, commencé en novembre 1938, lorsque Eicke parvint à doter ses unités d’armes lourdes et de véhicules motorisés. Berger (chef du recrutement SS en avril 1939) dit qu’ « en cas d’importante confrontation », Himmler veut voir « les bataillons de régiment Tête de mort totalement motorisés » pour être engagés au front « comme bataillon d’assaut ».



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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:28 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

    Le 15 novembre 1939, Eicke abandonne le poste d’inspecteur général des camps (remplacé par Richard Glücks) et prend le commandement de la nouvelle SS-Division Totenkopf qui est formé et entraînée dans la région de Stuttgart. Ses cadres proviennent des SS-Totenkopf-Standarten, de l’Allgemeine SS et aussi de la SS-Heimwehr Dantzig. Mais cette transformation rapide engendre une désorganisation des SS-TV.  Pour remédier à des manques cruels (cadres et troupes spécialisées), Eicke et  Himmler font transférer un groupe complet d’artilleurs provenant des unités d’Hausser. La Heer devant équiper d’autres unités, on ne peut compter sur elle, alors Eicke menace d’en appeler directement à Hitler pour que sa division ne soit pas considérée comme une unité de second de plan. Au mépris des directives de l’armée, Eicke constitue un groupe de reconnaissance. Selon Jean Luc Leleu, dans son livre « Waffen-SS, soldats politiques », « cette initiative indépendante et quasi privée d’Eicke trahissait par ailleurs son poids personnel non seulement au sein de la SS, mais également au sein du Reich. » Eicke récidive en 1940 pour obtenir de l’artillerie lourde, en écrivant au chef d’Etat-major d’Himmler : « Je te pris de foutre en l’air toutes les résistances […] et de m’aider à mettre la main sur les pièces et les tracteurs […] J’irais bien volontiers chercher moi-même les machins par une nuit froide, mais ça ferait du grabuge. […] Le commandant de l’armée de réserve ne veut pas, je le sais ; mais nous voulons et ça passera si nous ne cédons pas. »
        Eicke utilise le système concentrationnaire comme base arrière pour sa division avec caserne, centre d’instruction et dépôts d’approvisionnement au sein du même des camps (Dachau en tête). Eicke conserve et développe cette indépendance, qui est une spécificité de l’unité dans son encadrement et son instruction, irritant certains de ses supérieurs. Ayant des exigences très strictes, il demande une contre-expertise médicale des nouvelles recrues alors qu’elles ont subit ces expertises médicales par les services de Gottlob Berger. Eicke  renvoie certaines recrues inaptes pour lui. Eicke renforce aussi l’endoctrinement politique de son unité pour qu’elle devienne la plus fanatisée de l’Ordre noir. Rudolf Höss dit : « l’influence d’Eicke s’est fait sentir dans tous les camps de concentration, sur toute la troupe et les officiers SS qui y étaient affectés, et elle a produit son effet bien des années après qu’Eicke ait quitté son poste d’inspecteur. ». À cause des pertes énormes et des besoins grandissants de soldats sur le front, cet endoctrinement perd peu à peu de son influence, Eicke le regrette : « l’écrasement de la saloperie intérieure est affaire d’éducation » dira-t-il dès 1941. Comme son chef, la Totenkopf est la plus déchristianisée de la Waffen-SS (80% de chrétiens se déclareront Gottläubig - croyant en Dieu) en 1939, ce qui prouve l’influence d’Eicke sur son unité et son endoctrinement.

VII/ Le chef de guerre (1940-1943)

    Lors des entraînements, Eicke démontre qu’il n’est pas un expert en tactique militaire. Il est strict et ne permet pas qu’on discute ses ordres. En mai 1940, la division motorisée connaît son baptême du feu : elle est engagée le 16 en Belgique et dans la région de Cambrai. Les assauts hasardeux et mal coordonnés engendrent de nombreuses pertes. Les SS « Tête de mort » combattent à Arras et ce n’est guère mieux, mais cela servira de mythe fondateur à la division, malgré les critiques de la Heer quant à la valeur militaire réelle et le goût du sang de la division. Les soldats de l’Infanterie-Regiment 2 de la division massacrent une centaine de prisonniers de guerre du Royal Norfolk Regiment au lieu-dit « Le paradis ». Eicke couvre ses hommes accusés de ce massacre, ainsi que plusieurs massacres de civils (Mercatel - Simencourt - Hermaville - Berles Monchel - Aubigny en Artois - Hinges). La division tue 188 soldats noirs du 25ème Regiment de tirailleurs sénégalais à Chasselay, le 20 juin 1940.
    Le 31 mai 1940,  Theodor Eicke reçoit la Croix de Fer de 1ère classe et il demande que 5% de ses hommes soient décorés de la Croix de Fer 2ème classe à la fin de la campagne de France. Cette exigence est bien supérieure aux quotas et ne peut être respectée. À la fin de la campagne de France, la division Totenkopf rejoint Bayonne.    Eicke instruit ses troupes jusqu’en 1940. Mais la création d’un office principal de commandement SS (SS-FHA), qui veut en imposer une instruction centralisée afin d’uniformiser le comportement des troupes au combat, met à mal l’indépendance d’Eicke. La campagne de France démontre les limites de l’instruction militaire dispensée par l’armée à la Totenkopf durant l’hiver précédent : la durée de l’instruction est trop courte pour que des gardes de camps deviennent de vrais soldats. Aux vues des pertes (300 officiers hors de combat en 6 semaines), Eicke reconnaît que le fanatisme ne remplace pas les connaissances militaires. Donc Eicke demande des instructeurs de la Heer et des SS-VT pour entraîner sa division pendant sa période d’occupation jusqu’en mai 1941.
    L’unité participe ensuite à l’invasion de la Russie avec l’Heeresgruppe Nord. Eicke est blessé, au mois de juillet par une mine (Soaschino), au pied droit. Il doit céder le commandement de sa division au SS-Obergruppenführer Kleinheisterkamp, qui est rapidement remplacé par le SS-Brigadeführer und Generalmajor der Waffen-SS Georg (sur ordre direct d’Himmler). En septembre, Eicke rejoint sa division et est nommé General der Waffen-SS. Le 26 décembre 1941, Eicke reçoit la Croix de Chevalier. Même si l’offensive allemande stoppe devant Moscou, la Totenkopf devient, lors de cette campagne, une unité sur qui l’armée peut compter.



EICKE DURANT LA CAMPAGNE DE FRANCE
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MessagePosté le: Lun 10 Oct - 17:31 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

    Eicke est l’un des premiers à signaler à ses supérieurs qu’il faut préparer les jeunes recrues aux conditions de vie et de combat à l’Est : « le combat contre les bolchévistes dans un marais ou un bourbier, avec neige et glace, ne souffre d’aucune possibilité de comparaison avec les combats sur l’asphalte en France » reconnaît-il. « Outre l’instruction, un endurcissement pour le théâtre d’opérations russe en hiver est l’exigence de l’heure ». Le SS-FHA prend en compte rapidement ces remarques et les transmet aux unités de dépôts. Eicke retourne sur le front et connaît les premiers cas de désertion due à la dureté de la campagne. Sa réponse est brutale, il fait exécuter un mutin sans attendre que le verdict soit confirmé par le juge militaire. Himmler couvrira cet acte, approuvant la conception de la justice radicale d’Eicke.
    La Totenkopf obtient rapidement la réputation d’une élite capable d’assauts furieux. Elle défend la poche de Demyansk, et combat avec acharnement au printemps 1942. Elle assoit sa réputation militaire, avant d’être retirée du front en vue d’être reconstituée  en octobre. Combattant depuis onze mois, elle dénombre d’énormes pertes. Eicke (SS-Obergruppenführer depuis avril 1942) réorganise la Totenkopf en SS-Panzer-Grenadier-Division en novembre. Pour armer au mieux sa division, Eicke utilise ses relations dans les hautes sphères nazies. Il dote son unité de camion civil, ce qui prouve la liberté de ton avec Himmler à un moment où tout le Reich fait des efforts pour équiper les troupes envoyés en Russie : « Abstraction faite que nous avons l’air de Romanichel et qu’une telle appartenance ne sied absolument pas à la SS, on ne peut conduire aucune guerre à l’Est avec de pareils véhicules. » La Totenkopf rejoint le front en Ukraine après avoir été rééquipée.

VIII/ La fin d’Eicke (1943)

     Le 26 février 1943, Eicke survole le front à bord de son Fieseler Storch près de Michailovka pour retrouver le SS-Panzer-Regiment 3. Dans l’après-midi, repérant une compagnie de sa division, il demande au pilote d’atterrir. Approchant d’un champ (moins de 300 pieds de haut), son avion est pris à parti par des tirs d’armes légères et des mitrailleuses soviétiques. L’avion s’écrase et prend immédiatement feu. Les soldats allemands ne peuvent approcher l’épave, et ce n’est que le lendemain que les deux corps calcinés sont découverts.
    Herman Priess (SS-Obergruppenführer) prend le commandement de la division suite à la mort de Theodor Eicke. Le 1er mars 1943, la presse annonce la mort du chef SS. Un deuil national de plusieurs jours est proclamé, Eicke est enterré à Otdochina. L’avance soviétique oblige la Waffen-SS à exhumer la dépouille en septembre pour l’inhumé à Hegewald près de Zitomir. Himmler rebaptise la SS-Standarte 3 Thüringen en SS-Panzergrenadier-Regiment 6 Theodor Eicke en son honneur.




EICKE EST DECORE PAR KEITEL DES FEUILLES DE CHENE


ARTICLE PARU DANS LE H.S. DE LIGNE DE FRONT / LES GENERAUX DE L’ORDRE NOIR
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MessagePosté le: Ven 14 Oct - 02:04 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

exéllente bio et trés agréable a lire avec de bien belle photo d époque !   parfait !

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MessagePosté le: Dim 23 Oct - 11:59 (2011)    Sujet du message: général théodor eicke Répondre en citant

merci pour la bio
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:16 (2017)    Sujet du message: général théodor eicke

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